Neuf :
19,50€19,50€
Livraison à partir de 0,01 € :
mercredi 12 avr.
en France métropolitaine
Expédié depuis : Amazon Vendu par : Amazon
Achetez d'occasion 7,01 €
Autres vendeurs sur Amazon
+ 4,90 € Livraison
90 % positif(s) au cours des 12 derniers mois
+ 4,99 € Livraison
93 % positif(s) au cours des 12 derniers mois
+ 5,95 € Livraison
94 % positif(s) au cours des 12 derniers mois
Téléchargez l'application Kindle gratuite et commencez à lire des livres Kindle instantanément sur votre smartphone, tablette ou ordinateur - aucun appareil Kindle n'est requis. En savoir plus
Lisez instantanément sur votre navigateur avec Kindle pour le Web.
Utilisation de l'appareil photo de votre téléphone portable - scannez le code ci-dessous et téléchargez l'application Kindle.
En savoir plus
Suivre l'auteur
OK
Berezina Broché – 5 février 2015
| Prix Amazon | Neuf à partir de | Occasion à partir de |
|
Format Kindle
"Veuillez réessayer" | — | — |
|
Livres audio Audible, Version intégrale
"Veuillez réessayer" |
0,00 €
| Gratuit avec l'offre d'essai Audible | |
|
Poche, Illustré
"Veuillez réessayer" | 7,40 € | 3,68 € |
|
CD, Livre audio
"Veuillez réessayer" |
—
| 36,95 € | — |
- Format Kindle
7,99 € Lisez avec notre Appli gratuite -
Livre audio
0,00 € Gratuit avec l'offre d'essai Audible - Broché
19,50 €17 D'occasion à partir de 7,01 € 13 Neuf à partir de 19,45 € - Poche
8,10 €11 D'occasion à partir de 3,68 € 16 Neuf à partir de 7,40 € 1 De collection à partir de 25,00 € - CD
à partir de 36,95 €2 Neuf à partir de 36,95 €
Options d'achat et paniers Plus
- Une folie qui nous obsède, dis-je, nous emporte dans le mythe ; une dérive, un délire quoi, traversé d'Histoire, de géographie, irrigué de vodka, une glissade à la Kerouac, un truc qui nous laissera pantelants, le soir, en larmes sur le bord d'un fossé. Dans la fièvre...
- Ah ? fit-il.
- Cette année ce sont les deux cents ans de la Retraite de Russie, dis-je.
- Pas possible ! dit Gras.
- Pourquoi ne pas faire offrande de ces quatre mille kilomètres aux soldats de Napoléon ?»
Sylvain Tesson embarque l'Empereur dans son side-car pour une épopée carnavalesque et réjouissante.
Entraîné dans une effraction du temps, le lecteur enjambe les siècles avec jubilation.
Sylvain Tesson est un écrivain voyageur. Il est le fils de Marie-Claude et Philippe Tesson. Géographe de formation, il effectue en 1991 sa première expédition en Islande, suivie en 1993 d'un tour du monde à vélo avec Alexandre Poussin. C'est là, le début de sa vie d'aventurier. Il traverse également les steppes d'Asie centrale à cheval avec l'exploratrice Priscilla Telmon. Il publie alors L'immensité du monde. En 2004, il reprend l'itinéraire des évadés du goulag et publie L'Axe du Loup, un périple qui l'emmène de la Sibérie jusqu'en Inde à pied. Avec Une vie à coucher dehors, Petit traité sur l'immensité du monde, Dans les forêts de Sibérie (Prix Médicis essai 2011) et un recueil de nouvelles S'abandonner à vivre, font de Sylvain Tesson un auteur reconnu par la critique et apprécié par le public.
- Nombre de pages de l'édition imprimée199 pages
- LangueFrançais
- ÉditeurGUERIN
- Date de publication5 février 2015
- Dimensions13.5 x 1.6 x 21.1 cm
- ISBN-102352210895
- ISBN-13978-2352210894
Produits fréquemment achetés ensemble

- +
- +
Les clients ayant acheté cet article ont également acheté
Description du produit
Extrait
Six mois avant le départ.
LES IDÉES de voyage jaillissent au cours d'un précédent périple. L'imagination transporte le voyageur loin du guêpier où il s'est empêtré. Dans le désert du Néguev, on rêvera aux glen écossais ; sous la mousson, au Hoggar ; dans la face ouest des Drus, d'un week-end en Toscane. L'homme n'est jamais content de son sort, il aspire à autre chose, cultive l'esprit de contradiction, se propulse hors de l'instant. L'insatisfaction est le moteur de ses actes. «Qu'est-ce que je fais là ?» est un titre de livre et la seule question qui vaille.
