ATTENTION : le cinéma vietnamien ne peut pas plaire à tout le monde. Ses rythmes lents et sentant bon le lychee peuvent agacer, voire ennuyer. Mais, si vous prenez plaisir à ces histoires simples et sans prétention, vous ne pourrez plus vous en passer.
"A la verticale de l'été" ne fait pas exception à la règle. Loin de là. Sur une trame d'un simplicité déroutante, Tran Anh Hung a réussi là une oeuvre majeure, douce, tranquille, et parfumée comme un sorbet à la mangue.
Je ne vous ferais pas l'affront de vous raconter l'histoire car, reconnaissons le, elle est pratiquement inexistante. Mais, qu'importe ? Tout est dans la nuance, l'atmosphère, l'envoûtante musique de Trinh Cong Son (à noter la présence surprenante mais agréable du Velvet Underground et de Lou Reed) et surtout la troublante présence de Tran Nu Yen-Khe. Nul doute que cette jeune actrice se fera bientot connaître dans d'autres productions internationales (en tous cas, c'est tout le mal que je lui souhaite).
Voilà. Je vous invite donc à tenter cette nouvelle expérience qui, je n'en doute pas, ne vous laissera pas indifférent...
Regarder "A la verticale de l'été", c'est un peu comme entrevoir un autre monde... Un monde de douceur...