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Bringing It All Back Home

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Détails sur le produit

  • CD (22 mars 2004)
  • Nombre de disques: 1
  • Label: Columbia
  • ASIN : B0001M0KF2
  • Autres éditions : CD  |  Cassette  |  Album vinyle  |  Téléchargement MP3
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Remastered Acoustic/Electric album from 1965. Feat "Maggies Farm", "She Belongs To Me" & "Mr. Tambourine Man"

Critique

N’écoutant que son désir, Bob Dylan franchit le cap de l’électricité avec Bringing It All Back Home en mars 1965. Les puristes du folk lâchent les chiens mais l’aura de Bob Dylan ne cessera de croître avec cette nouvelle orientation. Le rock est une vieille histoire pour lui, puisque adolescent, il vibrait aux sons d’Elvis Presley et de Little Richard et en joua dans ses premiers groupes. Mais sur cet album, c’est un rock mutant qui fait des œillades au blues électrique de Chicago sur des textes puisant à la fois dans Rimbaud, Verlaine et la « beat generation ». Avant l’écoute, le ton est déjà donné par la photo de pochette, révélatrice du changement, toute en symboles ; le président des USA sur la couverture de Time, ennemi n°1 de la contre culture américaine, des pochettes de 33t (son précédent album, et Robert Johnson, ou le premier abum de son ami Eric Von Schmidt), un panneau routier -indiquant le danger d’une chute- en train de tomber, une brune écarlate vautrée dans un fauteuil (Sally Grossman, l’épouse de son manager) et le regard menaçant du chanteur.

« Subterranean Lovesick Blues » est un manifeste fascinant, sorte de proto rap où Dylan mitraille ses mots comme jamais. La structure est inspirée du standard folk « Talking It Easy » de Woody Guthrie et Pete Seeger, mais le sujet semble être le monde de la drogue avec ses dealers, et ses consommateurs malades et paranoïaques. Les sujets politiques s’expriment au détour de slogans dévastateurs et d’images violentes.

Dans ce style, on trouve « Maggie’s Farm », rock mené tambour battant, basé sur un vieux morceau de Pete Seeger à propos d’un fermier cruel qui exploite ses employés. Chez Dylan, la ferme est prétexte à caricaturer les institutions américaines à travers des personnages grotesques.

Deux chansons d’amour, « She Belongs To Me » et « Love Minus Zero / No Limit » viennent calmer ce rythme endiablé. L’auteur dresse des portraits féminins qui hésitent entre l’hommage et la discrète mise en boîte. La première est celle qui semble le plus se focaliser sur Joan Baez : l’image « Egyptian Ring » se réfère à un bijou que Bob Dylan lui avait offert, et « She Don’t Look Back » donnera son titre au documentaire de D.A. Pennebaker Dont Look Back, où dans une scène, on voit Joan Baez quitter une pièce sans se retourner…. « Love Minus Zero / No Limit » qui peint une jeune femme sereine et diaphane évoque Sara sa nouvelle campagne au regard alangui et triste.

Dans une veine plus délirante à la « I Shall Be Free », « On The Road Again» et le paranoïaque « Bob Dylan’s 113th Dream » sont des rocks surréalistes inventifs à l’humour dévastateur. Pour le dernier, il est décidé de garder le faux départ où tout le groupe éclate de rire afin de rajouter encore plus du dynamisme.

La face acoustique est curieusement aussi révolutionnaire car chaque chanson est un monde à elle seule. Toutes sont d’un très haut niveau artistique et notamment la première, « Mr Tambourine Man » qui deviendra un immense succès pour les Byrds. Réactualisation exubérante du thème du poète et sa muse, ce titre aux images psychédéliques peut aussi bien parler de drogue (certains la considèrent comme la plus belle chanson jamais écrite sur le sujet) que de transcendance spirituelle. C’est avant tout un hommage à la liberté de l’artiste et à sa quête d’une poésie qui abolit tous repères traditionnels.

« Gates Of Eden » est plus troublante encore : dans cet Eden, les traces du paradis sont parties en fumée remplacées par des pièges multiples et pervers. Le débit tranchant et haletant accentue l’angoisse déjà palpable sur «Subterranean Lovesick Blues » et transforme « Gates Of Eden » en complainte macabre.

Autre avalanche d’images, « It’s Alright Ma, », double allusion à son « Don’t Think Twice » et au « That’s Allright Mama » de Elvis Presley, est une charge contre la culture américaine. Evoquant le Zéro et l’infini d’Arthur Koestler, critique acerbe du communisme, Bob Dylan s’attaque aux ravages du capitalisme : un système qui selon lui combine consumérisme aveugle et absence de sens. La chanson, une des favorites de l’auteur, sera souvent reprise sur scène et notamment durant la tournée de 1974 où la phrase sur « le président qui se sent tout nu » fera sensation en plein Watergate.

