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Avec vue sur la mer Broché – 1 mars 2005

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Extrait

La mer à Deauville. Chez nous, on disait ça d'un trait, sans respirer, cul sec et à la russe, comme quand on s'envoie un verre de vodka. Ce qui fait que les gens comprenaient lameradovil. Comme un nom de médicament. Ils n'avaient d'ailleurs pas complètement tort : lameradovil fut longtemps le remède familial par excellence, particulièrement souverain contre les maladies estivales.
Dès que le jardin devenait savane et croûte, que les hannetons grillaient vifs sur les branches du marronnier et que ma soeur et moi élisions domicile sous le tourniquet du jet d'eau, la famille considérait qu'il était grand temps de prendre sa dose de lameradovil : «Demain, disaient les parents, demain nous irons voir la mer à Deau­ville.»
La mer à Deauville était fraîche, apaisante.
Maman l'aimait pour ses ciels à la Boudin, papa pour ses coups de décoiffe à la Dufy. Moi, je la trouvais simplement verte et vernie comme une huître de Belon. Les huîtres de Belon étaient une des choses que je préférais au monde, bien avant les chocolats à la liqueur bénédictine et les escargots à l'ail.

La mer à Deauville, c'était un peu d'eau - en fait, il devait y en avoir autant que dans les autres mers, sauf qu'ici, à cause des marées, il fallait presque toujours aller chercher cette eau si loin qu'on avait l'impression que quelqu'un de goguenard s'était diverti à vider la mer juste avant notre arrivée -, mais c'était surtout du sable à perte de vue, un sable lisse et mouillé façon miroir où se reflétait la longue silhouette boisée de l'hôtel Normandy, un sable couleur pâte d'amande, consistance ciment frais.
Ma soeur et moi y imprimions la forme de nos mains, les doigts bien écartés, comme les stars d'Hollywood sur le trottoir devant le Chinese Théâtre.
Mais une humidité sournoise montait aussitôt des profondeurs sablonneuses, imbibant nos empreintes dont les contours devenaient flasques, s'affaissaient, s'effaçaient. J'en déduisais que je ne serais jamais célèbre. Et c'était tant mieux, parce que je me sentais trop timide pour supporter d'être un jour reconnu dans les autobus.
A l'époque de la mer à Deauville, ma seule ambition était de devenir un ornithorynque. J'avais déniché dans la bibliothèque parentale un livre de Giraudoux qui s'appelait Suzanne et le Pacifique, et j'avais adoré ce moignon de scène, à peine huit lignes mais grandioses, où Suzanne parle de ses relations avec un ornithorynque, «un oiseau qui avait des poils et un bec qui avait des dents, qui se plaignait doucement par des cris de canard [...] et remuait la queue comme un chien». Suzanne prétend n'avoir jamais embrassé l'ornithorynque, mais elle s'en défend avec tant d'ardeur que j'étais persuadé (je le suis toujours) qu'elle mentait. Et comment qu'elle lui avait roulé une pelle ! Avec la langue et tout ! Moi qui avais déjà dix ans et qu'aucune fille n'avait encore embrassé, j'aurais donné beaucoup pour être cette bête-là. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Présentation de l'éditeur

Lorsqu'il était enfant, Didier Decoin a passé des vacances dans la Hague, au Nord du Cotentin. Il est tombé amoureux de cette région et a passé des années à y rechercher une maison. Il nous raconte joliment ses mésaventures immobilières, les péripéties inévitables liées aux travaux, les tempêtes, son jardin, les petits bonheurs du voisinage et des nourritures terrestres qu'offre ce pays normand battu par la mer et le vent."D'une certaine façon, ce livre est traduit d'un autre livre ? de granit celui-là, où depuis vingt-cinq ans je grave quelques unes des plus belles pages de l'histoire de ma vie." Pour un écrivain, parler d'une maison que l'on aime, c'est une autre façon de parler de soi... Le Combourg de Chateaubriand, la Treille Muscate de Colette, le Malagar de Mauriac, le Manosque de Giono ou les Charmettes de Rousseau appartiennent autant à la biographie de ces auteurs qu'à leurs oeuvres. Ici, Didier Decoin nous offre de très belles pages autobiographiques où se retrouvent, mêlés aux souvenirs d'enfance et aux évocations de sa famille, la tendresse, l'humour et l'émotion.

