Ce roman est une sorte de troisième "tome" d'un triptyque que l'auteur a créé sans en avoir conscience à l'époque : 1- "L'apparition", 2- "L'Évangile de Jimmy", 3- "Cloner le Christ?", consacré aux mystères religieux catholiques vus sous l'angle scientifique. Dans ce petit livre (par sa taille), Didier van Cauwelaert a réussi le double exploit de :
1) synthétiser une quantité impressionnante d'informations sur le thème du sang de Jésus, qu'on aurait retrouvé sur trois reliques religieuses: le Saint-Suaire d'Oviedo, le Linceul de Turin, la Tunique d'Argenteuil, et dont certains aimeraient exploiter l'ADN encore actif pour "cloner le Christ"
2) rendre ces informations accessible au grand public.
Cela a dû lui demander des centaines d'heures de travail et d'investigation (au Vatican, aux USA, en Europe, car il s'est adressé à tous ceux qui de près ou de loin avaient étudié les mystères des reliques). Il a lu les Ancien et Nouveau Testaments, les Évangiles, de fond en comble; ce n'est pas une mince affaire. La vulgarisation scientifique du propos est donc excellente, et j'ai du mal à comprendre ses détracteurs qui se contentent de persifler et juger, mais n'apportent dans leurs commentaires aucun contrepoids rationnel ou argumenté. Bref.
Cet essai se lit comme une fascinante énigme à résoudre. L'auteur relate les aventures (les péripéties plutôt) des ces reliques à travers les siècles, les querelles intestines et parfois pitoyables auxquelles elles ont donné lieu; il enquête à charge et à décharge, envisage tous les points de vue (religieux, scientifique, croyant, non croyant), dans son style toujours fluide, clair, et teinté d'humour.
Les deux derniers chapitres m'ont particulièrement éblouie par leur justesse et leur incroyable contenu visionnaire et spirituel ; l'auteur y rappelle l'histoire de la Tunique de Juan Diego au Mexique sur laquelle, en 1531, s'imprima l'image de la Vierge Marie ; cette Tilma de la Vierge de Guadalupe est encore en parfait état de conservation et n'a jamais généré aucune contestation ou conflit. L'auteur se permet alors de donner son interprétation symbolique de tous ces signes mystiques ; de son point de vue, c'est un clonage de nous-mêmes que l'Histoire et ces manifestations surnaturelles nous invitent à faire, c'est-à-dire transformer la chenille en papillon, passer de l'ombre à la lumière, dépasser nos peurs, nos conflits, nos mauvais penchants, afin de devenir la plus belle version de nous-mêmes...
La photo de couverture est magnifique et bouleversante (visage imprimé du Christ sur le Linceul de Turin).
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Cloner le Christ ? Broché – 23 novembre 2005
de
Didier Van Cauwelaert
(Auteur)
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Didier Van Cauwelaert
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Détails sur le produit
- ASIN : 2226144234
- Éditeur : Albin Michel; Albin Michel / Canal + éditions (23 novembre 2005)
- Langue : Français
- Broché : 199 pages
- ISBN-10 : 2286010781
- ISBN-13 : 978-2286010782
- Poids de l'article : 300 g
- Dimensions : 14.5 x 1.8 x 22.5 cm
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Cloner le Christ/Didier Van Cauwelaert
D’emblée, afin d’obvier à toute interprétation fallacieuse, l’auteur précise avec un humour qui ne le quittera à aucun moment du récit, « qu’il est croyant par instinct et sceptique par méthode…qu’il vit en bonne intelligence avec le péché, iconoclaste de nature. »
L’authenticité des reliques christiques, que ce soit le Linceul de Turin, la Tunique d’Argenteuil ou le Suaire d’Oviedo se pose très naturellement quand on constate que toutes les méthodes de datation ne concordent pas. Même la datation au carbone 14 pose problème avec des erreurs célèbres se comptant en milliers d’années ! Cette méthode a fait ses preuves pour les fibres de bois, mais jamais pour ce qui concerne les fibres de textiles.
Est-ce pour des raisons techniques scientifiques ou pour d’autres causes inavouables que cette authenticité est mise en doute ? Il apparaît que depuis quelques années, l’Église a très peur d’un éventuel clonage du Christ en déclarant le Linceul authentique. En bref, il convient de discréditer la relique afin de la protéger.
