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Adriana Broché – 11 septembre 2008

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Extrait

Un jour, loura, mon adorable cousine germaine que toute la famille plaignait parce que sa mère était morte très tôt et que son père s'était presque aussitôt remarié avec une veuve originaire de la Bulgarie du Nord-Ouest -comme dans les contes les plus cauchemardesques où il était question de marâtres, il avait complètement cessé de s'occuper de sa fille aînée et de lui prêter attention, aiguillonné, bien entendu, par la veuve originaire du Nord-Ouest qui, après l'avoir taraudé et empoisonné pendant deux ans, réussit à chasser loura chez sa grand-mère, à la suite de quoi elle fit de furieuses tentatives pour concevoir un enfant à elle (elle allait de guérisseurs en rebouteux, de charlatans en sorcières, exorcistes, voyantes, Turques et hodjas, buvait des décoctions, accomplissait toutes sortes de trucs dégoûtants, comme faire le tour du quartier à minuit en saupoudrant les maisons de cendre depuis longtemps refroidie, ou rester accroupie durant des heures avant le point du jour au-dessus d'une casserole de chou bouillant, afin que ses entrailles s'imprègnent des vapeurs curatives du chou), quoi qu'il en soit, elle ne put avoir d'enfant capable de faire de l'ombre à la belle loura, d'adoucir le sentiment de culpabilité de son père, profondément refoulé, à l'égard de sa jolie fille unique ; ainsi donc, un dimanche, en fin d'après-midi, en plein milieu du mois d'août, dans la ville vidée de ses habitants comme en temps de peste, dans le désert de la canicule implacable de l'été qui ramollit à la fois le cerveau, le sang et les os des quelques Sofiotes demeurés en ville, par un tel soir d'été, dans l'odeur de poussière, d'asphalte et de rues désertes, la sensation des pierres chauffées à blanc et des nuits blanches qui s'ensuivent, sans m'appeler sur mon portable, ni me prévenir de sa visite, ni s'excuser d'avoir sonné l'alarme sans arrêt à l'interphone (il s'avéra ensuite qu'elle avait tout simplement appuyé la main sur le tableau de l'interphone, inconsciente de l'alarme qu'elle provoquait), sans prendre la peine de savoir si je n'étais pas en train de travailler, d'écrire, de rédiger un article à rendre deux heures plus tard, si je n'avais pas un engagement, si je ne devais pas sortir, si je n'attendais pas quelqu'un, si on ne m'attendait pas quelque part, bref si je n'avais pas d'autres projets, par un tel soir d'été, Ioura fit irruption dans mon atelier sans s'enquérir de tout cela et s'installa dans le fauteuil le plus confortable (l'unique, d'ailleurs).

Biographie de l'auteur

Théodora Dimova est née à Sofia en 1966. Auteur de théâtre reconnu, elle a publié son premier roman, Eminé, en 2001. Elle a connu la consécration littéraire grâce à Mères paru en 2005 (et en français aux éditions des Syrtes, en 2006), qui a été publié en plusieurs langues et obtenu le prix de Littérature est-européenne à Vienne en 2006.

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Format: Broché Achat vérifié
Theodora Dimova excelle à raconter des chroniques intimes : des personnages qui laissent exploser leurs vieux secrets, qui crient soudainement, contre toute attente, leurs anciennes blessures. Ces personnages-là sont comme dans la vie : ils s'échinent à cacher des choses comme si, faire savoir de ces choses, ça pouvaient les menacer. Sauf qu'il s'agit des secrets de personnages exceptionnels, extrêmes dans leur détermination, leur sensibilité, leur beauté et leur indépendance. D'où la puissance de ce texte.
Le style est celui du livre précédent ("Mères") : débridé, en cascade, sans rien pour s'arrêter, sans frein ni barrage de ponctuation. A mesure qu'on entre dans la connaissance de ces personnages, on entre en connivence avec les différents personnages et on s'attache à ces figures qui se battent pour faire survivre leurs aspirations.

Ioura se confie à son cousin. Elle confie ce que lui a confié la vieille femme qu'elle a accompagné dans ses derniers jours, Adriana. "Adriana a dit à Ioura qui m'a dit"... Le récit est donc deux fois raconté. Il est délivré au lecteur par ce cousin, un narrateur qui n'est pas neutre car lui aussi a son petit secret ; il est donc délivré avec son coeur à lui, sa sensibilité.
Le récit prend une force d'autant plus forte qu'elle passe par plusieurs personnes avant d'atteindre le lecteur, comme un conte, comme chargé de fantasmes.
Un texte magnifique et franchement original. Et ça se lit trop vite.
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