Cet été-là, nous frôlions chaque jour des icebergs plaintifs. Ils passaient tristes et seuls, surgissant du brouillard, glaçons dans le whisky du soir. Notre voilier, La Poule, voguait de fjord en fjord. La lumière de l'été, brouillée par la vapeur, allaitait jour et nuit les côtes de Baffin. Parfois, nous accostions au pied d'une paroi de six cents mètres plantée dans l'eau. Alors, déroulant nos cordes, nous nous lancions dans des escalades. Le granit était compact, il fallait pitonner ferme. Pour cela, nous avions Daniel Du Lac, le plus vaillant d'entre nous. Il était à l'aise pendu au-dessus de l'eau - davantage que sur le pont du bateau. En ouvrant la voie, il délogeait des blocs. Les rochers nous fusaient dans le dos et claquaient l'eau avec un bruit d'uppercut dans une mâchoire coupable.
Cédric Gras suivait, soulevé par cette vertu : l'indifférence. Moi, je redoutais de redescendre. A bord du bateau, l'atmosphère n'était pas gaie. Dans le carré, chacun lapait sa soupe en silence. Le capitaine nous parlait comme à des chiens et nous prenait, le soir, pour son auditoire. Il fallait subir ses hauts faits, l'entendre dérouler ses vues sur cette science dont il s'était fait le spécialiste : le naufrage. Il y a comme cela des napoléons du minuscule ; en général, ils finissent sur les bateaux, le seul endroit où ils peuvent régner sur des empires. Le sien mesurait dix-huit mètres.
Un soir, avec Gras, nous nous retrouvâmes sur le pont avant. Des baleines soupiraient à la proue du bateau, nageaient mollement, roulaient sur le côté : la vie des gros.
«Il faut renouer avec un vrai voyage, mon vieux. J'en ai marre de cette croisière de Mormons, dis-je.
- Un vrai voyage, c'est quoi ? dit-il.
- Une folie qui nous obsède, dis-je, nous emporte dans le mythe ; une dérive, un délire quoi, traversé d'Histoire, de géographie, irrigué de vodka, une glissade à la Kerouac, un truc qui nous laissera pantelants, le soir, en larmes sur le bord d'un fossé. Dans la fièvre...
Revue de presse
Le lyrisme sec, la verve poétique, la fièvre ludique et grave de Sylvain Tesson confèrent à ce récit, truffé de bonheurs d'expression et de tableaux saisissants, une pénétrante hauteur de vue. C'est le carnet de route d'un grognard aux semelles de vent. (Jean-Claude Raspiengeas - La Croix du 11 février 2015)
Le dernier livre de Tesson est probablement le meilleur et pour plusieurs raisons qui ne méritent que peu de discussion : tout d'abord, il retourne en Russie, sa terre de prédilection (...) ensuite, et de manière très originale, il va mener en parallèle le récit de son propre voyage de Moscou à Paris en moto soviétique avec des copains russes et français (dont Cédric Gras, autre écrivain voyageur, russophile pathologique comme lui), et celui de la terrible débâcle de la Grande Armée ; enfin, son style, arrivé à maturité, est à la hauteur de l'horreur de l'époque, plein de sang et de drames, mais aussi d'humour, d'alcool (vodka uniquement)... et de pannes de moteur... (Yves Panis - Libération du 2 juillet 2015)
Biographie de l'auteur
Détails sur le produit
- Éditeur : GUERIN (5 février 2015)
- Langue : Français
- Broché : 199 pages
- ISBN-10 : 2352210895
- ISBN-13 : 978-2352210894
- Poids de l'article : 300 g
- Dimensions : 13.5 x 1.6 x 21.1 cm
- Classement des meilleures ventes d'Amazon : 163,141 en Livres (Voir les 100 premiers en Livres)
- 2,547 en Sciences de la terre, eau et environnement (Livres)
- 2,799 en Géographie et urbanisme (Livres)
- 4,028 en Enquêtes (Livres)
- Commentaires client :
À propos de l'auteur

Écrivain, journaliste et grand voyageur, Sylvain Tesson est né en 1972. Après un tour du monde à vélo, il se passionne pour l’Asie centrale, qu’il parcourt inlassablement depuis 1997. Il s’est fait connaître en 2004 avec un remarquable récit de voyage, L’axe du loup (Robert Laffont). De lui, les Éditions Gallimard ont déjà publié Une vie à coucher dehors (collection blanche, 2009, Folio n° 5142) et, avec Thomas Goisque et Bertrand de Miollis, Haute tension (Hors série Connaissance, 2009).
