Cliquez ici Cliquez ici cliquez_ici. Des centaines d'ebooks inclus dans Amazon Prime Cloud Drive Photos En savoir plus cliquez_ici nav_Renewed cliquez_ici En savoir plus En savoir plus Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici cliquez_ici

Commentaires client

4,5 sur 5 étoiles
2

TEMPLE DE LA RENOMMEE100 PREMIERS REDACTEURS D'AVISle 26 septembre 2011
A la fin du règne de Louis XIV et sous la Régence, les grands opéras de l'académie et leurs énormes machineries, profusions de décors et de costumes, danses et ballets, sont aussi mis au goût des salons à une échelle bien plus modeste,la cantate.
Louis Nicolas Clérambault (1676-1749) fait partie de ces nombreux musiciens qui dans le sillage de l'héritage du grand Lully contribuèrent à faire évoluer la musique française vers des formes plus légères et teintées d'italianisme à l'instar de Jacquet de La Guerre, Campra, Blavet, etc.
Ses cantates sont sans doute les oeuvres les plus représentatives de son art et de son époque puisqu'elles allient la "symphonie" et la déclamation française à l'ariette qui fleure bon l'Italie.
Hervé Niquet et son ensemble nous servent d'admirables pages ciselées comme de petits bijoux pleins d'émotion dans ces deux cantates que sont Orphée et Leandre et Hero.
Les sujets sont bien sur mythologiques, le texte intelligement amené, la déclamation remarquablement exécutée par Sandrine Piau dont on connait le talent par ailleurs.
Loin d'être anecdotiques, ces oeuvres qui illustrent une époque sont d'un grand intérêt et remplies de richesses harmoniques et d'émotions.
En plus, Naxos qui est une véritable bénédiction au niveau des prix nous offre là pour peu cher de vrais moments de bonheur musical.
On citera aussi dans cette même collection et les mêmes interprêtes la magnifique pastorale Iris.
Une découverte.
3 personnes ont trouvé cela utile
|0Commentaire|Signaler un abus
500 PREMIERS REDACTEURS D'AVISle 13 juin 2016
La cantate française est un genre qui fit fureur durant une période déterminée (environ 1705-1730), puis disparut aussi soudainement qu’elle était apparue. Elle dérive évidemment de la cantate italienne dont le maître fut Alessandro Scarlatti, mais comme pour tous les autres genres les français tinrent à différentier leur musique de celle des italiens. Elle fait partie d’un ensemble de genres qui sont comme des planètes tournant autour de la musique du Roi Soleil, depuis la plus spectaculaire tragédie lyrique à grand spectacle de Lully (elle-même née en grande partie de l’art de Michel Lambert)

L’origine des cantates françaises et quasi unanimement attribuée au compositeur Jean-Baptiste Morin et au poète Jean-Baptiste Rousseau, encore qu’il existe un exemple isolé datant de 1680, ‘Orphée descendant aux Enfers’ de Marc-Antoine Charpentier aux harmonies typiquement italiennes et l’orchestration particulièrement riche. Le maître incontesté du genre est Louis-Nicolas Clérambault (1676-1749), objet du présent CD ? où sont enregsitrées deux cantates. . Il nous a laissé des œuvres pour clavier (fort apprécies des organistes) attachantes et de belle facture, mais quelque peu superficielles, des petits motets pour les demoiselles de Saint-Cyr manquant quelque peu de fermeté de style en dépit d’une fort belle ornementation, de la musique instrumentale. Mais la cantate française scelle un accord exceptionnel entre le compositeur et le genre qu’il illustre. Il en écrivit vingt éditées en cinq cahiers, plus cinq isolées. De beaux chefs d’œuvre ont été écrits par des compositeurs tels que Montéclair (1667-1737), Campra (1660-1744), Elisabeth Jacquet de la Guerre (1665-1729) qui se spécialisa plutôt dans le genre de la ‘cantate biblique’ , Bernier (1665-1734), le jeune Rameau (1683-1764) dont les cantates donnent le sentiment d’esquisses pour certains de ses futurs opéras tels que Platée. A côté de ces grands noms, il convient de citer des ‘petits maîtres’ qui, à l’instar de Clérambault et à la mesure de leur génie, ont trouvé dans la ’cantate française’ leur meilleur genre d’expression : Du Buisson (qui écrivit une très émouvante ‘plainte sur le mort de Monsieur Lambert’ qui méritait bien un chef d’oeuvre), Courbois (1705-1730), Stuck (dit Baptistin, 1680-1755), Colin de Blamont (1690-1760), Bodin de Boismortier (1689-1755), dont l’abondante œuvre instrumentale est attachante.

Nous avons ici deux cantates pour soprano, basse continue, violon et/ou flûte (les deux alternent dans la première cantate, cependant que la seconde est à deux dessus, avec une basse continue fort active). Il s’agit d’Orphée (qui s’arrête lorsque Pluton laisse le héros repartir avec Eurydice ; le fatal regard ne fait pas partie de la cantate) et de Léandre et Hero. Le récit proprement dit est accompagnée de commentaires, sorte de morale ‘à quatre sous’. IL est difficile de décrire en quoi ces cantates sont des chefs d’œuvre, mais la beauté et la pertinence de la ligne de dessus jointe à la parfaite adéquation de la ligne de chant au texte en sont probablement la raison. Le fait est que Clérambault, maître respectable dans d’autres genres, atteint ici au génie.

Dans le CD les deux cantates sont accompagnées d’une brève symphonie à cinq parties 3 minutes), d’une sonate plus conséquente (12 minutes), et de la 2° suite pour clavecin solo.

La proximité des deux cantates et de ces œuvres instrumentales montre bien en quoi l’art de Clérambault culmine dans le cantate – et de beaucoup.

L’interprétation est de grande qualité. Elle est donnée par les solistes du Concert Spirituel, et par Sandrine Piau, soprano. La suite pour clavecin solo est finement interprétée par Blandine Rannou.

NAXOS a produit un CD complémentaire avec deux cantates pour basse et des œuvres instrumentales.
2 personnes ont trouvé cela utile
|0Commentaire|Signaler un abus


Avez-vous besoin du service clients? Cliquez ici