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Récit du parcours initiatique du capitaine Marlow sur le Congo colonial de la fin du XIXème siècle et de sa rencontre avec Kurtz.
Responsable d'un comptoir sur le fleuve, Kurtz est devenu le prophète d'une tribu d'indigènes dont il se sert pour piller de l'ivoire par tonnes entières à des lieues à la ronde. Moribond et rongé par les fièvres, il fini par mourir tout en laissant sur Marlow, par son charisme crépusculaire, une impression indélébile.

Conrad, aristocrate polonais devenu aventurier et capitaine au long cours, écrit dans un style chargé et fiévreux qui fait que cette nouvelle n'est pas facile à lire et peut en rebuter certains.
Mais en fait son intérêt est dans le climat lourd, sombre et troublant qu'elle sait créer. Le passage de l'attaque du vapeur est fabuleux ...
Sans doute inspiré par son expérience et certains faits des dernières années 1890 (dont le parcours sanglant de la mission française Voulet-Chanoine en Afrique centrale), Conrad décrit des colonisateurs bien loin de l'image (officielle de l'époque) des Européens apportant la civilisation aux peuples sauvages. La bêtise, la lâcheté et la cruauté de ceux qu'il appelle les pèlerins est mise en lumière sans ménagement.
L'aspect mystique de cette exploration humaine inspirera Malraux, Herman Hesse, Werner Herzog, F.F Coppola et tant d'autres. Même la sorcière de Kirikou sort d' « Au coeur des ténèbres »...

Le texte mérite seulement trois étoiles, mais le contexte de l'oeuvre et son impact en valent cinq.
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le 20 juillet 2013
Un voyage sur le fleuve Congo, dans une épaisse moiteur, à la rencontre du Mal.
Je vous conseille la lecture de cette prenante nouvelle de Conrad comme prélude au non moins prenant film de Coppola, Apocalypse now.
Et si le Congo vous intéresse, prolongez votre immersion avec le film de Raoul Peck Lumumba et le magistral livre de David van Reybrouck, Congo une histoire.
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A ma gauche la tribu des "civilisés" (beaux discours, actes peu reluisants), à ma droite celle des "sauvages" (pas de discours, actes peu reluisants également), toutes deux prisonnières de leurs rituels et de leurs codes.
Au milieu, le narrateur, horrifié d'appartenir à la première, comprenant peu à peu qu'il n'est pas si éloigné de la seconde...
Au milieu également, Kurtz, demi-traître à son peuple, rongé par ses contradictions.
Récit romancé d'un voyage de six mois au Congo, en 1890, ce livre est clairement daté : à côté de la dénonciation du colonialisme (rarissime à l'époque), Conrad ne cherche pas vraiment à comprendre l'âme africaine.
Cette réserve faite, l'écriture est somptueuse, la structure narrative complexe à souhait, les niveaux de lecture presqu'infinis.
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le 13 décembre 2011
J'ai trouvé ce livre bien surfait et très frustrant...

L'histoire est maintenant bien connue : Marlow raconte à ses amis l'expérience qu'il a vécue en Afrique équatoriale et en particulier sa remontée du grand fleuve comme capitaine d'un bateau à vapeur afin d'aller "récupérer" un chef de poste de l'intérieur nommé Kurtz. Hélas, ce qui aurait certainement gagné à nous être présenté dans un style "grand reportage" nous est servi avec emphase comme un récit symbolique, comme une remontée aux commencements du Monde, un retour à la barbarie des origines...

Ce Kurtz, ce "génie", cet apôtre de la civilisation qui avait proclamé que chaque poste "devait être comme une balise sur la route d'un monde meilleur", ce personnage qui a fasciné et subjugué tous ceux qu'il croisait, ce génie a fini par basculer dans le monde des ténébres! Il est devenu un tyran impitoyable et sanguinaire... Dans ce pays, où "on peut faire n'importe quoi", contrairement aux "pélerins" minables qui ont "basculé" simplement par laisser-aller et par veulerie, Kurtz, missionnaire exalté qui ne peut s'accomoder de demi-mesures, a quant à lui "basculé" d'un extrême à l'autre. Il semble tout-à-fait normal que le lecteur se pose des questions sur le pourquoi et le comment d'un tel revirement... De plus ce lecteur voudrait certainement en apprendre plus sur le contenu du discours de ce conquérant des ténèbres dont on nous dit qu'il est "une voix", que l'on écoute et avec qui "on ne discute pas" ! Marlow arrive trop tard... le personnage devenu mythe qui est remonté sur le bateau, allongé sur une civière, n'est plus qu'un moribond. Kurtz, mais aussi l'auteur, échappe au tout dernier moment à l'épreuve de la présentation des preuves... en laissant le lecteur sur sa faim.

