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Dans la ville des veuves intrépides Broché – 3 mars 2010


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Descriptions du produit

Extrait

Le jour où les hommes disparurent

Mariquita, le 15 novembre 1992

LE JOUR OU LES HOMMES DISPARURENT commença comme un dimanche matin ordinaire à Mariquita : les coqs oublièrent d'annoncer l'aube, le sacristain ne se réveilla pas à temps, la cloche de l'église n'appela point les fidèles à assister à l'office des matines, et (comme chaque dimanche depuis les dix dernières années) une seule personne se montra à la messe de six heures : dona Victoria viuda de Morales, la veuve Morales. Celle-ci était habituée à cette routine, de même que le padre Rafaël. Les toutes premières fois, cela avait été gênant pour eux deux : le petit prêtre presque invisible derrière la chaire, prononçant son homélie ; la veuve assise seule au premier rang, grande et bien en chair, complètement immobile, la tête couverte d'un voile noir qui lui descendait jusque sur les épaules. À la longue, ils décidèrent de se débarrasser de la cérémonie et prirent l'habitude de s'asseoir dans un coin à boire du café et à papoter. Le jour où les hommes disparurent, le padre Rafaël se plaignit auprès de la veuve de la diminution sévère des revenus de la paroisse, et ils discutèrent des dif­férentes façons de relancer la dîme payée par les fidèles. Après leur causette, ils convinrent de laisser tomber la confession, mais la veuve reçut néanmoins la communion. Ensuite, elle récita quelques prières avant de rentrer chez elle.
Par la fenêtre ouverte de son salon, la veuve Morales entendit les marchands ambulants essayer d'intéresser les lève-tôt à leurs amuse-gueule : «¡ Morcillas !» «¡ Empa-nadas !» «¡ Chicharrones !» Elle ferma la fenêtre, plus incommodée par l'odeur désagréable des boudins et de la friture que par les voix stridentes qui en vantaient les mérites. Elle réveilla ses trois filles et son unique fils avant de retourner à la cuisine, où elle sifflota un cantique en préparant le petit déjeuner pour sa famille.
À huit heures du matin, la plupart des portes et des fenêtres de Mariquita étaient ouvertes. Des hommes passaient des tangos et des boléros sur de vieux phonographes, ou écoutaient les nouvelles à la radio. Dans la rue principale, le premier magistrat du village, Jacinto Jiménez, et le brigadier, Napoléon Patiño, tiraient dehors sous un immense manguier une grande table ronde et six chaises pliantes pour jouer au Parcheesi avec quelques voisins triés sur le volet. Dix minutes plus tard, au coin sud-ouest de la place, don Marco Tulio Cifuentes, l'homme le plus grand de Mariquita, propriétaire d'El Rincón de Gardel, le bar de la ville, transportait dehors ses deux derniers clients ivres, un sur chaque épaule. Il les étendit sur le sol, côte à côte, avant de fermer boutique et de rentrer chez lui. À huit heures trente, à l'intérieur de la Barberia Gómez, un petit bâtiment en face de la mairie de Mariquita, don Vicente Gómez se mit à affûter ses rasoirs et à stériliser à l'alcool ses peignes et ses brosses, tandis que sa femme, Francisca, nettoyait les miroirs et les fenêtres avec des journaux humides. Pendant ce temps-là, deux rues plus bas, sur la place du marché, l'épouse du brigadier, Rosalba Patino, marchandait à un fermier au visage rougeaud une demi-douzaine d'épis de maïs, tandis que des femmes plus âgées, sous des stores verts, vendaient de tout, de la gelée de pied de veau aux cassettes piratées de Thriller, de Michael Jackson. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Revue de presse

Un pays traversé de légendes et de mystères, de croyances et de la conviction que le surnaturel n'est jamais très loin. L'atmosphère insolite qui baignait Cent ans de solitude, le grand livre du Colombien Gabriel Garcia Marquez, se retrouve dans ce roman, même si Cañon affirme n'avoir lu son compatriote que sur le tard et en anglais...
Au-delà de la pure fantaisie, l'auteur a voulu dire quelque chose sur son pays. Intercalés entre les épisodes consacrés à Mariquita, de brefs portraits tracés d'une plume sèche racontent une autre histoire, largement aussi ahurissante que celle de Mariquita : celle de tous ces paysans ruinés, déplacés, enrôlés contre leur gré. Celle des enfants-soldats de la guérilla, des orphelins, des paramilitaires, des simples soldats. Toute une histoire violente et tragique, celle des hommes, à laquelle Cañon voudrait opposer celle que pourraient faire advenir les femmes...
Dédié à sa mère et à "toutes les femmes de la terre", le roman a la saveur d'une utopie savamment élaborée, savoureuse et délicieusement optimiste : rien ne dit qu'un monde dominé par les femmes serait aussi harmonieux que le rêve de James Cañon. Mais il est vrai qu'on n'a jamais essayé. (Raphaëlle Rérolle - Le Monde du 30 mai 2008 ) --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.



Détails sur le produit

  • Broché: 480 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche; Édition : Le Livre de Poche (3 mars 2010)
  • Collection : Littérature & Documents
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2253126632
  • ISBN-13: 978-2253126638
  • Dimensions du produit: 17,5 x 10,9 x 2,3 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.2 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (30 commentaires client)
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile  Par Gabuzo le 7 septembre 2012
Format: Broché Achat vérifié
J'ouvre ce livre et me voici accueillie à Mariquisa, petit village perdu de Colombie où, un jour, tous les hommes ont disparu, tués ou enlevés par des guerrilleros.
Après plusieurs mois de survie au jour le jour, les femmes décident de s'organiser dans un monde prévu par et pour les hommes. Leur ingénuité et leur sincérité les guideront à travers des aventures telles que l'ouverture d'un bordel itinérant, la création d'un calendrier menstruel, la préservation de l'espèce grâce aux bons services du curé, seul homme resté au village, et le naturisme collectiviste.

