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Cicatrices


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Description du produit

Extrait

LES SOUFFRANCES D'UN DRAGON

par Victor Battaggion

La Chine est un dragon couvert de cicatrices, stigmates d'un autre temps, souvenirs lancinants d'entailles meurtrières. Combien de fois a-t-il versé son sang, et celui de l'ennemi, sur un champ de bataille ? Combien de fois a-t-il repoussé les vagues adverses ? De mémoire de chimère, des milliers et des milliers de fois. Difficile d'être plus précis, tant les conflits ont été nombreux et douloureux. Les guerres sino-japonaises en font partie... À la fin du XIXe siècle, la dynastie mandchoue des Qing est corrompue, sclérosée. Elle se perd dans le spectacle fastueusement réglé d'audiences et de cérémonies qui sont pour toute l'Europe le modèle d'un art de vivre à l'orientale. Replié sur lui-même, enivré par son goût du faste théâtralisé et des grandeurs hautaines, l'Empire du Milieu connaît mal, ou s'intéresse peu, à ce qui se passe au dehors. Pendant ce temps, de l'autre côté de la mer, le Japon, lui, se modernise, entre de plain-pied dans l'ère Meiji («politique éclairée»). Il réorganise son système politique, réforme son administration, favorise l'industrialisation, fonde une nouvelle armée et s'ouvre à l'Occident. Exit les samouraïs et les poussiéreux privilèges féodaux. Devenu une redoutable puissance régionale, le pays du Soleil-Levant prétend étendre son influence sur le continent. Des visées expansionnistes bien évidemment inconciliables avec l'empire et les intérêts économiques chinois...

Le bras de fer entre les deux puissances pour la prise de contrôle de la Corée déclenche la première guerre sino-japonaise, le ter août 1894. Le conflit est bref. Dépassée, la flotte chinoise ne fait tout bonnement pas le poids. Et les forces terrestres japonaises progressent rapidement sur la péninsule coréenne, occupent Pyongyang, gagnent Port-Arthur (Lûshunkou), et pénètrent en Mandchourie. La Chine n'a pas d'autre choix que de signer le traité de Shimonoseki, le 17 avril 1895. En vertu de cet accord, elle doit céder la presqu'île du Liaodong, Formose (Taïwan) et les Pescadores (Penghu). Suprême humiliation : le Japon exige une indemnité de guerre de 200 millions de taëls (soit 360 millions de yens) ! La pilule est difficile à avaler. Même si l'intervention des puissances occidentales limite la victoire nippone... Rabaissé, exsangue, l'Empire du Milieu perd de sa superbe. C'est l'hallali. Français, Allemands, Russes et Britanniques se paient sur la bête agonisante. C'est à celui qui se taillera la plus belle concession et la plus large zone d'influence.

Sous le choc, l'Empire du Milieu essaie de refaire surface. La montée des périls incite le jeune empereur Guangxu (1871-1908) à lancer des réformes calquées sur les expériences occidentales et japonaises. Trop tard. Ou trop tôt. Ce sursaut d'orgueil et de résistance de façade se solde par un échec. Irritée de voir le pouvoir lui échapper et méfiante à l'égard du changement, l'impératrice douairière Cixi, la tante de l'empereur, qui gouverne «derrière le rideau», met brutalement fin à cette bourrasque moderniste. Tous les édits récents sont abolis, la plupart des réformateurs chassés - ou exécutés -, et Guangxu relégué au fond de son palais, jusqu'à sa mort. La révolte des Boxers (1899-1901), menée par la société secrète des «poings de justice et de concorde» contre la dynastie mandchoue, puis contre les légations étrangères d'influence, finit par briser le vase Qing déjà bien craquelé. Les soulèvements populaires, encadrés par les sociétés antimandchoues de l'ombre, se multiplient. La rébellion éclate le 10 octobre 1911. Les troupes républicaines grignotent rapidement du terrain et forment le Guomindang (parti démocratique nationaliste). Sun Yat-sen (1866-1925) devient le premier président de la République de Chine, le 1er janvier 1912. Une ère s'achève... Mais la Chine demeure dans l'oeil du cyclone : le trafic d'opium, les seigneurs de guerre, le banditisme rural et la famine continuent leur ronde infernale.

(...) --Ce texte fait référence à l'édition Broché.

Présentation de l'éditeur

Plongez au coeur de l'histoire avec ce nouveau roman graphique de Li Kunwu.

L'auteur d'«Une vie chinoise» nous fait partager sa découverte d'archives inédites sur les conflits militaires qui ont opposé la Chine au Japon.
Véritable documentaire, c'est toute la violence de la guerre qui nous rattrape avec des photos comme surgies du passé. Qu'est-ce que le devoir de mémoire ? Li Kunwu nous pose la question de manière magistrale avec ce one-shot.

Les tensions récentes entre la Chine et le Japon montrent que la rancoeur reste vivace entre ces deux nations qui se sont affrontées jusqu'en 1945. Une plaie récente et profonde qui cicatrise lentement. Li Kunwu raconte une page sombre de l'histoire chinoise. À partir d'un poster de propagande japonais trouvé chez un brocanteur, Li Kunwu se penche sur la Seconde Guerre mondiale et le conflit qui opposa le Japon à la Chine. Li Kunwu va alors tenter de comprendre et par là même de nous expliquer le conflit et l'occupation japonaise en menant une véritable enquête historique s'appuyant sur des documents d'archives (photos, affiches, cartes, journaux, etc.) inédits pour tes lecteurs francophones.

Li Kun Wu est né en 1955 dans la province du Yunnan. Li montre très tôt une aptitude extraordinaire pour le dessin. Influencé et fasciné par les ouvrages de propagande de l'époque, il décide de faire de son stylo son arme. Ses premières oeuvres sont des affiches, des tracts ou dazibao pour imaginer la pensée du grand Timonier, avant de s'engager comme "soldat dessinateur" dans l'armée.
Après avoir passé sa jeunesse à user du stylo comme d'autres du fusil, Li devient dessinateur de presse au Yunnan Ribao "le quotidien du Yunnan". Peu à peu, il gagne en notoriété : il publie près d'une trentaine de bandes dessinées, qui sont éditées par les magazines chinois les plus emblématiques tels que Lianhua Huabao, Humo Dashi... Il glorifie le Parti, le président Mao et le peuple chinois.
Puis, un jour, sa route croise celle de P. Ôtié, passionné de Chine et de bande dessinée. Un projet s'esquisse. C'est l'amorce du projet de la trilogie Une vie chinoise. --Ce texte fait référence à l'édition Broché.

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