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le 17 avril 2009
Dès le lever de rideau, « Antigone » dégage une puissante intensité qui ne cesse de croître avec la succession rapprochée des climax. Ecrite en un seul acte, cette tragédie d'à peine 60 pages étonne par la volonté d'Antigone de ne pas chercher à sauver sa peau. Est-ce sa façon de vibrer, à l'instar de ce que disait Becket dans une autre pièce d'Anouilh: « Il faut jouer sa vie pour se sentir vivre... » ?
Comme Becket, Antigone semble peu attachée à la vie terrestre. Mais si le sacrifice de Becket s'expliquait par son attachement à Dieu, celui d'Antigone pour Polynice, le frère indigne, est plus dur à justifier. Fiancée à Hémon, elle préfère renoncer à cet amour et braver l'interdit du roi Créon. Le père d'Hémon la condamne à mort, car elle a voulu donner une sépulture à son vaurien de frère Polynice qui s'est battu à mort et a tué son autre frère, le bon Etéocle.
« Antigone était faite pour être morte. (...) Polynice n'était qu'un prétexte ». Créon s'explique ainsi le choix d'Antigone, qui ne fait vraiment rien pour échapper à sa condamnation à mort.
Contrairement à d'autres tragédies où l'acharnement du destin repose sur une succession d'éléments contraires, le sort funeste d'Antigone dépend avant tout de son rejet du bonheur et de son mépris des valeurs bourgeoises telles qu'incarnées par la famille royale.
Dans ce sens, Antigone est une parfaite candidate pour la réussite d'une tragédie. Son choix, qui s'apparente à une abdication, rejoint la définition de la tragédie donnée par le choeur dans la pièce : « c'est reposant, la tragédie, parce qu'on sait qu'il n'y a plus d'espoir, le sale espoir ; (...) Dans le drame, on se débat parce qu'on espère en sortir. »
Se débattre, ce n'est en tout cas pas ce que fait Antigone, elle qui ne dramatise à aucun moment le tragique de sa future mort.
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le 28 janvier 2003
Loin du style - parfois décourageant pour les lecteurs les moins affirmés - de l'Antigone de Sophocle, cette version contemporaine apporte un regard nouveau sur le mythe d'Oedipe. Jean Anouilh réalise ici une prestation vraiment splendide: reprendre l’œuvre d'un auteur à très grand talent, sans pour autant la dénaturer. Le lecteur peut aisément s'identifier aux personnages, la lecture est aisée et agrémentée de nombreux effets humoristiques (anachronismes, ironie...).
A mon avis, à ne pas manquer.
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Ah, Antigone ! Le seul livre que j'ai lu et relu et relirai encore. La malédiction qui touche les descendants d'Oedipe, à la suite du destin tragique et inéluctable de celui-ci. La révolte d'Antigone et la question de l'arbitrage entre la justice humaine et le souci d'ordre de la Cité, du dilemme de la conciliation entre justice et liberté (voir à ce sujet l'excellent « Socrate contre Antigone ? : Le problème de l'obéissance à la loi inique en philosophie morale » de Thierry de Vingt-Hanaps).

Je viens de relire une nouvelle fois cette courte pièce de théâtre, cette fois à mes enfants, qui en ont été ravis ; il n'y a pas d'âge pour philosopher...
On admirera en particulier la présentation mémorable du Prologue au début de la pièce, avec les personnages en arrière-plan, scène qui m'avait tout de suite captivé dès ma première lecture.
Je n'en dis pas plus. Vraiment à savourer. C'est LA pièce qui m'a ensuite guidé vers la lecture de l'intégralité des pièces de Jean Anouilh, qui m'ont énormément plues et que j'aurai plaisir également à lire de nouveau un jour (J'avoue ne jamais avoir eu le courage, en revanche, de lire l'original de Sophocle, dont l'écriture me rebute un peu).
Une oeuvre vraiment immortelle.
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le 8 juillet 2012
Antigone, c'est une tragédie dantesque !

J'ai trouver ce livre remarquable par son double sens (écrit en 1944), implicitement engagé pour la Résistance, et pourtant, il échappe à la censure alors qu'il ouvre des portes béantes sur l'engagement. J'ai été totalement séduite par le comportement héroïque d'Antigone, toute en modestie pourtant, qui représente parfaitement ma pensée. Et pourtant!
N'importe qui peut s'identifier à la jeune femme qu'est Antigone, qui entraîne évidemment la réflexion suivante > Et nous ? Jusqu'où serions capable d'aller pour nos idées et nos convictions ? <