Autre problème qui ennuie l’Église : il est prouvé que les échantillons de sang présents sur les trois reliques montrent qu’il s’agit du groupe AB, seul groupe identifiant la mère et le père !!
Quand on sait que la « virginité perpétuelle » de Marie est un dogme datant seulement du VIIé siècle (Concile de Latran en 649), il se peut que des inquiétudes naissent au sein de l’Église qui remettraient en cause une décision humaine prise il y a quatorze siècles.
Comme le dit l’auteur, « On dirait vraiment que le but final est la conservation d’un équilibre éternel entre la conviction et le doute, la raison et la foi, l’évidence et le mystère… L’Église catholique romaine semblerait vouloir prendre les devants pour protéger la foi contre le zèle excessif de la science ! »
Soit ! Au terme de cet ouvrage très documenté qui se veut une enquête scientifique, on en reste à se demander si les reliques demeurent une énigme ou s’il s’agit d’une énorme arnaque. La science en tout état de cause se montre incapable d’authentifier les dites reliques.
L’important : « Vingt siècles après, que reste-t-il du Christ incarné ? Si c’est bien lui qu’on a enveloppé dans le Linceul ? Des paroles rapportées, une image et du sang. Le message d’amour, les discours de rébellion contre le fanatisme aveugle et les abus de pouvoir religieux, on a vu ce que les hommes en ont fait… »
En conclusion, un livre intéressant qui incite à la réflexion, mais il convient à mon sens de rester prudemment à distance des conclusions personnelles de Didier Van Cauwelaert pour respectables qu’elles soient.
D’emblée, afin d’obvier à toute interprétation fallacieuse, l’auteur précise avec un humour qui ne le quittera à aucun moment du récit, « qu’il est croyant par instinct et sceptique par méthode…qu’il vit en bonne intelligence avec le péché, iconoclaste de nature. »
L’authenticité des reliques christiques, que ce soit le Linceul de Turin, la Tunique d’Argenteuil ou le Suaire d’Oviedo se pose très naturellement quand on constate que toutes les méthodes de datation ne concordent pas. Même la datation au carbone 14 pose problème avec des erreurs célèbres se comptant en milliers d’années ! Cette méthode a fait ses preuves pour les fibres de bois, mais jamais pour ce qui concerne les fibres de textiles.
Est-ce pour des raisons techniques scientifiques ou pour d’autres causes inavouables que cette authenticité est mise en doute ? Il apparaît que depuis quelques années, l’Église a très peur d’un éventuel clonage du Christ en déclarant le Linceul authentique. En bref, il convient de discréditer la relique afin de la protéger.
Autre problème qui ennuie l’Église : il est prouvé que les échantillons de sang présents sur les trois reliques montrent qu’il s’agit du groupe AB, seul groupe identifiant la mère et le père !!
Quand on sait que la « virginité perpétuelle » de Marie est un dogme datant seulement du VIIé siècle (Concile de Latran en 649), il se peut que des inquiétudes naissent au sein de l’Église qui remettraient en cause une décision humaine prise il y a quatorze siècles.
Comme le dit l’auteur, « On dirait vraiment que le but final est la conservation d’un équilibre éternel entre la conviction et le doute, la raison et la foi, l’évidence et le mystère… L’Église catholique romaine semblerait vouloir prendre les devants pour protéger la foi contre le zèle excessif de la science ! »
Soit ! Au terme de cet ouvrage très documenté qui se veut une enquête scientifique, on en reste à se demander si les reliques demeurent une énigme ou s’il s’agit d’une énorme arnaque. La science en tout état de cause se montre incapable d’authentifier les dites reliques.
L’important : « Vingt siècles après, que reste-t-il du Christ incarné ? Si c’est bien lui qu’on a enveloppé dans le Linceul ? Des paroles rapportées, une image et du sang. Le message d’amour, les discours de rébellion contre le fanatisme aveugle et les abus de pouvoir religieux, on a vu ce que les hommes en ont fait… »
En conclusion, un livre intéressant qui incite à la réflexion, mais il convient à mon sens de rester prudemment à distance des conclusions personnelles de Didier Van Cauwelaert pour respectables qu’elles soient.
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