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Meilleurs commentaires des clients

Format: Poche
Le seul défaut de ce livre, c'est qu'il est vraiment beaucoup trop court. Mais sinon, on passe un merveilleux moment en accompagnant l'auteur dans la recherche de sa maison bonheur au coeur de la Hague. A conseiller à tous les amoureux de cette belle région et à ceux qui veulent la découvrir. Et puis c'est un petit livre plein d'humour et de joie de vivre, qui saurait même (presque) nous faire aimer pluies et tempêtes !
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Format: Poche
Ce petit roman autobiographique se lit d'une traite. Dés la première page, on est séduit par le style plein d'humour, d'autodérision et de simplicité. On ressent beaucoup de modestie de la part de l'auteur qui préfére parler de lui en plaçant sa petite maison au premier plan et en évoquant de façon sublime la Hague sauvage et hors du temps que j'aime tant. Ce bout du monde nous est décrit dans toute son authenticité, sa simplicité et sa force. La nature, la mer, les habitants sont présentés avec amour et respect. Le sujet de ce livre n'est pas juste la quête de la maison de vacances idéale, il nous entraine vers la quête de la beauté, du bonheur et de l'amour. Il nous évoque ces lieux magiques où enfin nous pouvons nous ressourcer, nous apaiser et être vraiment nous-mêmes. L'auteur nous donne envie de rechercher à notre tour cet endroit intime où nous avons la certitude d'être totalement à notre place et dont nous ne pouvons plus nous passer. Et une fois que nous l'avons trouvé, nous souhaitons le faire découvrir aux autres pour partager ce bonheur. C'est ce qu'a fait Didier decoin dans ce roman.
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Par cathulu TOP 1000 COMMENTATEURS le 30 mars 2008
Format: Poche
Avec vue sur la mer est un roman d'amour. Le roman d'amour d'un écrivain, Didier Decoin, et de sa femme (et bientôt de leur petite famille) pour une maison.
Une maison qu'il leur faudra longtemps guigner, longtemps calfater mais qui deviendra comme une extension d'eux mêmes.
C'est aussi un roman d'amour avec une région et ses habitants , un roman d'amour avec la langue, que Chantal, la femme de l'auteur malmène parfois si joyeusement ("remonte l'autocar" pour "remonte l'édredon" !) alors qu'elle jongle allègrement avec les noms latins des plantes du jardin.
Beaucoup de tendresse entre cette femme et celui qui se baptise lui même "Oncle podgers" car il est doté de deux mains gauches en matière de bricolage ...
J'avais beaucoup aimé les premiers romans de Didier Decoin (John l'enfer, les trois vies de Babe Ozouf ), puis j'avais un peu perdu de vue cet auteur, me contentant de remarquer son nom dans un générique de téléfilm. C'est avec grand plaisir que j'ai retrouvé son style, aussi goûteux que les poissons qu'il nous donne envie de savourer
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Format: Poche
Marguerite Duras, Marcel Proust, Gilles Pérault ont écrit au calme de la mer de la Manche, à Tourville, Deauville et Utah Beach, plages infinies où la mer se retire à des kilomètres pour découvrir un desert de sable ephémère. Didier Decoin connaît "lameradovil" mais ce qu'il aime, c'est la violence de la mer, le roc, la tempête, le vent glacial de l'océan atlantique, perché sur son promontoir haguais comme dans un phare du cap Horn. Son phare à lui, c'est sa petite maison en pierre "avec vue sur la mer", sa mer furieuse. Dans ce livre Decoin nous raconte sa maison ; elle devient personnage à part entière et même héroine. Il raconte quelle force il a mis pour l'adopter, comment il l'a cajolé, pour finir par ne plus pouvoir se passer d'elle.

"Avec vue sur la mer" est un roman touchant au personnage principale atypique, puisque composé de pierres et de tuiles. L'auteur nous raconte sa maison tout comme la maison nous raconte l'auteur.
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Format: Broché
Il s’agit d’un récit autobiographique racontant les vicissitudes de la quête d’une résidence secondaire à la pointe nord-ouest du Cotentin, par l’auteur et son épouse, autour des années 1980. Aux débuts parisiens pleins d’idées reçues sur les lieux et ses habitants, puis quasi autochtones très intégrés, leur histoire ne manque pas d’intérêt et se lit très facilement. Le style est néanmoins teinté d’un humour un peu forcé, avec des métaphores parfois un peu lourdes et vaguement pédantes. Ce n’est pas de la grande littérature, mais le récit est pittoresque.
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Format: Poche Achat vérifié
franchement je préfère Didier Decoin autobiographe que romancier ! J'ai lu John l'Enfer, les 3 vies de Babe Ozouf et l'enfant de la mer de Chine et je trouvais ses histoires un peu tirées par les cheveux, même s'ils se lisent facilement et sans déplaisir, mais là j'ai trouvé un récit parfaitement écrit, avec de l'humour, de l'autodérision, un respect des gens décrits, un sens de la narration équilibré... Un vrai bonheur de lecture pour évoquer ce coin que j'adore (mais on ne devrait pas le dire, il va finir par y avoir du monde, quoique, la rudesse des éléments peut en décourager plus d'un(e) !)
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