©cHelie.jpg
Commentaires client
Les avis clients, y compris le nombre d’étoiles du produit, aident les clients à en savoir plus sur le produit et à décider s'il leur convient.
Pour calculer le nombre global d’étoiles et la ventilation en pourcentage par étoile, nous n'utilisons pas une simple moyenne. Au lieu de cela, notre système prend en compte des éléments tels que la date récente d'un commentaire et si l'auteur de l'avis a acheté l'article sur Amazon. Les avis sont également analysés pour vérifier leur fiabilité.
En savoir plus sur le fonctionnement des avis clients sur AmazonCommenté en France le 7 décembre 2019
-
Meilleures évaluations
Meilleures évaluations de France
Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.
C'est de Moscou que Tesson avec ses deux compères français Gras et Goisque et ses deux amis russes Vitaly et Vassili s'élance sur la parcours de la Retraite de Russie, Borodino, la Berezina, Smolensk, Vilnius pour suivre ensuite les traces du voyages retour de Napoléon jusqu'à Paris : « Pourquoi ne pas faire offrande de ces quatre mille kilomètres aux soldats de Napoléon ? A leurs fantômes. A leur sacrifice. En France, tout le monde se fout des Grognards. Ils sont tous occupés avec leur calendrier maya. Ils parlent de la « fin du monde » sans savoir que leur monde est déjà mort ».
L'auteur fait état de la théorie de son ami Gras sur les « hauts lieux » (hauts lieux de la tragédie, hauts lieux spirituels, hauts lieux géographiques, hauts lieux du souvenir, hauts lieux de la création, hauts lieux héraclitéens), mais c'est de son côté obsédé par les souffrances endurées par près d'un million d'hommes que Tesson se lance dans cette folle aventure et de toutes ces horreurs qu'il sait qu'il aura du mal à oublier, à force de les toucher à chaque étape de plus près. Il ne s'en rend compte qu'une fois parvenu en Lituanie : « Les soldats oubliés du charnier de Siaures miestelis avaient été inhumés dans le cimetière en 2003. Pour la première fois, nous abordions un lieu tangible de la Retraite, un espace qui n'était point seulement un décor du souvenir ou un théâtre historique. Il y avait sous cette neige les ossements des hommes dont nous suivions les traces depuis Moscou. Nous cessions de courir après les spectres. Nous nous tenions devant leurs restes ».
Faire la route dans le froid et dans la boue est également l'occasion de plaisirs plus légers : « Ce voyage était certes une façon de rendre les honneurs aux mânes du sergent Bourgogne et du prince Eugène, mais aussi une occasion de se jeter de nids-de-poule en bistrots avec deux de nos frères de l'Est pour sceller l'amour de la Russie, des routes défoncées et des matins glacés lavant les nuits d'ivresse ». Il donne aussi l'occasion à l'auteur d'exprimer son admiration pour le peuple russe : « Ô nous aimons ces Russes. Chez nous, l'opinion commune les méprisait. La presse les tenait, au mieux, pour des brutes à cheveux plats, incapables d'apprécier les mœurs aimables des peuplades du Caucase ou les subtilités de la social-démocratie et, au pire, pour un ramassis de Semi-Asiates aux yeux bleus méritant amplement la brutalité des strates sous le joug desquels ils s'alcoolisaient au cognac arménien pendant que leur femmes rêvaient de tapiner à Nice. Ils sortaient de soixante-dix ans de joug soviétique. Ils avaient subi dix années d'anarchie eltsinienne. Aujourd'hui, ils se revanchaient du siècle rouge, revenant à grands pas sur l'échiquier mondial. Ils disaient que des choses que nous jugions affreuses : ils étaient fiers de leur histoire, ils se sentaient pousser des idées patriotiques, ils plébiscitaient leur président, souhaitaient résister à l'hégémonie de l'OTAN et opposaient l'idée de l'Eurasie aux effets très sensibles de l'euro-atlantisme. En outre, ils ne pensaient pas que les Etats-Unis avaient vocation à s'impatroniser dans les marches de l'ex-URSS. Pouah! Ils étaient devenus infréquentables ».