Finalement, c'est un livre qui est plaisant, qui a su me prendre par la main, me conduire au delà du papier de l'encre, au delà même dans un contexte historique car c'est une tragédie intemporel, au coeur même de notre réflexion et de nos limites d'humain.
C'est un livre que je conseillerais, mais je pense à un public avisé qui est prêt à vouloir aller plus loin dans la pensée.
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le 4 août 2013
Curieusement, à l'adolescence, j'étais du côté de Créon, et Antigone m'énervait. Qu'avait-elle besoin de replonger sa patrie dans les guerres fratricides dont elle venait tout juste de s'extirper? Une valeur de paix et d'apaisement - et d'ordre - me rangeait auprès des pragmatiques détenteurs du pouvoir.
Et puis... pasionaria qu'elle est, anarchiste antique, incapable de plier ou de concevoir la moindre concession, elle est ce contrepoint au pouvoir, celle qui exige la pureté et qui - très important! - en paie les conséquences! Peut-être est-elle simplement auto-destructrice, adolescente nihiliste - ou maudite par les dieux pour ses parents, mais elle ouvre la voie à ce qui disent non. Et dieu sait qu'il en faut!

PS: j'ai la même question qu'avec Hamlet; pourquoi est-ce leur oncle qui devient roi? J'aurais aimé voir ce que cela donnait, Antigone reine... Mais c'est une autre histoire.
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le 1 avril 2013
Description rapide :

Antigone de Jean Anouilh est une réecriture du mythe d'Antigone de Sophocle.
Cette réecriture se présente sous la forme d'une pièce de théâtre, courte, sans actes ni scènes et facile à lire.

Ma vision :

Je pense que cette pièce de théâtre est idéale pour introduire les enfants (et les adultes) au mythe d'Antigone. Le vocabulaire est simple, les tournures de phrase ne sont absolument pas complexes, tout le contraire de ce qui rend barbant les mythes grecs en règle générale.
Mais même si l'écriture est simple on y trouve de belles métaphores et beaucoup de mots entre les lignes.

En effet, j'ai pu relever de nombreux thèmes tels que la politique, la rebellion (évidemment), l'empathie, l'amour, le courage, la dévotion, le mensonge, la folie, la désillusion ...
Le fait que cette oeuvre aborde ces thèmes la rend, selon moi, une oeuvre formatrice, ce qui la rend d'autant plus idéale pour les jeunes lecteurs.
De plus, cette oeuvre aborde également rapidement le mythe d'Oedipe, le père d'Antigone, ce qui pourrait peut être éveiller la curiosité de certains et ainsi se plonger peut être dans les mythes grecs.

Personnellement, j'ai trouvé parfois Antigone excessive dans ses réactions voire même agaçante mais il ne faut pas oublier que c'est une pièce de théâtre et que le «surjeu» est en quelque sorte nécessaire.

Aperçu :

Créon
« Pour dire oui, il faut suer et retrousser ses manches, empoigner la vie à pleines mains et s'en mettre jusqu'aux coudes. C'est facile de dire non, même si on doit mourir. Il n'y a qu'à ne pas bouger et attendre. Attendre pour vivre, attendre même pour qu'on vous tue. C'est trop lâche. C'est une invention des hommes. Tu imagines un monde où les arbres aussi auraient dit non contre l'instinct de la chasse ou de l'amour ? Les bêtes, elles au moins, sont bonnes et simples et dures. Elles vont, se poussant les unes après les autres, courageusement, sur le même chemin. Et si elles tombent, les autres passent et il peut s'en perdre autant que l'on veut, il en restera toujours une de chaque espèce prête à refaire des petits et à reprendre le même chemin avec le même courage, toute pareille à celles qui sont passées avant. »

Mon avis:

Comme vous l'aurez compris j'ai ADORÉ cette oeuvre pour toutes les raisons précédemment citées.
Une facilité de lecture, malgré le fait que ce soit une pièce de théâtre, qui donne envie de découvrir plus de mythes grecs et de lire plus de réecriture d'Antigone. Le prochain ? Antigone de Bauchau ?

Note :

