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Blonde On Blonde [Import anglais] Edition limitée, Import

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Blonde On Blonde Amazon Music Unlimited
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Neuf à partir de Occasion à partir de
CD, Edition limitée, Import, 31 janvier 2003
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Détails sur le produit

  • CD (31 janvier 2003)
  • Nombre de disques: 1
  • Format : Edition limitée, Import
  • Label: Sony Music Média
  • ASIN : B00007LVBM
  • Autres éditions : CD |  Cassette |  Album vinyle |  Mini-disque |  Téléchargement MP3
  • Moyenne des commentaires client : 4.7 étoiles sur 5 32 commentaires client
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Description du produit

Critique

Premier double album de l’histoire du rock, Blonde On Blonde , qui paraît en mai 1966 représente pour son auteur (qui ne prend même pas la peine d’indiquer ni son nom ni le titre de son disque sur la pochette) l ‘aboutissement de sa période rock enclenchée depuis Bringing It All Back Home . La genèse de l’album fut assez mouvementée. Tout d’abord, Bob Dylan est épuisé par le nombre de concerts effectués (plus de quatre par semaine) avec le groupe  électrique canadien les Hawks, et une tournée mondiale après Highway 61 Revisited. L’accueil y est souvent tendu, avec des huées régulières à la suite de son orientation « rock » qui déconcerte une partie de ses fans. « Judas! » lui lance un spectateur en Angleterre.

Un seul morceau est enregistré lors des premières sessions à New York avec les Hawks entre octobre 65 et janvier 66.  Le producteur Bob Johnston suggère alors d’utiliser les studios de CBS à Nashville, persuadé que leur ambiance décontractée et paisible et la disponibilité de leurs musiciens permettront à Bob Dylan de libérer sa créativité. La suggestion scandalise le manager Albert Grossman et le PDG de Columbia. Pourtant Bob Dylan décide finalement de suivre ce conseil avisé. Du groupe les Hawks, il retient le guitariste Robbie Robertson dont il admire le style si précis et Al Kooper le génial organiste improvisé de Highway 61 Revisited. 

Le résultat est un sommet étourdissant dépassant de très loin le niveau des standards dylaniens.

Comme l’affirme à a posteriori Al Kooper, le poète branché Bob Dylan mixé aux musiciens tous-terrains de Nashville a donné lieu à une alchimie explosive. La formule rock de Highway 61 Revisited  qui sonnait si « garage » est abandonnée au profit d’un son plus raffiné et recherché. Excepté « Visions Of Johanna », tous les textes sont des brouillons écrits durant les tournées que Dylan achèvera en studio.

« Rainy Day Women #12 & 35 », le premier morceau, est un hymne déjanté, rigolard et jouissif à la défonce. L’ambiance façon « procession de la Nouvelle Orleans » est due à l’enregistrement en direct du parking du studio. Bob Dylan renonce à son projet initial d’enrôler la fanfare de l’Armée du Salut par crainte d’une prestation trop guindée et disciplinée et retient finalement l’équipe de Nashville avec l’obligation de « jouer le plus mal possible ». Objectif atteint avec cette fanfare bancale et déglinguée qui colle parfaitement au thème de la chanson ; « Everybody must get stoned ». Malgré la censure, le morceau deviendra en 45 tours l’un des plus gros hits de Bob Dylan.

L’album se partage entre blues éblouissants et ballades romantiques débordantes de sensualité. Les quatre blues sauvages et furieux « Pledging My Time », « Leopard Skin Pill Box Hat », le plus « New Orleans » « Temporary Like Achilles », et « Obviously 5 Believers » teinté lui de rhythm’n’blues sont de vrais morceaux de bravoure, en particulier grâce à la guitare de Robbie Robertson, adepte du style électrique  de Chicago défendu par Muddy Waters et Howlin’ Wolf.

Les autres titres sont des chansons d’amour (souvent de ruptures) rompant avec l’aspect dénonciateur des précédents disques. « Visions Of Johanna », dont c’est la troisième version, est une  composition étrange (sans refrain) baignant dans un climat nébuleux et sensuel. Le narrateur déambule dans un Manhattan nocturne, univers absurde partagé entre deux femmes la très charnelle et directe Louise et la plus inaccessible et abstraite  Johanna. Mais ces « visions » ne sont peut-être qu’un idéal féminin rassurant dans la grande confusion que véhiculent les textes. La plus pop « I Want You », que Bob Dylan composa en cinq minutes, est la plus accrocheuse du disque : elle atteint le top 20 à sa sortie en 1966. Dans cette mélodie pétillante, on retrouve les personnages loufoques habituels à l ‘univers de Dylan « fossoyeurs coupables, politicien ivre  et enfant danseur en costume chinois ». Le refrain obsédant et sensuel « I want you » évoque la difficulté du narrateur d’accéder à l’être aimé coincé dans un cartoon angoissant. Ses refrains… le musicien est passé maître en la matière et celui de la chanson suivante est mémorable : « Oh, Mama, can this really be the end/To be stuck inside of Mobile/With the Memphis Blues again ».

L’éblouissante ballade « Just Like A Woman » avec son texte cruel et sa mélodie hypnotique reçut un accueil glacial du mouvement féministe naissant. Le titre ne fait pas dans la nuance mais au fil de la chanson une ou plusieurs femmes seraient brocardées et pas la gent féminine dans son entier. Les soupçons se sont portés sur Joan Baez mais c’est le top-model Edie Sedgwick qui semble visée. Elle faisait partie de la Factory d’Andy Warhol et espérait que sa relation avec Dylan la ferait percer dans la musique.

Mais la pièce maîtresse de l’album est incontestablement « Sad Eyed Lady Of The Lowlands » ode à sa femme Sara Lowndes qui, fait exceptionnel pour un album de rock, occupe toute une face des deux disques vinyle. Durant les onze minutes de cette déclaration d’amour (que Dylan considère comme sa meilleure chanson, écrite au fameux Chelsea Hotel comme il le chantera dans « Sara » neuf ans plus tard), il dessine par des images symbolistes la figure d’une femme idéalisée. C’est une femme d’une autre galaxie, forte et discrète que Bob Dylan nous dépeint avec une foule d’images obscures qui échappent à toute analyse. Le morceau fut enregistré tard dans la nuit ce qui renforce son impression lancinante.

C’est par cette sublime ballade que se ferme ce qu’on peut légitimement considérer comme le plus bel album de Bob Dylan. Il clôt une période où en deux ans le plus grand poète du Rock âgé seulement de vingt cinq ans aura transformé à jamais l’univers du genre plaçant la barre si haut que le petit monde du rock s’est demandé à l’époque s’il pourra égaler ce chef d’oeuvre. Mais le destin le rendra invisible pendant les deux années suivantes ; deux mois après sa sortie, Bob Dylan est victime près de Woodstock d’un grave accident de moto qui manque de le tuer.

François Bellion - Copyright 2017 Music Story


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Commentaires client

Meilleurs commentaires des clients

le 16 décembre 2016
Format: CD
0Commentaire| 6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ? Signaler un abus
le 23 octobre 2017
Format: Album vinyle
0Commentaire| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ? Signaler un abus

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