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C'est le 20ème Opus de Bernard Lavilliers qui paraît aujourd'hui et pas des moindres.
Un double album donc pour cette sortie en version 10 titres ou 11 titres en ce qui concerne l'album proprement dit
+ un deuxième CD de 27 minutes où Bernard se fait narrateur d'un poème de Blaise Cendrars écrit en 1913
"la prose du transsiberien et de la petite jehanne de france".
Au travers de ces enregistrements,c'est tout l'univers musical de bernard lavilliers que l'on retrouve
avec ces sonorités du monde entier.C'est également dans l'écriture un regard lucide sur notre quotidien et le monde qui nous entoure.
Notamment le drame d'Haïti qui a inspiré trois chansons à Bernard ou encore la disparition récente de sa mère à qui il rend hommage
avec"sans fleurs ni couronnes".Vraiment,ce disque est absolument remarquable en tous points.
Il démontre à nouveau(si besoin était)que Bernard Lavilliers possède toujours ce regard affûtè sur la société,avec ses drames,ses joies,ses peines
Il demeure un artiste entier.
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Bernard Lavilliers demeure un des derniers grands tauliers de la chanson française, et, à 67 balais, toujours aussi engagé, il en a autant dans les baloches que dans sa plume comme en témoigne son vingtième album, Baron Samedi (2013).

Inspiré comme souvent, remonté mais pas révolté, le chanteur des ouvriers en a encore sous la semelle pour évoquer la vie et l’espoir, la mort, la violence urbaine, l’indifférence ou la City londonienne. Le Stéphanois promène son écriture dans un Port-au-Prince meurtri, dévoilant une poésie subtile, un style plus acoustique avec des accords plus complexes et affichant de beaux arrangements sous influence haïtienne ou caribéenne, suggérés par son séjour sur une terre dévastée par le séisme de 2010 (300.000 morts).

Lavilliers est en forme, c’est le moins que révèle son dernier double disque. Double disque en effet dont un, le deuxième, un peu fou, qui lui permet enfin de réaliser un des rêves qu’il entretient depuis longtemps mais jamais assouvi, celui de mettre en musique la poésie de Blaise Cendars.

Les 28 minutes de Prose du Transibérien et de la petite Jehanne de France constituent la surprise du chef. Lavilliers devient conteur ; depuis le temps que l’idée trottait dans sa tête, ce projet toujours repoussé est une belle réussite : bel accompagnement, belle musique, belle voix, beau texte.
Baron Samedi se situe aux confins entre la vie et la mort. Il ouvre avec Scorpion, une poésie violente en hommage au poète turc Nazim Hikmet. Contrairement à ce qui fut fait précédemment par Montand (Mon Frère), à savoir déclamer un texte de 1948 sur une musique, l’artiste du Forez livre ici une vraie chanson : « Comme le scorpion, mon frère, tu es comme le scorpion. Dans une nuit d’épouvante. »

Baron Samedi réfère à un personnage mystérieux de la culture vaudou haïtienne, le plus redoutable des esprits (Lwas ou loas) de cette religion pratiquée en Haïti. L’esprit de la Mort, le Maître des Cimetières où il vit et vénéré chaque samedi. Les Pretty Things, dans S.F Sorrow de 1968, en avaient déjà fait le thème de Baron Saturday.

Lavilliers est un grand voyageur. Outre la terre haïtienne dont il décrit la vie telle qu’il la voit et la ressent et l’espoir qu’il faut garder (Vivre encore), il nous emmène sur les terres londoniennes de Jack l’éventreur (qui ne s’attaque qu’aux banquiers et aux financiers), à New York (violence urbaine dans Y a pas qu’à New York), dans le Var (Villa Noailles), à la Réunion (Rest’là Maloya).

Le compagnon de route de toujours du Parti Communiste Français y évoque aussi la disparition de sa mère, assistante sociale dans un « Sans fleurs ni couronnes » d’une grande pudeur et d’une belle profondeur.

Après trois ans de silence depuis son dernier disque (Causes Perdues et Musiques tropicales/2010), le retour de cette figure hexagonale de gauche se fait avec l’œil, la curiosité de tout et de tous et les notes du reporter sur un monde enchevêtré.

Même si le gringo se veut moins latino qu’à l’accoutumée, il est une fois de plus probant, d’autant plus qu’il chante merveilleusement bien (PLO54).
Un album qui ne manque pas de souffle.
22 commentaires| 23 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Je fais partie des vieux "déçus" de Lavilliers, de ceux qui l'ont adoré à la fin des années 70 et au début des années 80. Jusqu'à ce qu'il cède à la démagogie politique, à l'auto-glorification d'une légende fabriquée de toutes pièces, et s'intéresse plus au culturisme qu'à la musique.
Oh, même dans ses années fades il est quand même parvenu à sortir quelques morceaux d'anthologie comme les Mains d'Or ou On The Road Again.
Il faudrait vraiment être de mauvaise foi pour ne pas reconnaître le grand talent de l'auteur de Fensch Vallée, même s'il n'a guère été sollicité au cours des vingt dernières années.
Jusqu'à ce disque.
Je l'ai écouté par curiosité et je me suis surpris à l'apprécier beaucoup.
Les rythmes bossa sont toujours là, même s'ils savent désormais se faire plus discrets.
Les mots sont égaux à eux-mêmes, les vieux rêves aussi (les States avec "Y'a pas qu'à New York", Haïti avec "Baron Samedi").
La voix ne fait pas son âge.
Les arrangements, très travaillés, sont toujours séduisants. L'utilisation intelligente des cordes donne d'ailleurs une réelle dimension cinématographique à l'ouvrage.
Plus important encore: on ne s'ennuie jamais.
Alors, attention, je ne vais pas dire que le grand Nanard a retrouvé sa jeunesse. Simplement qu'il n'essaye pas ici de se faire passer pour ce qu'il n'est pas. Et c'est bon de le redécouvrir.
Il nous offre au final un très bon disque d'excellente chanson française.
Le loubard bon chic s'est un peu rangé, le révolté soixante-huitard s'est adouci, mais le vieux lion parvient encore à rugir.
Allez, pour le coup, j'ai bien envie de lui pardonner ses compromissions passées.