En filigrane et au travers des siècles, la présence de Napoléon qui ne manque pas de fasciner Tesson : « Le spectacle était étrange de ces énarques du XXIe siècle, clapotant dans l'entre-soi et la cooptation et dégoisant sur « Le Mal napoléonien » sans reconnaître que l'Empereur avait su donner une forme civile et administrative aux élans abstraits des Lumières ».
Pour terminer, une anecdote raconté par Tesson résume très bien l'esprit de son livre, lorsque face au monument aux morts français de la Bérézina, il raconte : « Le monument me fit penser à cette journaliste de télévision, à qui j'annonçais en direct, quelques mois plus tôt, mon désir de reprendre l'itinéraire de la Retraite et de passer la Bérézina : « Napoléon ? La Bérézina ? Tout cela n'est pas très glorieux », commenta-t-elle. Là, devant la rivière tombale, les mots que j'aurais dû lui jeter me vinrent aux lèvres. Mais j'avais été encore une fois victime de l'esprit d'escalier. « Vraiment chère amie ? Pas de gloire chez les pontonniers qui acceptèrent la mort pour que passent leurs camarades ; chez Eblé, le général aux cheveux gris, qui, sous la canonnade, traversa plusieurs fois le pont pour rendre compte à l'Empereur de l'avancée du sauvetage et mourut d'épuisement quelques jours plus tard ? Pas de gloire chez Larrey, le chirurgien en chef qui fit d'innombrables allers-retours d'une rive à l'autre pour sauver son matériel opératoire, chez Bourgogne qui donna sa peau d'ours à un soldat grelottant, chez ces hommes du génie qui jetaient des cordes aux malheureux tombés à l'eau, chez ces femmes dont Bourgogne écrit « qu'elles faisaient honte à certains hommes, supportant avec un courage admirable toutes les peines et les privations auxquelles elles étaient assujetties » ? Et chez cet Empereur qui sauva quarante mille de ses hommes et dont les Russes juraient trois jours auparavant qu'il n'y avait pas une chance sur un million de leur échapper ? Qu'est-ce que la gloire pour vous madame, sinon la conjuration de l'horreur par les hauts faits ? Au lieu de cela, j'avais bredouillé : Oui, euh, mais tout de même ».
Il y a des livres dont on sait, après seulement quelques pages, qu'ils vont vous transporter (au sens propre comme au sens figuré). C'est le cas de « Berezina », de Sylvain Tesson. Arrivé aux Invalides et à la 200 et dernière page, il ne me vient qu'un mot : Merci.
[ Au passage, je recommande aux bibliophiles de se procurer au moins un livre des éditions Nelson, qui de 1900 à 1930 environ, ont publié en France Alexandre Dumas, Pierre Loti, etc... Il faut avoir fait l'expérience magique du livre qui peut rester ouvert dans la main à n'importe quelle page... Miracle de la reliure à l'ancienne ! ]
Je me suis donc relancé dans ma lecture, mais, mauvaise surprise, j'ai découvert que ce voyage à moto s'est accompagné d'une étonnante consommation de... vodka. Le culte de ce breuvage s'invite jusque sur la 4ème de couverture... C'est choquant ; les drames dus à l'alcool sont archi-connus. Face à ce type de problème, à tout le moins, on s'autocensure. J'ai nettement préféré " l'Axe du loup ". J'ajoute que s'agissant d'un livre de voyages, il est regrettable de n'avoir pas prévu quelques pages de photos.
Heureusement, Sylvain Tesson n'a rien perdu de son talent. Il reste un magicien du style. Dans certains passages, les mots sont si bien choisis et si parfaitement assemblés qu'ils résonnent entre eux... un vrai régal ! Ce voyage à moto en hiver, pour être en phase avec les soldats de Napoléon, est une entreprise courageuse qui force le respect.
Ce livre compte un peu moins de 200 pages, cela peut paraître un peu court à certains. Pour moi c'est une qualité, je préfère la concision aux abus de bavardages. D'ailleurs on en apprend beaucoup avec ce livre, indispensable si l'on veut mesurer l'ampleur de la tragédie humaine qu'a été la Retraite de Russie. Sans les réserves dont j'ai parlé, je lui aurais mis 5 étoiles.
Autre avantage du livre de Sylvain TESSON: pas de prêchi-prêcha, pas de pessimisme, ni d'autoflagellation, ni d'apitoiement sur tel ou tel aspect de notre Histoire, qui tout bien pesé se révèle bien glorieuse, n'est-il pas? Et si vous en doutez, lisez Tesson.








