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43 internautes sur 45 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Billy zeu vide,
Ce commentaire fait référence à cette édition : La vie est brève et le désir sans fin - Prix Fémina 2010 (Broché)
L'unanimité autour du livre de Patrick Lapeyre (notamment au Masque et la plume, sur France Inter, on les a connus plus incisifs) me fait me poser pas mal de questions. L'éditeur est un type formidable, le livre pas désagréable à lire... mais où est le chef d'oeuvre annoncé ? Les personnages sont falots, à peine esquissés... Louis est un traîne-savate qui vit aux crochets de sa femme... laquelle en a marre vu qu'il la trompe avec Nora. Elle essaie bien de recoller les morceaux, mais lui s'en fout. Il plane, le Blériot, indifférent aux autres... Murphy est le stéréotype du trader qui ne vit que pour son métier, bref une femme ne peut s'intéresser à lui que pour... sa galette. Quant à Nora... c'est la vacuité même, mis à part son cul (si l'on peut dire, car on n'a jamais comblé du vide avec du vide) qui excite passablement les deux hommes. Elle est tellement persuadée qu'elle vaut mieux que ça (on aimerait la croire) qu'elle se fait parfois prier pour le donner (son...), mais - pas folle la guêpe - en échange d'un bon (et cher) repas... L'auteur en appelle volontiers aux mânes de Jules et Jim : Roché et Truffaut doivent se retourner dans leur tombe ! Et Jeanne Moreau aussi (mais dans son lit). Finalement les seuls personnages un peu attachants sont les parents du héros (c'est récurrent ça, même Houellebecq nous a fait ses plus belles pages là-dessus - encore un roman, soit dit en passant, exagérément loué par la critique). Bref à aucun moment on n'est touché par ces personnages... Cela dit, on ne s'ennuie pas vraiment, c'est écrit avec humour, c'est plein de métaphores décalées, de notations cocasses, ça va ça vient à coups de mini-paragraphes (au début ça fiche un peu le mal de mer, après on s'y fait). Il a bossé le mec. Mais ça se voit un peu trop justement... Disons que Lapeyre est un bon menuisier des mots, mais tendance Ikea. Les planches sont dans la boîte, les vis et les boulons aussi... mais une fois montée, pfft... on va pas l'inscrire au Mobilier national notre étagère Billy !
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46 internautes sur 49 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
radioscopie d'un grand amour,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La vie est brève et le désir sans fin - Prix Fémina 2010 (Broché)
Le titre résonne comme un aphorisme, simple, beau et vrai. Il en est de même de la prose de Lapeyre, souple, élégante et nerveuse, avec un point de vue souvent cinématographique que l'on remarque dès les premières pages qui peuvent faire penser à un script. Blériot est un quadragénaire immature, fragile,sensible, fumeur et buveur invétéré. Pour son malheur, il va croiser la route de Nora, aux allures juvéniles et virginales malgré un passé que l'on devine dépravé. Elle séduit, manipule, disparaît, revient. Blériot chaque fois replonge dans cette liaison forte comme une addiction tout en sachant qu'il finira par se perdre. Il sait aussi qu'il n'est pas le seul homme de Nora car en Angleterre l'austère Murphy passe comme Blériot, du bonheur le plus fou à la tristesse la plus dangereuse, mais en décalé: quand l'un est comblé, l'autre souffre! Lapeyre excelle dans la dissection de tous les sentiments exacerbés qu'engendre l'amour fou et met en parallèle les émotions de deux hommes qui ne réagissent pas de la même façon tout en éprouvant la même chose. Le point de vue qu'il adopte est celui d'un observateur qui prend de la distance par rapport à des sentiments qui sont à la fois intimes et universels. Cette distanciation ainsi que le choix du présent et du passé composé peuvent gêner le lecteur car on est loin du lyrisme propre à la passion. De même, la fin est ouverte et le narrateur nous propose plusieurs dénouements nous obligeant à sortir de la fiction pour nous ramener à notre propre vécu. Les qualités de ce roman peuvent aussi être ses défauts d'autant plus que l'on peut regretter quelques longueurs!
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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Roman artificiel et mal écrit,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La vie est brève et le désir sans fin - Prix Fémina 2010 (Broché)
Une semaine pour lire un roman de Balzac. Trois semaines à lire ce livre . Un style faussement élégant, une recherche artificielle de la métaphore à chaque ligne, de nombreuses fautes de style, Lapeyre écrit comme tout le monde, y compris les journalistes, avec à tout bout de champ des « se faire du souci » , des « effectuer », des « quelque part » et même un « au final ». Que diable les dames du Fémina sont-elles allées faire faire dans cette galère ?
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