« It’s All Over Now Baby Blue » l’admirable titre final, est une des chansons les plus reprises de Bob Dylan. La mélodie gracieuse, le texte à sens multiples (un au revoir à la scène folk ou un appel au changement personnel ?) font de ce morceau une borne du Dylan de l’époque. Ce n’est pas par hasard qu’il la chantera au festival folk de Newport au final après de longues huées succédant à son concert électrique.

Le chanteur, quelques mois plus tard, surpassera les tentatives  rock de Bringing It All Back Home avec Highway 61 Revisited. - Copyright 2016 Music Story


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Format: CD
Bringing It All Back Home (1965) est un disque de Bob Dylan, auteur-compositeur-interprète américain de folk-rock. Il est souvent considéré comme le premier album de folk-rock. Des instruments électrifiés sont utilisés pour la première fois sur la première face de l'album ( ce que certains considèreront comme une trahison...Mais c'est çà Dylan : sans cesse se renouveler ...), alors qu'il y a quatre chansons de musique acoustique et en solo sur la deuxième face.
L'album commence par Subterranean Homesick Blues, qui a été un hit pour Dylan.
Mr. Tambourine Man sera popularisée par le groupe The Byrds, son titre est lié au fait que le guitariste Bruce Langhorne possédait un grand tambourin et que Tom Wilson lui avait demandé de l'apporter pour un enregistrement. Cela a inspiré Dylan lorsqu'il a vu le tambourin géant : Il y délaisse ses musiciens pour se retrouver seul face au micro, là encore, les paroles ne sont pas explicitement contestatrices, et pourtant, elles regorgent de trésors qui ne seront jamais totalement explorés.
It's Alright Ma (I'm Only Bleeding) est une longue diatribe de plus de sept minutes contre le système.
Bob Dylan's 115th Dream, longue fresque épique et surréaliste, dépeint une Amérique absurde au travers des aventures du Capitaine Arab et de ses marins. La compagnie met le pied sur un nouveau continent que Dylan décide de nommer « Amérique », puis se fait arrêter pour port de harpon.
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Par Mélomania COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 50 COMMENTATEURS le 1 février 2015
Format: CD
Moins révolutionnaire qu'Highway 61 Revisited, vous savez l'album du passage à l'électricité, Bringing It All Back Home, album transitoire s'il en fut, ouvre de nouvelles pistes à un Bob Dylan qui s'est, jusque là, contenté d'être sagement folk et protestataire, exactement ce que son auditoire d'alors attend de lui.
Mais Bob a d'autres idées en tête et commence sérieusement de se sentir à l'étroit dans le cadre limité d'une expression purement acoustique de son art, il a aussi d'autres ambitions textuelles que d'être un baladin pour la cause du jour. Du coup, sept petits mois après un universellement acclamé Another Side Of Bob Dylan, un album où le Zim' est encore seul à bord, l'artiste se prend-il de l'envie de s'entourer d'autres instrumentistes et, pourquoi pas puisque la technique lui permet encore d'étendre son spectre, d'y ajouter un soupçon d'électricité. Pas de quoi faire fuir le folk chaland cependant, on reste, à de rares exceptions près, dans la continuité de ce que produisait Bob seul. Mais bon, le germe est là qui ne fera que se développer majestueusement dans l'opus à venir, bientôt, dans cinq mois seulement (ha ! les sixties et leur rythme effréné !).
Le germe est là, la qualité aussi.
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Format: CD Achat vérifié
"Bringing It All Back Home" est le 5ème album studio de Bob Dylan. Il a été enregistré du 13 au 15 janvier 1965 et a été publié le 22 mars 1965.
La sortie de cet album provoque un énorme coup de tonnerre dans le paysage musical, car Dylan, le troubadour du Folk Song contestataire, le porte drapeau de toute une génération, électrifie sa guitare.
Ses fans sont horrifiés et le considère comme un vulgaire traître. Pour la 1ère fois, Dylan a enregistré le disque accompagné d'un vrai groupe de Rock et cela s'entend. Dés le 1er morceau ça démarre pied au plancher avec "Subterranean Homesick Blues" et son clip devenu mythique, c'est un rhythm'n'blues aride bourré d'amphétamines qui poignarde en plein cœur le rêve américain, Bob Dylan y rappe plus qu'il ne chante et la dureté de ses paroles font autant de dégâts que ses anciennes chansons contestataires. On peut considérer aujourd'hui que "Subterranean Homesick Blues" n'était rien de moins que le premier rap de l'histoire de la musique.
"On The Road Again", "Maggie's Farm" et "Outlaw Blues" sont dans la même veine, c'est à dire très Rock. Mais le "Zim" n'oublie pas de signer de sublimes ballades comme "Love Minus Zero/No Limit" et "She Belongs to Me" qui sont de toute beauté.
Bobby ralentit la cadence avec des titres plus minimalistes et imparables dont le bijou "Mr Tambourine man" avec laquelle les Byrds connaitront un sucés interplanétaire .
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