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L'artiste dont il s'agit ayant disparu depuis plus de 30 ans, il n'est pas inutile à l'attention des jeunes générations de rappeler avec l'aide de wikipedia que Wallace Allan Wood (1927-1981) fut un dessinateur, un scénariste, un encreur et un éditeur indépendant de comic books, dont les principaux succès commerciaux ont été son travail pour le magazine "Mad" chez EC Comics (pendant 12 ans) et son intervention décisive pour la définition du personnage de Daredevil chez Marvel Comics.

Mort suicidé à l'âge de 54 ans au moment où son corps le lâchait du fait de son addiction au travail et à certaines substances (tabac, alcool, "you name them"), Wood laisse une oeuvre protéiforme et véritablement inachevée. BD comiques, western, guerre, super-héros, espions, érotisme, science-fiction, horreur, capés etc. il a tout fait, dans un style à la fois très classique au plan graphique (Al Foster et Alex Raymond me paraissent être des références non usurpées), facilement délirant au plan du scénario et globalement reconnaissable entre mille.

En relation avec la "Wallace Wood Properties LLC", qui veille sur le patrimoine artistique de cet auteur de légende, Fantagraphics réédite à nouveau l'intégralité des planches de "Cannon" conçues par WW pour le périodique "Overseas Weekly", destiné de 1950 à 1975 aux militaires américains en mission hors de leur pays.

"Cannon" a été publié de 1970 à 1973, à raison d'une planche 4 bandes, N&B, par semaine. Pour des raisons obscures, Fantagraphics a opté ici pour la reproduction de l'ensemble dans un album demi-format, à raison d'une demi page par page.

John Cannon est un militaire américain qui a subi des services de la Chine communiste dirigés par Mme Toy un lavage de cerveau pour devenir un tueur à la solde des Rouges. Récupéré par les forces US, il est l'objet d'un traitement destiné à annihiler le lavage de cerveau. Le traitement réussit si bien que Cannon retrouve ses repères démocratiques mais perd tout sentiment. Il devient l'agent secret idéal des étatsuniens face aux forces de l'Est et aux résurgences nazies.

Mais Cannon est un véritable aimant à belles filles à forte poitrine et à forte propension à se déshabiller ou à rester nues à longueur de pages... D'aimant à amant, il n'y a qu'une chose droite comme un "I"... Au bout d'un certain temps, ce régime forcené à base de sport horizontal va faire que Cannon va retrouver des sentiments et devenir moins fiable pour ses employeurs.

Le feuilleton est continu et on passe sans pause ou presque d'une aventure à l'autre, face à Mme Toy mais aussi la soviétique Eve Smith, un certain AH survivant en Amérique du Sud, un gourou gauchiste, un savant fou, un géant karatéka etc.

Cannon trouve de l'aide auprès de collègues tels que "Weasel", Simms et Finn, ce dernier ayant tous les traits de... Wally Wood !

Il y a des rebondissements nombreux, y compris dans la vie professionnelle et personnelle de Cannon, qui font que le récit est moins "léger" et "inconséquent" qu'il peut y paraître au départ...

A noter la présence de nombreuses carrosseries... automobiles européennes (britanniques, allemandes, suédoises...), parfaitement rendues.

Les dernières pages reproduisent les planches couleurs du Cannon tel que conçu par Wood et Steve Ditko dès 1969 et tel que repris par les mêmes en 1976 pour leur projet de périodique "Heroes, Inc."

Howard Chaykin, qui a travaillé pour WW, expédie le mot d'introduction. Une bio figure à la fin de l'ouvrage.

"Eye Candy" à plus d'un titre (il me semble que WW a eu une influence jusque dans une certaine catégorie de BD érotiques italiennes...), malgré quelques planches parfois expédiées (un problème de temps ? un préposé aux "breakdowns" mois doué ?), Cannon est une lecture estivale parfaite !
22 commentaires| 5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 9 septembre 2016
J'ai dû m'accorder des pauses assez longues pendant la lecture de ce gros volume, tellement il m’a mis mal à l’aise.

Graphiquement, c'est l'un des sommets de Wallace Wood dont le dessin (au même titre que le physique de son baroudeur) se métamorphose tout au long de ces aventures. Je ne sais pas s'il travaillait en studio à l'époque, mais on a parfois l'impression de retrouver un encrage proche de celui d'Al Williamson, période Secret Agent Corrigan.

Cannon est un super-espion, tendance tueur sans état d'âme. Ce qui suffit déjà à en faire un personnage antipathique. Mais le plus dérangeant dans ces récits, assez répétitifs et peu originaux, c'est la misogynie présente dans toutes les histoires.
Passe encore que Wood dessine au moins une (sublime !) femme nue par page, après tout, la série était publiée dans une revue de l'armée US à destination de ses soldats basés outre-mer et c'était peut-être dans le cahier des charges. Mais que les personnages féminins soient systématiquement battus, torturés, violés, tués, présentés comme des nymphomanes et des intrigantes méritant leur sort odieux sans aucun second degré communique un malaise diffus.

Wood scénariste semble par ailleurs emmener ses histoires un peu n'importe où, du récit de guerre et d'espionnage à la romance proche d'un soap opéra.
Wood dessinateur représente les décors et les accessoires avec grand soin. En bon maniaque des armes, il les reproduit dans tous leurs détails (ce qui devait ravir ses lecteurs troufions). On peut voir en fin de volume une photo du dessinateur posant avec une pièce de sa collection, un PM Thomson à chargeur camembert, clope au bec et visage ravagé par l'alcool.

La qualité de fabrication du livre est irréprochable : épais, compact, avec une belle maquette, un papier très blanc et un rendu des noirs parfaits, ce qui met en valeur le travail de trames de Wood.
Seul problème l'éditeur a publié les planches dans un format à l'italienne. Cela se retourne contre lui à un moment puisqu'il n’a pas été en mesure de reproduire une planche dans son intégralité du fait qu’elle contenait un dessin en hauteur sortant du format. Fantagraphic s'en explique fort honnêtement en reproduisant la page intégralement en plus petit.

Cannon est donc un livre avec de grandes qualités graphiques mais avec un sale esprit. A vous de voir.
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