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C'est une belle histoire d'amour d'un petit garçon, surnommé Momo, pour Madame Rosa, une ancienne prostituée devenue, par la force des choses, sa mère adoptive. Avec son franc-parler, le visage peinturluré, cette vieille femme juive au grand coeur est une survivante des camps d'Auschwitz. Elle habite au sixième étage d'un immeuble sans ascenseur, mais avec son âge avancé elle ne peut plus gravir ces nombreuses marches et préfère rester cloîtrée chez elle dans son « trou juif » que d'aller finir ces jours à l'hôpital, ainsi, elle peut bénéficier du droit sacré « des peuples à disposer d'eux-mêmes » qui n'est pas respecté par L'Ordre des médecins.

Alors Momo, avec l'aide du peuple de Belleville résidant dans le quartier, va tout faire pour garder sa nounou en vie.
Mais Momo se sent de plus en plus impuissant devant la lente et pitoyable déchéance de Madame Rosa dont l'issue ne peut être que fatale.

Ce livre peuplé de personnages pittoresques et inoubliables, vivants dans une misère cachée, est un magnifique roman triste et drôle. Cette histoire racontée par un enfant avec ses propres mots, dictés par le regard qu'il porte sur la vie, est un cocktail plein d'humanité, de solidarité entre différentes ethnies.
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Gary vieillissant, massacré par les critiques littéraires qui le trouvent ringard, se dédouble en Ajar... et le succès est immédiat.
"La vie devant soi" est le livre d'un homme amer, abattu par la vie, qui écrit comme pour dire à tous les enfants du monde que la vie est une chienne, qu'ils doivent se préparer à vivre aussi seuls que Momo, que les adultes sont des salauds, mais que justement, pour vivre, mériter d'être un être humain, "il faut aimer".
C'est en cela que ce livre est le plus beau de Gary, car c'est l'appel ultime d'un vieil homme, un cri d'amour, à la vie qui est si belle, et aux humains qui sont si frêles.
22 commentaires|25 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 9 novembre 2000
Avant Daniel Pennac, Romain Gary, alias Emile Ajar, avait su nous faire aimer Belleville et son melting pot. Mais la comparaison s'arrête là. Cette histoire d'amour entre Momo et Madame Rosa est tout simplement belle. Emile Ajar a le génie de s'immiscer dans la tête d'un petit garçon, dont les réflexions sur le monde sauront vous émouvoir. Ce livre m'a convaincu que l'innocence de l'enfance était étonnante de clairvoyance. Tout comme cette histoire d'amour n'est entachée d'aucun préjugé, le choix d'attribuer le prix Goncourt 1975 à l'illustre inconnu qu'était Emile Ajar à l'époque était une éloge à l'écriture, sans l'ombre d'une plume ou d'un éditeur influents. Il me semble que cette époque est déjà lointaine...
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le 12 juin 2011
La vie devant soi ! vraiment ?
A lire Momo, ce gosse de prostituée, placée chez une ancienne péripathéticienne nous raconter son quotidien devant la misère, la solitude, le dénuement mais surtout devant la déchéance de la seule personne qui lui prodigue un peu d'affection, on craint bien que sa vie ne soit déjà jouée et que cette précoce maturité lui soit néfaste.
Ce livre est parfois drôle, toujours émouvant, sans temps mort ni longueur.
Le fait que ce soit ce gosse sans éducation qui l'écrive en utilisant des termes qu'il a entendus, mémorisés mais à contresens, donne un charme, une fraîcheur très appréciable à ce récit. (les visites du docteur à dos d'homme sont inéffables).
Les raisonnements du gamin sont empreints d'une grande vérité, ses sentiments inébranlables, sa pudeur extrême malgré son jeune âge et on voudrait tant que la roue tourne pour lui et que le meilleur reste à venir...
Dans ce monde des bas-fonds où personne n'a rien, on est étonné par la solidarité qui s'instaure et le soutien permanent des uns aux autres.
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Voilà un roman touchant et authentique qui montre la qualité des rapports humains dans un Paris disparu, pauvre et populaire, celui où les communautés se croisaient, se toléraient, se mélaient, juifs et arabes unis par les mêmes difficultés; au début, on est un peu désarçonné par le langage parlé de Momo (mais c'est moins agaçant que celui de Zazie dans Queneau), puis ensuite, on est pris par cet humour, cette vérité, cette gentillesse du ton, cette enfance débrouillarde. Certaines répliques sont inoubliables et frappées au coin du bon sens:
"Lorsqu'on s'occupe des enfants, il faut beaucoup d'anxiété docteur, sans ça, ils deviennent des voyous"
Certains personnages (Momo, madame Rosa entre autres..)sont émouvants et inoubliables et rappelleraient un peu le Montmartre d'Amélie Poulain.
Toute une ambiance.............Un livre agréable à lire, drôle et nostalgique à la fois.
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le 1 avril 2011
J'ai certes eu un peu de mal au tout début du livre à me faire au langage heurté et rude de Momo, le jeune narrateur, fils de pute au sens littéral du terme. Mais une fois acquis son système langagier, la poésie et la force de cette vraie histoire d'amour entre ce gamin et la vieille femme qui l'élève se sont imposées à moi, et m'ont portée dans un crescendo d'émotion jusqu'à l'éblouissement des toutes dernières lignes. J'ai rarement reçu une telle claque littéraire. Ce livre est un monument.
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le 17 juin 2013
Comme tous les commentateurs, je dirais au premier abord oui !