5/5
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le 15 juin 2012
Cette très bonne tragédie peut se lire de façon, et c'est la sa plus grande force. Par un adolescent rêveur dont l'imagination lui permet d'imaginer sans peine la "petite" Antigone tellement bien décrite par le livre.
Ensuite, à la lumière de la quatrième de couverture (et de la première également !) on voit le côté moderne, cette inconscience collective, d'un autre œil mauvais. Ainsi, cette tragédie peut être vu comme le début d'une dictature et c'est l'une des plus grandes pertes. Cette façon de vouloir déguiser, cacher, tromper est tellement dénonciatrice qu'elle pourrait choquer, mais l'implicite face à la pureté de la jeune antigone permet de l'ironiser.
On reconnaît bien là le talent d'anouilh et c'est ce qui fait que ce livre est attachant. J'aurais beaucoup aimé le voie en théâtre, la représentation devait être époustouflante.
Du grand théâtre.
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le 5 mars 2016
Cette pièce de théatre est bien écrit, touchante, et oh combien triste. Je comprends tout à fait qu'elle soit considérée comme un chef d'œuvre, mais j'ai du mal à comprendre pourquoi on la donne à lire à des élèves de troisième. Un des messages du livre est à mon sens le suivant: on ne peut pas être réellement pur et intègre dans ce monde qui est intrinsèquement corrompu et mauvais. La solution pour l'héroïne qui n'est pas prête à faire de compromis: la mort. Je me rappelle que ce livre m'avait beaucoup touché à l'adolescence, période pendant laquelle les jeunes sont extrêmement fragiles (le suicide est la seconde cause de mortalité des 15-25 ans après les accidents de la route). Aujourd'hui, c'est mon fils de 15 ans qui doit le lire, et cette perspective ne me réjouit pas. Est-ce qu'on ne fait pas fausse route en proposant de tels livres à nos jeunes?
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le 17 décembre 2002
Antigone est l'une des plus grande figure féminine de la mythologie grecque, voire même de l'histoire de la femme en générale. La seconde figure charismatique à laquelle on l'associe souvent est Electre. Il y a néanmoins une touche de féménité et d'humanité en Antigone qu'on ne retrouve pas toujours chez Electre.
Antigone est le symbole de l'intégrité. Ses deux frères, qui se partageaient le trône de Thèbes successivement chaque année, se sont entretués lors d'un combat pour la couronne (guerre dite des 'sept de Thebes'). Antigone montre tour à tour le visage d'une soeur téméraire, d'une nièce impassible, d'une fiancée désespérée et d'une femme très seule. Cette pièce est un chef d'oeuvre. La seule qui puisse la surpasser est Electre de Giraudoux.
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le 12 mai 2013
L'aube se lève sur Thèbes, la célèbre cité grecque qui vit se succéder sur son trône OEdipe, puis ses deux fils Étéocle et Polynice, lesquels finirent par s'entretuer quand Étéocle, au pouvoir depuis à peine un an, refusa de céder les rênes du pouvoir à son frère malgré le contrat passé entre eux stipulant que l'un et l'autre devaient régner une année chacun à tour de rôle. Créon, leur oncle, est devenu le nouveau roi depuis lors et son accession au trône lui autorise d'instituer une nouvelle loi qui défend à tout habitant de célébrer les funérailles de Polynice. Le corps de ce dernier est en effet resté à découvert sous les murs de Thèbes, exposé à la merci des chacals et des corbeaux. Créon entend de la sorte faire de Polynice un exemple de prince indigne à l'obtention de la couronne, un exemple de rébellion devant être condamnée et réprimée.

L'aube se lève sur la ville encore endormie, mais Antigone n'a pas dormi et rentre à peine dans le palais par une porte dérobée. Elle revient d'une expédition nocturne et avoue à sa soeur Ismène, elle aussi frappée d'insomnie, qu'elle vient de recouvrir d'un peu de terre le corps de Polynice, au mépris de la peine encourue en cas de transgression de la loi de Créon, celle de la condamnation à mort...

Du reste, dans cette pièce Jean Anouilh réalise une transposition moderne de la tragédie antique écrite par Sophocle. Les personnages sont des individus du XXe siècle, de 1944 plus précisément, année de sa première représentation au théâtre de l'Atelier, dans une mise en scène d'André Barsacq. Ils portent des jeans, fument des cigarettes, circulent en voitures et ont un langage plus libre que dans la tragédie classique. Néanmoins, la règle des trois unités est rigoureusement respectée par l'auteur. L'unité d'action s'organise autour de l'acte transgressif commis à deux reprises par l'héroïne éponyme, l'unité de temps est également appliquée, puisque l'intrigue se déroule en vingt-quatre heures. Quant à l'unité de lieu, c'est le palais du roi.

Anouilh, semble-t-il, entend mettre en valeur dans cette histoire tous les ressorts du tragique : celui du fatum, étant donné que le sort d'Antigone est fixé dès l'entrée en scène du Prologue, la jeune femme doit mourir et « elle le sait » ; celui du dilemme qui touche chacun des principaux protagonistes, Antigone comme Créon, dont le dialogue se fonde sur la problématique du choix de dire « oui » ou « non » à la raison d'État ; et enfin celui de l'ontologie : Antigone est en effet une femme insoumise parce qu'elle n'obéit qu'à sa conscience et s'assume totalement au point de braver la mort ; Créon obéit à sa fonction d'homme de pouvoir et, malgré son attachement envers sa nièce, n'hésite pas à la faire condamner après l'avoir quand même exhortée à renoncer au préalable à ce qu'elle-même considère en toute logique comme une fuite en avant.

Enfin, à cette dimension tragique se conjugue celle de l'absurde si l'on se rapporte aux propos et à la gestique des soldats qui, tout du long, se contentent d'obéir aux ordres et ne changent en rien leurs habitudes de pensée et de comportement. Le sanglant dénouement ne les perturbe pas, ils s'attablent pour commencer une partie de cartes.
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