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Ce qu'aimer veut dire - Prix Médicis 2011 Broché – 13 janvier 2011

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Extrait

En cherchant un livre, je tombe sur un autre - à quel lecteur, quel auteur n'est-ce jamais arrivé ?
Pour vérifier un accord, je veux mettre la main sur une grammaire et je trouve un recueil de textes en anglais de Willa Cather acheté il y a des siècles dans une librairie new-yorkaise et que je n'ai jamais ouvert. J'adore les romans et nouvelles de cette Américaine qui me mettent les larmes aux yeux par la douceur et la générosité avec lesquelles ils racontent la sobre brutalité de l'affrontement avec la vie. Mais ce recueil destiné aux plus de quarante ans n'est pas de la fiction. Il y a un texte sur Joseph et ses frères de Thomas Mann, un autre sur Katherine Mansfield, ça a tout pour m'intéresser et cependant je n'y ai jamais posé les yeux depuis mon achat.
Le titre du premier texte est «A Chance Meeting», «Une rencontre de fortune» pourrais-je traduire après l'avoir lu. Car la première phrase m'accroche sans avoir pourtant rien d'extraordinaire («Cela s'est passé à Aix-les-Bains, un des endroits les plus agréables au monde») et je ne perds plus un mot. Willa Cather, âgée de cinquante-trois ans en ce mois d'août 1930, était descendue au Grand Hôtel, accompagnée d'un être proche dont la langue anglaise lui permet de ne pas préciser le genre mais que, comme souvent quand demeure cette imprécision, je soupçonne d'être du même sexe, ce que me confirme une biographie. L'amie était Edith Lewis, intime de l'écrivain. Séjourne également à l'hôtel une vieille femme française, âgée d'au moins quatre-vingts ans, qui prend tous ses repas seule et monte dans sa chambre après dîner, à moins qu'elle ne ressorte pour qu'un chauffeur l'emmène écouter un opéra.
Un soir qu'il n'y a pas opéra, elle est en train de fumer dans le salon de l'hôtel et adresse la parole à Willa Cather, lui recommandant de parler simplement, elle-même, par manque de pratique, ne maîtrisant plus aussi bien l'anglais qu'auparavant. Elle vit à Amibes mais raffole de la musique qu'on peut entendre à Aix, évoquant Wagner et César Franck. Quelques jours plus tard, l'écrivain et son amie retombent sur cette octogénaire. Alors qu'il est question de la révolution soviétique, Edith Lewis exprime son sentiment que c'est une chance pour les grands écrivains russes, Gogol, Tolstoï, Tourgueniev, de n'avoir pas vécu assez vieux pour la connaître. «Ah oui, dit la vieille dame, surtout Tourgueniev, tout cela aurait été terrible pour lui. Je l'ai bien connu à une époque.»

Revue de presse

Roman d'apprentissage, tableau d'époque, le récit de Mathieu Lindon porte ainsi une méditation sur l'amour et les multiples formes d'attachement qu'ainsi on nomme - que signifie intimement, hors des archétypes socialement édictés, le fait d'aimer, d'être ami, d'être père, d'être fils... Sans impudeur, ni excès de réserve, l'écrivain a le ton juste pour parler de lui, des autres. Cette famille choisie qu'à partir du milieu des années 1980 l'épidémie de sida est venue décimer. Michel, Hervé sont morts, et combien encore. En ce sens, Ce qu'aimer veut dire est aussi, à sa façon, un mausolée des amis, des amants. D'où vient qu'en dépit de cet inconsolable chagrin la lecture de ce livre fait tant de bien ? C'est l'une de ses beautés que ce secret. (Nathalie Crom - Télérama du 5 janvier 2011)

Le fils qui veut retrouver son père doit y aller par quatre chemins. Il lui faut chercher les complications, brouiller les pistes, emprunter des sentiers de traverse. Voilà à peu près le seul moyen de surmonter la malédiction sartrienne, d'endurer ces lignes que nous sommes si nombreux à avoir recopiées avant de les envoyer à nos géniteurs avérés ou présumés : "Il n'y a pas de bon père, c'est la règle ; qu'on n'en tienne pas grief aux hommes mais au lien de paternité qui est pourri" (Les Mots, 1964). Cette règle est familière à Mathieu Lindon. Avec Ce qu'aimer veut dire, l'écrivain la prend à bras-le-corps, selon un scénario simple : après une "adolescence désastreuse", le fils de Jérôme Lindon (1925-2001), directeur des prestigieuses Editions de Minuit, accepte enfin la tendresse de ce père grâce à la relation passionnée qu'il noue avec un autre homme, le philosophe Michel Foucault (1926-1984). Sortilèges de l'amour, ruses du détour...
Et le plus remarquable, dans ce livre, c'est que la réconciliation avec la scène familiale s'opère à travers un élan de puérilité qui s'affiche comme tel. (Jean Birnbaum - Le Monde du 6 janvier 2011)

