• Tous les prix incluent la TVA.
Il ne reste plus que 1 exemplaire(s) en stock (d'autres exemplaires sont en cours d'acheminement).
Expédié et vendu par Amazon. Emballage cadeau disponible.
Chimères, N° 83 : Devenir... a été ajouté à votre Panier
D'occasion: Comme neuf | Détails
Vendu par Enfinlivre
État: D'occasion: Comme neuf
Vous l'avez déjà ?
Repliez vers l'arrière Repliez vers l'avant
Ecoutez Lecture en cours... Interrompu   Vous écoutez un extrait de l'édition audio Audible
En savoir plus
Voir cette image

Chimères, N° 83 : Devenirs révolutionnaires Broché – 9 octobre 2014


Voir les formats et éditions Masquer les autres formats et éditions
Prix Amazon
Neuf à partir de Occasion à partir de
Broché
"Veuillez réessayer"
EUR 20,00
EUR 20,00 EUR 17,90
Note: Cet article est éligible à la livraison en points de collecte. Détails
Récupérer votre colis où vous voulez quand vous voulez.
  • Choisissez parmi 17 000 points de collecte en France
  • Les membres du programme Amazon Premium bénéficient de livraison gratuites illimitées
Comment commander vers un point de collecte ?
  1. Trouvez votre point de collecte et ajoutez-le à votre carnet d’adresses
  2. Sélectionnez cette adresse lors de votre commande
Plus d’informations

nouveautés livres nouveautés livres

click to open popover

Offres spéciales et liens associés


Descriptions du produit

Extrait

CHRISTIANE VOLLAIRE, VALENTIN SCHAEPELYNCK, FLORENT GABARRON-GARCIA, JEAN-PHILIPPE CAZIER, MARCO CANDORE

Devenirs révolutionnaires

Pour Deleuze et Guattari, s'éloigner de «l'histoire» et de la «révolution» pour valoriser les «devenirs révolutionnaires» a consisté en une tentative de soustraire l'analyse au sempiternel «échec de la révolution» afin de rendre possible une attention au présent vivant des luttes.

La distinction faite par Deleuze entre la révolution et le devenir révolutionnaire appelle à repenser «la révolution» pour faire émerger des réalités et des possibles effectivement révolutionnaires. De manière analogue, lorsque Guattari rédige les textes qui composent La Révolution moléculaire, l'attention au révolutionnaire moléculaire n'est pas du tout coupée d'une dimension révolutionnaire générale : «Il n'y a pas d'un côté une lutte particulière à mener dans les entreprises avec les ouvriers, une autre dans les hôpitaux avec les malades et une troisième dans l'université avec les étudiants. Le problème de l'université, on l'a bien vu en 68, n'est pas celui des étudiants et des professeurs, c'est le problème de l'ensemble de la société». Le molaire et le moléculaire ne sont pas deux réalités opposées et étanches, qui renverraient, la première, au «macro», et la deuxième au microsocial, mais ce sont les deux termes d'un mouvement par lequel le moléculaire fait fuir l'ordre molaire, où l'instituant vient subvertir l'institué.

Un tel rapport entre le molaire et le moléculaire est d'autant plus à interroger si l'on considère le travail de Guattari autour de l'écosophie, qui questionne les modalités par lesquelles il devient possible d'agir en vue de sortir de «l'impasse planétaire». Guattari essaie ainsi de penser des conditions de mutations qui ne seraient pas tributaires d'une dialectique historique toute constituée ou de la fiction du «grand soir» : non une révolution mais un processus révolutionnaire multiple, impliquant des fractures et mutations locales, relatives, collectives et incessantes.

Ce sont ces préoccupations que rejoignent, dans ce numéro, les diverses expériences de terrain qui sont évoquées. Du côté des femmes en lutte, celles de Tunisie sont présentées par l'expérience et la réflexion de Samia Ammar au tournant des révolutions arabes. Celles du groupe «Femmes en lutte 93», en région parisienne, racontent de quelle manière elles articulent luttes LGBT, féminisme populaire et internationalisme. Et Marc Estève présente poétiquement la liste des Sans-voix dans le XVIIIe arrondissement de Paris - ceux qui, venus de pays divers, veulent avoir voix au chapitre dans les décisions qui les concernent sur le territoire français.

Peut-être que ces réalités diverses trouveraient une articulation à travers le concept de précarité, que Judith Butler met en avant, comme possible dénominateur commun des mouvements populaires contemporains.

Dans le monde du travail, François Longérinas analyse l'autogestion mise en place par les Fralibs en 2010, et Philippe Borel rencontre certains de ceux qui tentent d'inventer des formes alternatives de solidarité économique et sociale. Sur le site emblématique de Notre-Dame des Landes, Philippe Coûtant met en évidence un rapport au politique qui n'est plus séparé de la vie, et la manière dont ce nouveau rapport s'affronte à la répression policière.

Ce qui caractérise ces luttes en cours est leur transversalité et leur conscience internationale : les Fralibs créent des relations avec des coopératives de production du Vietnam, la ZAD interagit avec les Italiens militant autour de Turin contre le tracé du TGV, les femmes du 93 se lient à toutes celles venues d'ailleurs, avec ou sans papiers, les initiatives alternatives de Romans sur Isère s'inspirent de modèles indiens ou latino-américains. Et l'on voit qu'agir contre l'implantation d'un aéroport conduit à repenser le rapport à la production, à la sexualité, au travail, à la communauté.

(...)

Présentation de l'éditeur

La distinction faite par Deleuze entre la révolution et le devenir révolutionnaire vise à faire émerger des réalités et des possibles effectivement révolutionnaires. Lorsque Guattari rédige les textes qui composent La Révolution moléculaire, l'attention au révolutionnaire moléculaire n'est pas du tout coupée d'une dimension révolutionnaire globale : il n'y a pas une révolution mais un processus révolutionnaire multiple, impliquant des fractures et mutations locales, relatives, collectives et incessantes. Ce sont ces mutations que nous avons voulu présenter dans ce numéro, à partir d'expériences spécifiques, en cours ou passées, issues de territoires ou de continents différents, interrogées par des acteurs, des penseurs ou des historiens de ces devenirs.

Mais si le pouvoir est diffus, s'il consiste moins à réprimer qu'à gérer et inciter, s'il enveloppe un ensemble de dimensions multiples et hétérogènes, comment identifier «l'ennemi», le combattre ? Cette dissémination du pouvoir, dans ses dimensions actuelles, impliquerait de repenser les rapports de force et les stratégies, de repenser les formes de résistance, en reconfigurant l'idée de révolution. Il s'agit, au-delà des désenchantements, et dans une perspective critique à l'égard d'une globalisation «démocratique», catastrophique et violente, de rouvrir la question d'une pensée des devenirs, des tactiques efficaces, et d'en retrouver le tranchant.

Numéro coordonné par Christiane Vollaire, Valentin Schaepelynck, Florent Gabarron-Garcia, Jean-Philippe Cazier, et Marco Candore.

Aucun appareil Kindle n'est requis. Téléchargez l'une des applis Kindle gratuites et commencez à lire les livres Kindle sur votre smartphone, tablette ou ordinateur.

  • Apple
  • Android
  • Windows Phone
  • Android

Pour obtenir l'appli gratuite, saisissez votre numéro de téléphone mobile.



Détails sur le produit

Commentaires en ligne

Il n'y a pour l'instant aucun commentaire client.
5 étoiles
4 étoiles
3 étoiles
2 étoiles
1 étoile


Commentaires

Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?