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Il se passe peu de choses dans les nouvelles d'Anna Gavalda, pas d'événement exceptionnel, de rebondissement inattendu, rien que le cours ordinaire de la vie et c'est ce qui en fait le charme. L'absence de sensationnel excelle à rendre le vide de ces existences vouées à la même banalité derrière une façade sociale plus ou moins reluisante. Ainsi dans Cet homme et cette femme un couple part en week-end. Ils roulent sur l'autoroute en direction de leur maison de campagne à bord d'une voiture luxueuse. Chacun plongé dans ses pensées, garde le silence. Il ne se passe rien mais en moins de quatre pages Anna Gavalda parvient à rendre poignante la solitude de ce couple sans enfant, sans amour qui a depuis longtemps renoncé à la vie pour s'investir exclusivement dans la recherche d'un certain confort matériel. Il arrive d'ailleurs, comme dans la nouvelle qui donne son titre au livre, que celui qui se croit seul et oublié de tous ait une bonne surprise. Car le recueil d'Anna Gavalda reflète fidèlement la vie comme elle est, avec ses joies et ses peines ordinaires, c'est sans doute ce qui explique le succès extraordinaire qu'il a rencontré, inhabituel pour le premier livre d'un jeune auteur et surtout pour un recueil de nouvelles. --Gérard Meudal
--Ce texte fait référence à l'édition
Broché
.
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Néophyte en écriture mais pas en parisianisme, l'auteur dévie élégamment de la ligne qu'elle trace dès les premières pages. Il suffit pour cela, - sacrilège ! - d'un téléphone mobile qui sonne dans un bar à vins du Vème arrondissement. Dès lors, tout est permis : ressentir, s'émouvoir au côté de personnages vite attachants. Il suffit de baisser la garde de nos lectures antérieures pour reconnaître une foule de détails forcément familiers : un canapé clic-clac qui ne veut pas se déplier en harmonie avec l'instant, un anniversaire surprise qui vire à la débâcle
Souvent, on rit : comment faire entrer un sanglier dans une Jaguar ?
Il n'y a pas de complaisance, mais seulement une dose exacte de réalisme qui ancre ces stéréotypes apparents dans une intimité commune. Ils deviennent objets de complicité, c'est ce qui fait qu'Anna Gavalda nous touche. Il arrive même que l'on retourne, comme des armes, ces petites nouvelles acides contre soi, car elles posent des questions : la mort d'un être proche, la rancur envers un frère " qui a toujours tout réussi " nous parlent autant que les repères de notre vie quotidienne. Enfin, les dernières pages, comme un retour narquois à la ligne directrice bafouée, nous renvoient à l'immense, la terrifiante, la sacro-sainte Maison d'Edition. Cette fois, il n'est plus question d'un Paris intellectuel et élégant, mais de celui qu'Anna a vécu, et qui l'a symboliquement paralysée. Que l'auteur soit rassuré : nous attendrons ses prochains livres en librairie, et de pied ferme, encore !--Sophie Rouanet-- --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Il n'y a pas de complaisance, mais seulement une dose exacte de réalisme qui ancre ces stéréotypes apparents dans une intimité commune. Ils deviennent objets de complicité, c'est ce qui fait qu'Anna Gavalda nous touche. Il arrive même que l'on retourne, comme des armes, ces petites nouvelles acides contre soi, car elles posent des questions : la mort d'un être proche, la rancur envers un frère " qui a toujours tout réussi " nous parlent autant que les repères de notre vie quotidienne. Enfin, les dernières pages, comme un retour narquois à la ligne directrice bafouée, nous renvoient à l'immense, la terrifiante, la sacro-sainte Maison d'Edition. Cette fois, il n'est plus question d'un Paris intellectuel et élégant, mais de celui qu'Anna a vécu, et qui l'a symboliquement paralysée. Que l'auteur soit rassuré : nous attendrons ses prochains livres en librairie, et de pied ferme, encore !--Sophie Rouanet-- --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Présentation de l'éditeur
Douze portraits de femmes et dhommes habités futiles ou de désespoir grave. Ils ne sont pas héroïques, simplement humains. On les croise tous les jours sans leur prêter attention.
Quatrième de couverture
Les personnages de ces douze nouvelles sont pleins d'espoirs futiles, ou de désespoir grave. Ils ne cherchent pas à changer le monde. Quoi qu'il leur arrive, ils n'ont rien à prouver. Ils ne sont pas héroïques. Simplement humains. On les croise tous les jours sans leur prêter attention, sans se rendre compte de la charge d'émotion qu'ils transportent et que révèle tout à coup la plume si juste d'Anna Gavalda. En pointant sur eux ce projecteur, elle éclaire par ricochet nos propres existences.
L'auteur vu par l'éditeur
Anna Gavalda est née en 1970 en région parisienne, où elle vit toujours. Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, qui fut l'un des titres événements de la rentrée 1999 avec plus de 200 000 ventes, est son premier livre publié.