J'ai trouvé ce livre étonnant par la fraîcheur qu'apportait cette histoire de village de femmes alors que la trame de tout ceci est tellement dure. Les espoirs de chacun peuvent être si facilement écrasés d'un coup de Rangers, que celle-ci soit guerrillera, paramilitaire ou militaire. Et pourtant on sourit presque à chaque page, et on retient son souffle en attendant de savoir si Francisca restera ou non au village après avoir découvert une fortune sous son lit, on se demande si les filles de chez Mme Emilia résisteront à la concurrence grâce à leur formation intensive sur la satisfaction des plaisirs masculins, et on espère que la vieille vache Perestroïka réussira à donner suffisamment de lait à toutes ...

Sans m'en rendre compte, ce joli conte faussement naïf et un brin polisson m'a ouvert les yeux sur la beauté de la vie humaine, sans cesse est gâchée par la bêtise guerrière, et qui sait pourtant renaître encore et toujours.
A sa manière, Dans la ville des veuves intrépides m'a laissé dans le même état d'esprit que Le vieux qui lisait des romans d'amour.

A lire de toute urgence !
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18 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile  Par j-l B TOP 50 COMMENTATEURS le 28 juillet 2010
Format: Broché
Je ne suis pas un fana de la littérature sud-américaine mais ici ce sont le titre et la couverture du livre qui m'ont attiré. Je ne raconte jamais l'histoire dans mes critiques car le résumé le fait bien mieux que moi. L'auteur dresse ici de nombreux portraits certains typiquement sud-américains, d'autres universels. Un panel impressionnant de personnages dont un padre lubrique, une institutrice vieille fille, une femme maire, ....et cela sur fond de guerre civile.
L'auteur dans son premier roman fait preuve d'une imagination débridée et cela dans des domaines très variés comme le religieux, le sexuel, le philosophique, le politique, voir le magique et il fait preuve aussi d'un humour décalé dévastateur.
Conclusion personnelle : un roman qui m'a enthousiasmé.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile  Par Victaureau TOP 500 COMMENTATEURS le 17 décembre 2014
Format: Broché Achat vérifié
J'ai bien aimé ce roman de James CANON. On dit que l'auteur s'est inspiré de GARCIA MARQUEZ "Cent ans de solitude" que j'avoue ne pas avoir lu. Personnellement je le rapprocherai de "Elles" de David HAZIOT, mais en accordant à ce dernier un plus, pas seulement le fait de l'avoir lu en premier. Je pense que le roman de David HAZIOT est encore plus carré sur la question d'un possible matriarcat.

Le sujet c'est le devenir de femmes en Colombie, après que leurs hommes aient été soit tués soit réquisitionnés par les guérilleros qui sévissent dans ces pays d'Amérique du Sud. Après cette razzia il ne reste à Mariquita que trois individus de sexe masculin en état de procréer dont le prêtre et deux homosexuels. Le père Rafaël voyant l'occasion trop bonne va d'ailleurs s'asseoir sur son voeu de chasteté en proposant ses services...Mais tout ne tourne pas autour de cette question, c'est la désorganisation qui suit l'absence des hommes, la nomination d'une femme Maire qui ne songe à établir dans un premier temps que des listes de choses à faire et enfin positive grâce au partage des initiatives avec une institutrice âgée. Une première organisation résolument féministe est mise en place avec l'institution d'un nouveau calendrier, puisque le mécanisme de l'horloge communale a été bloqué par le Prêtre chassé avec pertes et fracas de la paroisse suite à son implication dans la mort de quatre jeunes adolescents.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile  Par itzamna.over-blog.fr le 13 février 2012
Format: Broché
Une belle découverte que cet ouvrage. Une belle surprise aussi puisque l'histoire n'est pas seulement la description un peu légère d'un village que tous les hommes ont été forcés de quitter. En lisant la quatrième de couverture, je m'attendais à passer un moment simple et divertissant. Mais la présentation qui est faite des personnages principaux du roman est très réductrice. Au fil des pages, on s'aperçoit que ces caractères sont beaucoup plus complexes et que loin de n'être que des farceurs, ils sont surtout des êtres humains pleins de complexité. Chacun rencontre sa part de souffrance et d'obstacles.

La richesse du roman est aussi sa part d'utopie et la description qu'il en fait. Ce monde idéal décrit par James Cañón est celui des femmes, un village coupé du monde moderne, qui se doit de construire un nouveau système démocratique, mais aussi une nouvelle référence du temps après que la dernière horloge du village se soit arrêtée. On voit alors combien il est difficile pour certaines de renoncer à des avantages personnels pour en faire profiter l'ensemble de la communauté. Chacune des femmes décrites dans ce roman a quelque chose de précieux qu'elle tient à conserver pour elle-même. Mais progressivement, apparaît la nécessité de construire un autre monde, ensemble, et pour les autres. Un monde où chacune a sa place, son rôle propre. Une expérience du communautarisme réussie et qui voit avec inquiétude le retour des hommes dans le village.
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