De cette époque tourbillonnante et du clan foucaldien de la rue de Vaugirard, Mathieu Lindon est le survivant un peu abasourdi. (Son texte parfois concassé porte encore la trace d'une sidération d'après-cataclysme.) Il a en effet échappé au sida, qui a frappé dans la fleur de l'âge tant de ses amis d'alors. Il est sorti indemne d'une longue addiction aux drogues dures - LSD, héroïne, cocaïne, opium. Et il a réussi, on se demande comment, à se soustraire au devoir de réserve, à la loi du silence, au «Never complain, never explain» qui régissaient depuis longtemps sa famille bourgeoise et cultivée...
Mais Mathieu Lindon n'oublie rien (il décrit ses trips à l'acide, et l'émotion démesurée qu'il en éprouvait, comme s'ils dataient d'hier) ni surtout personne dans ce livre choral qui évoque à la fois «Vincent, François, Paul et les autres» de Sautet et «Ceux qui m'aiment prendront le train», de Chéreau. De Jérôme Lindon, qui n'était pas un artiste, il est le seul à écrire qu'il a fait de son métier d'éditeur «une oeuvre d'art». Et, détournant le titre du livre d'Hervé Guibert, il donne la plus belle preuve de gratitude à Michel Foucault en disant de lui : «L'ami qui m'a sauvé la vie.» (Jérôme Garcin - Le Nouvel Observateur du 6 janvier 2011)

Doit-on parler d'impudeur quand rien ne semble devoir être caché, hors les secrets des autres ? Si l'auteur décrit sans fard son quotidien de la fin de ces années soixante-dix, où les drogues circulaient et où les histoires amoureuses et sexuelles se succédaient sans complexe, la pudeur et la délicatesse sont dans chacune de ces pages où il ne dévoile rien qui ne lui appartienne. Son livre est aussi un hommage au lien fort qu'il entretint avec l'écrivain Hervé Guibert, mort du sida en 1991, et à leur belle amitié avec Michel Foucault dont Guibert fit le personnage central du roman autobiographique qui le rendit célèbre, À l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie. Mais les pages les plus émouvantes sont peut-être celles consacrées à son père, notamment la lettre posthume que celui-ci écrivit à son fils. Les rapports entre les deux hommes furent parfois gênés, même si empreints d'une forte affection, et le fils sentit la nécessité de s'éloigner pour être, mais sans trahir ni renier, comme le fit son ami Hervé. Comment exister auprès d'hommes de cette importance ? Comment savoir si l'on est recherché pour son nom, pour ses fréquentations, ou pour soi-même ? (Sabine Audrerie - La Croix du 12 janvier 2011)

Avec Ce qu'aimer veut dire, Mathieu Lindon rend grâce à un double legs. Le premier hommage, évident, revient à Michel Foucault ; le second en découle, comme par ricochet, et fait apparaître la figure du père, Jérôme, illustre directeur des éditions de Minuit. Entre les deux, l'auteur trace sa trajectoire personnelle, presque accidentelle, en tout cas indissociable de celle des autres. «Je suis le héros d'un roman d'apprentissage perpétuel, de rééducation permanente», écrit-il. Le voilà miraculeusement embarqué dans l'air du temps. (Thomas Stélandre - le Magazine Littéraire, février 2011)

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Format: Broché
Mon sentiment a été très changeant au cours de la lecture de ce livre mais rarement livre m'aura tant agacée.

D'abord, très emballée par le premier chapitre puis très irritée par le second ou l'auteur tente de nous prouver par les faits combien Michel Foucault et lui ont été proches et qui aboutit au résultat exactement contraire.

Parler d'une relation amicale avec un homme célèbre est évidemment un exercice périlleux et mérite un peu d'indulgence du lecteur. Ce que dira l'auteur d'un tel propos se confrontera immanquablement à l'image publique du personnage dont il parle. Cet exercice appliqué à Michel Foucault réclamait néanmoins un passeur avec beaucoup plus d'envergure que n'en a Mathieu Lindon. A défaut de cette envergure, on assiste aux gesticulations d'un nain, tout excité de partir en LSD trip dans les bagages de Michel le géant et de bénéficier d'une place aux avant-postes lors de la levée de son corps. Et tout ça alors qu'il mettait le bazar dans son appartement, oubliait d'arroser le bananier confié à ses bons soins et refusait de baiser (mais courrait toute la ville pour réparer le bouton de la machine à laver, rien ne nous est épargné). C'est dire si Michel l'aimait, vous avez compris ?