Morceaux préférés: "Scorpion", co-écrit avec Romain Humeau sur un texte de Nazim Hikmet. Une grosse faiblesse aussi pour "Y'a pas qu'à New York" (Marc Estève/Teofilo Chantre - Fred Pallem), qui sonne comme du très grand Lavilliers d'il y a 30 ans, la maturité en plus.

PS: Le texte de Cendrars qui s'étire sur 26 minutes sur un fond sonore gainsbourien... mouais. C'est bien de l'écouter une fois. On voit ce que Lavilliers aurait aimé faire. Mais je n'ai pas l'impression qu'il ait tout à fait atteint son but. Pas grave.
1313 commentaires| 41 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 21 septembre 2015
Restons dans la poésie.Car qui soutiendra que les paroles des chansons de Bernard Lavilliers ne sont pas , fortes souvent, et très belles parfois?
... que ce soit la simple "Vivre encore",ou la très émouvante chanson pour sa mère disparue, ou encore l'épurée "Villa Noailles"...
J'insisterai aussi sur la convaincante et belle lecture qu'il nous donne du long poème de Blaise Cendrars, avec son inspiré accompagnement musical - un poème de 1913, dédié aux musiciens, justement.
Un poète turc pour ouvrir le C.D., un poète suisse naturalisé français pour le clore ... ce drôle de pays démocratique où nous vivons et ses taux d'abstention devenue habituelle.. à moins bien sûr qu'on ne vote pour le pire ...
Saviez-vous que Cendrars peu avant de mourir de vieillesse et de maladie en 1961, a écrit : "Je vais avoir la chance de ne pas connaître le monde ou l'époque de la petite auto à Monsieur Toutlemonde." ? Citation approximative, excusez-moi; c'est de mémoire.
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le 7 juin 2014
Inconditionnelle de Lavilliers je suis encore "comblée".... et le disque 2 est sublime... magnifique texte de Cendrars dit par Lavilliers sur un fond musical arrangé par lui! Beau moment de poésie!
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le 6 mars 2014
Ce nouvel album est excellent, Lavilliers y est fidèle à lui-même tant pour la musique que pour les textes. A écouter de toute urgence ! Et si vous avez la possibilité d'aller à un de ses concerts surtout ne vous privez pas, là encore il est toujours aussi fort !
Merci Mr Lavilliers.
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le 23 février 2014
Un grand Monsieur de la musique française - de très bons textes, des musiques d'ici et d'ailleurs qui nous font voyager au gré de chansons très entrainantes ou de balades un peu plus intimistes. La chanson sur le décès de sa maman est émouvante.
Ce dernier opus est vraiment excellent
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le 15 janvier 2014
C'est à ça qu'on reconnait les Grands, cette capacité à se renouveler, non pas dans le style: c'est toujours Lavilliers, sa mélancolie, l'amour, la mort, ses doutes, ses voyages mais quand vous avez écouté deux fois Baron Samedi, la plupart des mélodies vous tournent déjà dans le tête. Ca commence fort par un "Scorpion" à la rythmique saccadée et des textes aiguisés (bien culpabilisants en fait) mais l'album est plutôt posé sur des mélodies lentes (si on exclut le groovy "Y a pas qu'à NY") parfaitement orchestrées (écoutez les arrangement de "Jack" ou la mélodie tintinnabulante de "Sans fleurs ni couronnes" dédiée à sa mère et le mélancolique "Villa Noailles" sorti directement de l'univers début XXème Satie, Debussy et des surréalistes)ou encore ces histoires rapportées de voyages (Baron Samedi, superbe orchestration). Un bémol cependant pour la mise en musique du poème de Cendrars où les 26 minutes auraient permis un peu plus d'audace musicale électro-jazzy. Gilles B
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le 4 février 2014
Bonjour
Je vous remercie pour votre travaille que je trouve fantastique de travailler nuit et jour pour le bien etre des gens , c'est avec une grande satisfactions que je continuerai a acheter chez vous, un grand grand merci
lary M
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le 8 mars 2014
Du vrai Lavilliers. Cependant, déçu par le contenu de l'album : des morceaux un peu longs avec trop "d'images". Déroutant mais c'est du Lavilliers ! Une super orchestration et un rythme prenant.
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