Oui ce livre est bourré de charme, de vie, d'espoir malgré le désespoir, de poésie, il est franchement original, il est superbement bien écrit, il est comme une lame de couteau tâchée de vie..., il est d'une richesse rare, d'une sensibilité fulgurante... Tout y est : l'immigration, l'après-guerre et ses séquelles, la prostitution, l'adoption, l'injustice, l'éducation, les pauvres gens, l'abandon, l'amour, l'enfance, la mort.....
Il a toujours été un de mes livres préférés dans lequel je me replonge avec joie tant les émotions ressortent, quel que soit le nombre des lectures...
Le message est clair. Il parachève même le livre : « il faut aimer ».

C'est ce que je pensais et c'est ce que je pense encore aujourd'hui....

Jusqu'à ce que je tombe par hasard sur un article dans le nouvel obs ou l'express (je ne sais plus) où il est question de son fils Diego.

Diego Gary. Le fils de Romain Gary et de Jean Seberg l'actrice américaine. Le fils de ses deux parents célèbres qui se sont suicidés l'un après l'autre à son adolescence. Adolescent et orphelin. Qui en prime, ne se sont jamais occupés de lui. Il a été élevé par.... une nounou espagnole. A la mort de celle-ci, pour ne pas devenir complètement fou, il migra à Barcelone où il tient une librairie. Puis il a écrit un livre. D'où l'article.

Avant de tomber sur cet article, je venais de relire pour la énième fois « la vie devant soi » et le rapprochement m'a sauté aux yeux ! Je n'avais en fait jamais compris ce livre.

Il s'appelle « la vie devant soi » et narre l'histoire d'un petit garçon seul et abandonné recueilli par une vieille juive rescapée des camps et ancienne prostituée. Tous deux sont des orphelins de la vie et s'accrochent l'un à l'autre pour ne pas sombrer, jusqu'à la fin. Ce livre est un appel au secours à tous les enfants abandonnés..... Gary n'aime donc pas les enfants abandonnés....
Oui, sauf que son fils était là.... Sauf que « la vie » , Romain Gary, l'avait également "devant lui", là, tout prêt, en la présence de son fils quand il écrivait ce livre. Peut-être même dans la pièce d'à côté...

C'est beau d'écrire « il faut aimer » et lancer un appel à la face du monde littéraire quand parallèlement on n'aime pas son fils, en tout cas qu'on le laisse et le délaisse. J'imagine la tête de Diego lorsqu'il a lu cette dernière phrase « Aimer » et tous les sentiments contradictoires qui l'ont assaillis.

A partir de là que conclure ? Que Gary n'a pas même compris son propre livre ? Que Gary aimait plus son personnage de petit garçon que son propre fils ? Qu'un écrivain -donc voyeur par définition- génial peut être aveugle à ce point ? Qu'il a senti inconsciemment qu'il avait absolument manqué l'éducation de son propre fils, que les deux parents l'avaient pour ainsi dire massacré et qu'il se rachetait par ce livre comme pour se faire pardonner ?

En tous les cas, c'est la preuve ici que le contexte de l'écriture est à connaître pour sa compréhension en profondeur. Que tout roman ne saurait se suffire à lui-même. Et qu'il y a plusieurs niveaux et strates de lectures différents qu'il serait dommage d'occulter..

C'est pour cela que quelque part, ce livre magnifique a une part de scandale en soi, même en tant que catharsis.
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J'avoue: j'ai eu du mal à rentrer dans le livre au tout début. J'étais gênée par le langage enfantin et familier qui était employé, et par l'édition scolaire avec ses lignes numérotées. Et puis au bout de quelques pages, le déclic s'est fait, j'ai adhéré à l'histoire et lu la suite avec délectation. Ce livre est une merveille de subtilité, d'humour, de profondeur, de délicatesse, de sensibilité et d'humanité. En fait il n'y a pas de mots pour le décrire. C'est un livre formidable et je bénis son auteur. J'ai souvent éclaté de rire, j'ai souri, j'ai vibré, et j'ai pleuré à la fin tellement c'est beau et fort. Momo et Madame Rosa resteront toujours dans mon cœur et je sais que je relirai ce livre un jour (alors que ce n'est pas dans mes habitudes).

PS: je conseille de lire le roman dans sa version non-scolaire.
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le 22 novembre 2005
La Vie devant soi, au titre trompeur, n’est pas une peinture de l'enfance déchirée. Momo, un enfant de 10 ans, est le narrateur essentiel qui donne son ton au récit, madame Rosa en est l'épicentre. C'est autour d'elle, de ses hantises, de son inexorable détresse qu'est construite toute l'œuvre. C'est d'elle que naît l'émotion. Autour de toute cette vie qu'elle a derrière soi et de la mort qui est devant elle.
La vieillesse et la mort sont aperçues, vécues par un narrateur fondamentalement optimiste. C'est toute l'originalité de Ajar : le vieillissement de Gary, ses angoisses, sa solitude, son refus de la dégradation sont décrits à travers le regard d'un autre. Un enfant. Son regard vaut tous les maux de la mort et justifie l'optimisme du titre. Cette chiennerie de la vie n'est jamais vécue de façon désespérée ou haineuse. Il faut seulement faire avec, quand on peut. L'humour involontaire et l'infinie tendresse de Momo à l'égard des hommes nous font échapper à la noirceur. Madame Rosa n'est jamais seule. Ni Momo. Il y a toujours quelqu'un, quelque chose, fût-ce un parapluie, des rêves……..Personne ne peut vivre sans amour. Elle, elle a cet ultime témoin qui l'empêche de s'abandonner, cet enfant, qui ne peut renoncer à aimer et s'invente des raisons d'aimer.
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le 25 août 2015
Je recommande vivement ce livre magnifiquement écrit et très touchant. Le narrateur, un jeune enfant, orphelin et immigrant sans-papier en France vous fait découvrir les dessous du Paris du XXème siècle sous le prisme de l'innocence. Une merveille.
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