Il revendique un statut d'intime mais n'arrive jamais à faire ressentir de réelle proximité entre eux. Michel ne lui parlait pas de son travail, on n'a pas de mal à le croire.
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Par adèle le 17 février 2011
Format: Broché
quelle déception! Après avoir vu quelques articles ici ou là, je me faisais une joie de lire ce livre et puis... Et puis non!
Ce type, qui a pourtant 55 ans à peu près, écrit comme un gamin appliqué -mais maladroit-, creux et parfois si prétentieux que le sourire me venait en lisant. La plupart de ses phrases sont lourdigues, certaines même absconses et comportent, à mon avis, des fautes, comme celle-ci, pour exemple :
"Et j'ai beau me démener pour lui faire changer d'état d'esprit, je reste désarçonné quand il faut affronter l'entêté fait qu'il est parfois découragé alors que mon désarroi et l'énervement qu'il me provoque ne peut que l'enfoncer encore".(p306)
Personne ne relit, chez POL? J'avoue que moi aussi, mon garçon, je reste désarçonnée.
Quant aux grandes figures qu'il a côtoyées (Foucault, son père, Beckett, Hervé Guibert...), on ne fait que tourner autour sans jamais en saisir la chair. Relisons Guibert,Beckett, relisons le portrait de Jérôme Lindon par Echenoz, lisons Foucault, mais laissons tomber Mathieu Lindon ... Voilà le seul avantage que j'aie trouvé à cette lecture: elle m'a donné envie d'aller voir ailleurs!
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Format: Broché
J'ai arrêté la lecture de cette horreur au bout de 80 pages, excédé par le nombrilisme de l'auteur, son style, et surtout par la complaisance avec laquelle il se raconte dans ses expériences libidineuses avec ses petits copains, le tout dans une ambiance héroïno-ellesdienne.
Le jury du Medicis serait-il tombé sur la tête ?
On ne manque pourtant pas de bons romans, en cette rentrée 2011 ! Le Goncourt et le Renaudot 2011 sont là pour nous le rappeler.
Quant à ce roman minable...
Direct corbeille !
Une étoile sur Cinq parce qu'Amazon n'a pas prévu le zéro-étoile. C'est cher payé !
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Format: Broché
J'ai du m'y prendre à deux fois pour arriver au bout de ce roman, qui n'en est pas un, mais plutôt un journal, qui aurait eu meilleur compte à rester intime. Pendant près de la moitié du livre, l'auteur décrit avec ardeur ses différents essais dans l'usage de drogues diverses et variées, la découverte de son homosexualité et la multiplication de ses expériences amoureuses et sexuelles...il en fait trop, et ne parvient pas à intéresser le lecteur, tenu à distance de tout ce qu'il voit défiler. Trop de provocation tue sans doute la provocation, j'ai trouvé ce livre sans intérêt. Son titre et sa thématique, le fait qu'il ait été dédié à un mentor que j'aurais eu plaisir à découvrir différemment à travers cette lecture, ouvraient pourtant bien des promesses. J'ai poussé la lecture jusqu'au bout, attendant que l'auteur livre enfin la clé de son ouvrage ...sans succès !
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Format: Broché
Un livre sans intérêt tant par la forme que par le fond. D'abord le style m'a semblé affreux, jugement subjectif et j'espère que d'autres personnes n'auront pas grincé les dents devant les phrases plates et emberlificotées. Ensuite, une grande déception pour tout admirateur de Michel Foucault. M. Lindon ne parle pas du grand auteur, mais surtout de lui. Dans la première partie du livre, l'auteur décrit à quel point sa jeunesse fut funky et libre, comme il aimait prendre des drogues, comme il eut une vie sexuelle trépidante et variée, et à quel point occuper l'appartement de Michel Foucault quand ce dernier n'était pas là était sympathique. La seconde partie du livre ressemble plus à un récit de passage à l'âge adulte, avec l'épreuve de la mort des autres, et les relations compliquées avec son père.

Bref, on ne sait toujours pas grand chose du personnage Michel Foucault, et l'écriture plutôt narcissique de l'auteur donne envie de passer le livre par la fenêtre. Personnellement, c'est surtout l'incapacité à une certaine réflexivité sociale qui m'a le plus énervé. Vincent Lindon est fils d'un grand éditeur, il vit et à vécu toute sa vie dans une classe de personnes riches et lettrées, ce qui donne l'accès facile aux plaisirs corporels ainsi qu'aux plaisirs intellectuels. Vincent Lindon ne se rend jamais compte de sa chance, ne réfléchit jamais à l'immense privilège qu'il a eut d'être né là il est né, et qui lui a donné la possibilité d'une jeunesse dorée et d'avoir pu connaitre Michel Foucault.

En fin de compte... Si vous ne l'avez pas lu, livre à éviter.
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