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Écologiques Broché – 23 avril 2012

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Description du produit

Extrait

Paris, le 21 mars 2011

Tout exposé en «moi-je» a quelque chose d'indécent ; c'est pourquoi, au seuil d'une sorte de témoignage, je commence par m'excuser : la peur des non-japonais qui s'inquiètent ailleurs dans le monde de savoir s'ils sont bien «protégés», par exemple du fameux nuage radioactif, est insupportable. Car d'abord il y a notre pensée - avec son imagination et ses souvenirs, certes - qui se tourne vers le Japon, vers l'île allongée (qui fut déplacée de quelques mètres par le tremblement !), vers Tokyo, cent villes et paysages (et pour moi, donc, aussi Sendaï, où je séjournai deux fois), et en même temps vers le Mont Fuji inaltérable comme une grande robe de cérémonie, abritant le pays sous ses plis. J'ai dit notre pensée : pas seulement les sautes fantasques de notre psyché ! Chaque jour, chaque heure, nous regardons ici ce qu'on appelle les images - les images, donc, de la catastrophe. Je médite, c'est-à-dire je les fixe et fais venir en mots, en phrases, des pensées attentives, en relation avec les faits, le montré, le monstre, et avec toute l'époque et le changement d'époque qui se précipite. Je parle de, et à, la détresse pour l'intérioriser : la détresse absolue d'existences tout à coup séparées de leur monde, de leurs jours, de leur ici, de leur histoire longue, lourde et récente, de leur «vie» - ces silhouettes maintenant totalement esseulées errant comme des âmes folles et punies : privées, déplacées, frappées d'exil de leur être en son lieu propre même, cet arrachement insensé hors de leur attachement ; parmi toutes les choses émiettées, pulvérisées en débris de la destruction ! Les larmes commencent à sourdre. Quelle renaissance va être possible ? Nous en espérons ardemment les premiers signes - les premières fleurs du Japon.
Quand il n'y a plus de choses, il n'y a plus de monde.
La fable des méduses
Un géocide est en cours. Ou plutôt, le géocide, si par hypothèse il ne peut y en avoir deux.
L'écologie est une vision. Qu'est-ce qu'une vision ? C'est une (trans)figuration : un spectacle, une rasade de visible, avec ses bords débordés et son fond sans fond, un «diminutif de l'infini» (Baudelaire), c'est-à-dire de tout le visible, et saisi d'imagination, «emporté par l'imagination» - dont le visionneur dit «c'est inimaginable !».
Autrement dit le phénomène n'est nullement imaginaire au sens d'un substitut ou d'un prolongement fantaisiste. Le phénomène est transporté par l'imagination (dont c'est la fonction) à tout. Il vaut pour le tout. Le visible montre l'exemple; l'exemple montre le tout; le poème (peinture, film, installation) montre que l'exemple montre le tout. L'imagination transporte. Elle transporte ce cas, cet exemple, ou circonstance, ce moment... partout, sur tout. Tout est comme ça. Le ça est devenu comparant ; un réel a trouvé sa «figurance», est entré dans sa figure.
«L'écologie est une vision» veut dire qu'à la différence des «questions d'environnement» qui se lèvent une à une ici et là (ce sont autant de problèmes à résoudre), l'écologie prend en vue le «tout». S'il y a une vision aujourd'hui, ce ne peut être que celle, radicale, et que le journalisme à sensation n'épuise pas, qui se répand sous le nom d'écologie. La vision ne peut être qu'écologique. L'écologie ne peut être que «vision», c'est-à-dire pari d'une vue globale qui risque tout sur des signes, des «prémices»... autrement dit «poétique» ; je vais vous en proposer une fable.

Présentation de l'éditeur

« Le géocide est en cours ; non pas "un", mais le : il n'y en aura pas deux. L'écologie, une "logie" (pensée, parole, dires) de l'"oïkos" (maison, habitation, terre des hommes), n'est pas facultative. Si elle n'est radicale, elle n'est rien. L'écologie ne concerne pas l'environnement (l'"Unwelt" des éthologues) mais le monde (le "Welt" des penseurs). La différence des deux est à repenser de fond en comble, à cause de l'oubli où sont tombés le monde et les choses, "l'écoumène". La mondialisation est tout simplement une fin de monde, une perte du monde. Car le monde mondoie en choses et, si on m'accorde ce néologisme, son mondoiement doit être confié non à la technoscience, mais aux philosophes et aux artistes à tous les hommes de l'art, et singulièrement aux poétiques des oeuvres. L'affaire est même trop sérieuse pour être confiée à la plupart des écolos, sans parler des autres partis qui n'ont tout simplement pas encore compris l'à-venir. Le clown que met en scène Kierkegaard vient avertir le public que le théâtre brûle. Tous éclatent de rire devant ce "bon numéro" : l'incendie emporte tout. » Ces Écologiques, dont le titre dit tendrement adieu à Virgile et aux Bucoliques, est un ouvrage composite, composé en mosaïque ; il s'ouvre par un poème à Fukushima, Magnitude, et interrogent les grands mots et les grands maux : terre, monde, planète, choses, monde, etc. Quelle fin du monde est en cours ? Quels sont les préparatifs de la déterrestration ?

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