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¡Sauve qui peut Madrid ! Broché – 9 octobre 2014

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Extrait

LA BALEINE

Par la route de La Corogne, le convoi franchit le col de los Leones à 1 600 mètres d'altitude. Une remorque est tirée par vingt hommes et huit boeufs galiciens de deux tonnes chacun. En descente, la cargaison entraîne la caravane. Couverte d'une bâche en lin goudronné, ficelé comme un rôti, le cadavre d'une baleine de dix-huit mètres de long trace son chemin. La Cruz de los Caidos apparaît entre les rochers de granit : Madrid, destination finale, est proche. La baleine s'est échouée sur la côte atlantique. Des forains l'ont récupérée et vont l'exhiber à la capitale. Jamais un animal de cette taille n'a franchi la steppe castillane pour atteindre Madrid, ville sans fleuve, ville sans port, ville absurde au milieu de nulle part. Le soleil fait fondre le cétacé.
Enfin l'arc de Triomphe franquiste, porte ouest de la ville. Suit un terrain vague. Les forains s'y installent. A droite, le ministère de l'Air. Face à lui, les premiers pâtés de maisons du quartier de la Moncloa. A ma naissance, ma famille a déménagé dans cette ligne d'immeubles. Perchés au sixième étage, nous pourrons contempler la baleine morte. Les forains construisent une palissade, élèvent des gradins, montent un kiosque. Le 15 août, jour de la vierge de la Paloma, patronne de Madrid, ils vont dévoiler la bestialité inerte.

- Venez ! Venez voir le monstre marin ! Venez contempler le plus grand carnassier de tous les temps ! Ne ratez pas le mastodonte qui avala Jonas, le cachalot qui dévora Pinocchio...

Mes parents ont invité des amis, des voisins, pour assister de la terrasse à l'exposition du cétacé. Tout le monde est révulsé par les émanations putrides qui se dégagent de la masse de chair. La puanteur est insupportable, mais la curiosité du public est plus forte. Les notables de la ville ont pris place au centre des gradins. Il faut faire attention à ne pas glisser sur le liquide gras et pestilentiel qui suinte de l'animal. A treize heures, la baleine sera découverte. Pour un duro, pièce de cinq pesetas, les spectateurs ont le droit à une place et à un mouchoir imbibé d'eau de Cologne. On danse et on mange. On spécule sur l'animal, sa forme, sa texture, ses mâchoires. A midi le thermomètre atteint les 40°C. Les forains s'efforcent d'éponger les flots de liquide qui ont transformé la terre battue en boue. Ils installent des planches en bois pour ménager des passages. Le monstre cuit littéralement en papillote. Le public dégoûté par l'odeur du cadavre s'impatiente. (...)

Revue de presse

Dans le rétroviseur d'une jeunesse espagnole : Kiko Herrero croque son histoire familiale d'une plume malicieuse...
Malgré les apparences -un prénom à consonance japonaise et un accent très artiste avant-gardiste parisien- Kiko Herrero est un pur Espagnol. C'est à Madrid que le créateur de la galerie d'art contemporain EOF est né, en 1962, qu'il a vécu et aimé jusqu'à ses 24 ans, avant de quitter la capitale castillane en pleine Movida, afin de ne pas y sombrer corps et âme...
Herrero s'assagit à Paris. Mais le passé demeure, diablement vivant sous la plume caustique du Madrilène. (Marianne Payot - L'Express, novembre 2014)

Dans les vieux tableaux espagnols, les romans picaresques et les films de Luis Buñuel, c'est comme dans les rues du vieux Madrid : on tombe sur des aveugles, des nains, des putes, des curés aux allures de chauve-souris et des grandes dames au petit chien, bref, des monstres de toutes sortes. Ce n'est pas folklorique : c'est la vie même - la couleur violente et sarcastique de la vie. Les personnages donnent la mesure des hommes, de la société qui les réprime, de tout ce qui vit et souffre et s'agite sous l'écrasant couvercle. On en trouve donc, pour de vrai, dans le premier livre de Kiko Herrero. Il est espagnol. Il vit à Paris depuis trente ans. Il a écrit ¡ Sauve qui peut Madrid ! en français. Il n'est pas sûr qu'il publiera d'autres livres et c'est sans importance. Celui-ci est suffisant. C'est un recueil de souvenirs d'enfance et de jeunesse, réels ou travaillés par l'imaginaire, dans la Madrid franquiste et postfranquiste, dans un village castillan de la Sierra de Guadarrama où l'auteur passait l'été. (Philippe Lançon - Libération du 27 novembre 2014)

Kiko Herrero raconte l'ivresse de liberté à Madrid, années 1980, et comment lui survivre...
¡Sauve qui peut Madrid ! égrène, en soixante-quinze brefs chapitres, comme autant de vignettes, les souvenirs d'un homme qui a choisi l'exil mais n'a pas oublié qu'il était madrilène. Sans chercher à expliquer pourquoi deux de ses soeurs ont peu à peu perdu la raison, ni pourquoi lui-même s'est laissé happer par la nuit et toutes ses tentations, Kiko Herrero réussit, dans ce premier roman, à rendre extrêmement vivantes et attachantes ces scènes d'une enfance et d'une jeunesse espagnoles, et à évoquer son hispanité sans pittoresque mais avec souvent beaucoup de cocasserie. Il n'ignore pas que les images les plus précises ne sont sans doute que des reconstructions, mais il sait aussi que " quoi qu'il arrive les souvenirs lointains sont durs à effacer " et le constituent. Il les accueille donc autant qu'il les convoque, suivant les mouvements d'une écriture vive, tendre et élégante. (Florence Bouchy - Le Monde du 18 décembre 2014)

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