Et que nous conte Marlow le témoin? Son récit non linéaire est souvent confus, alourdi par des digressions plus ou moins emphatiques qui reviennent périodiquement sur les mêmes thèmes. Son discours finit par lasser, comme ses piques continuelles à propos des "pélerins". En écoutant Marlow on a l'étrange impression que celui-ci a vécu cette expérience comme s'il n'était pas complètement éveillé, comme si ce qui l'entourait n'était pas totalement réel, comme s'il commençait à être miné par les fièvres... Le lecteur peut donc se sentir légèrement gêné face à ce personnage un peu flou, d'autant que l'auteur semble s'en être désolidarisé dès le début du livre quand il écrit que les amis réunis sur ce yawl sur la Tamise étaient sur le point d'entendre Marlow relater "une de ses expériences peu concluantes" ("to hear about one of Marlow's inconclusive experiences")!

Il reste à aborder l'aspect "anti-colonialiste" du roman... Sur ce point également on peut être insatisfait. Si la critique des nouveaux "pélerins de la civilisation", prédateurs minables et hypocrites, est cinglante bien qu'un peu facile, l'auteur reste par ailleurs très distant de ces indigènes exploités vus essentiellement comme des groupes, qu'ils soient mourants dans "le bosquet de la mort", équipage de noirs aux dents limées, ou bien "sauvages" asservis par Kurtz, et jamais comme des individus, à peine comme des "fonctions". Ils restent des "non-civilisés", dont il n'est nul besoin de connaître les moeurs. L'auteur semble bien plus intéressé par l'observation des comportements humains quand l'homme perd ses repères, quand il est plongé dans un monde inconnu où les barrières sociales et morales ont disparu. L'Afrique n'est finalement "utile" que comme un décor exotique se prêtant idéalement à ce genre de conflits éthiques. Pouvoir absolu et Force brute ne vont pas l'un sans l'autre dans la grande majorité des sociétés dites "primitives" ... il n'y a qu'à penser aux rois de l'ancien Dahomey qui n'ont certainement pas eu besoin d'attendre l'exemple d'un Kurtz pour installer leur trône sur des crânes d'ennemis vaincus. L'homme n'est pas naturellement bon et le soit-disant "contrat social" n'est qu'une vue de l'esprit : Kurtz n'a-t-il pas seulement voulu "re-vivre" dans ce "monde du début", dans ce monde des ténèbres, comme on y vivait, et plutôt comme on y survivait, à cette époque, en faisant fi des valeurs qui ont affiné nos instincts ? et cela parce qu'elles n'y sont pas adaptées..ou même, peut-être, parce que ces valeurs se sont révélées fausses à ses yeux ?

Je signale que j'ai lu ce livre dans la série "Folio bilingue" pour disposer du texte original et ainsi m'assurer que mes commentaires ne sont pas perturbés par une traduction approximative.
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le 20 octobre 2014
Pour cette œuvre, Conrad s'est inspiré d'un voyage qu'il avait fait au Congo en 1890. Au cœur des ténèbres (1902) raconte comment Kurtz, un collecteur d’ivoire par métier, doublé d’un philanthrope par vocation, devient chef de bande et chasseur de têtes : isolé dans ce lieu primordial qu’est la jungle africaine, le « civilisé » (Kurtz), sans défense spirituelle, découvre avec horreur le visage insoupçonné et abominable de l’humanité, ses instincts « oubliés et brutaux », tente de résister, mais capitule
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le 14 novembre 2014
C'est un très bon texte (a la fois précis, fort, obscur et poétique) auquel se réfère Gide dans son voyage au Congo. J'ai eu la surprise de voir qu'il avait inspiré une partie du film d'"Apocalypse now".

(j'ai par contre été un peu déçue de l'édition très récente du livre)
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le 28 mars 2016
Une épopée au fond de l'Afrique du XIXe siècle, où l'âme est sondée au long des méandres du fleuve, au gré des cultures et des abysses de l'Homme. Une écriture simple mais profonde, quasi mystique.
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le 7 juin 2015
Insondable, immense, vertigineux. La traduction, en regard, est assez faible - qu'importe ! Cette lecture se savoure sans "restraint" !
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le 13 juillet 2010
Un des plus beaux textes de Conrad
Dommage que la traduction contienne des erreurs !
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le 23 février 2011
Denis Lavant es NEFASTO leyendo poesia: no la lee, la manosea, la chuperretea, la babosea, la vomita, la grita, la erupta, la pisotea... en una palabra: LA DESTRUYE.
Denis Lavant se empegna en ponerse a si mismo por encima de la poesia, en demostrarnos cuan sensible es y cuan estremecido... ESPANTOSO.
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