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Comme il vous plaira (bilingue) Broché – 8 janvier 1992

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Description du produit

Extrait

La chair n'est pas triste...
par Pascal Collin (traducteur)

Comme il vous plaira... On a bien essayé de donner une nouvelle traduction du titre As you like it, autant pour s'éloigner du ton XIXe et aujourd'hui légèrement affecté de la formule (dont on attribue la maternité à George Sand), que pour tenter de mieux faire entendre la liberté apparemment accordée au lecteur (au spectateur) de nommer la pièce, puisque le titre énonce qu'il n'y en a pas. Mais «As you like it» en dit tout de même davantage que le «Sans titre» de certains tableaux, et la traduction traditionnelle résiste bien à toute nouveauté, car «Comme il vous plaira» fait résonner le principal : le rapport complice au public sous les auspices du plaisir. On aurait bien voulu d'ailleurs que le substantif apparaisse explicitement et, par exemple, «Comme ça vous fait plaisir» ne serait pas littéralement impertinent. Mais il y a cinq mots au lieu de quatre, et l'expression est moins fluide, ce qui suffit pour perdre à la fois le caractère d'invitation amicale de la phrase anglaise et sa qualité sonore... Bref : tout ce vain propos introductif pour dire qu'on n'a rien changé mais qu'on aurait pu, et que vous-même, si vous avez commencé à lire cette préface, êtes invité, «selon votre désir» (autre titre écarté), à jouer à ce petit jeu-là en société, d'où surgira peut-être une évidence inédite...
En attendant, ces quelques lignes sur son titre peuvent permettre de prendre la pièce Comme il vous plaira un peu moins par ce qu'elle est censée dire que par ce qu'elle fait : désigner le théâtre et son public avant d'annoncer une histoire à laquelle on puisse croire. Certes, on a coutume de la classer dans une série de pièces shakespeariennes en fonction de son contenu et de sa date (1599), la nommant «comédie romantique» (on y parle énormément d'amour) ou «romanesque» (l'amour y est voyageur) ou «comédie pastorale» (la référant alors à un genre bien codifié, et mettant en valeur sa thématique agreste). Il est certain qu'on peut trouver entre les dernières comédies du siècle, du Songe d'une nuit d'été de 1594 à La Douzième Nuit de 1601 (ou La Nuit des rois, si on préfère la rassurante épiphanie à la mystérieuse instance chiffrée) - dont le sous-titre est «What you will» («Ce que vous voudrez», titre de ce fait également impossible pour As you like it) - un certain nombre de motifs communs... Ainsi l'opposition entre la culture mondaine de la cour, raffinée mais artificielle, voire corrompue, que les héros sont amenés à fuir (pour un temps assez bref malgré tout), et la nature où ils se réfugient, régénératrice et hautement initiatique, qu'elle soit sauvage ou policée, agricole ou magique, rapproche singulièrement Le Songe et Comme il vous plaira. Et au-delà, l'incessante confrontation entre la nature des êtres comme des choses et tout ce qui y contrevient dans le vécu des hommes et des femmes (avidité des désirs, abus de la civilisation ou aléas de la fortune) semble une sorte de fond philosophique qui anime les conversations, dispose les espaces de la fiction, structure même l'intrigue, et finalement justifierait en creux la légèreté des jeux de l'amour travesti et des hasards providentiels, ceux-là même qui donnent leurs «couleurs», comme on dit, à ces pièces (auxquelles on ajoutera Beaucoup de bruit pour rien, 1598, dont le titre est encore une fois autant une excitante invitation au divertissement qu'un programme dramatique)... Il n'empêche que ce sont justement leurs «couleurs», et surtout leurs dialogues d'amoureux piquants, ambigus et virtuoses, qui contribuent à distinguer ces pièces parmi l'oeuvre de Shakespeare. Et si l'on part maintenant de la représentation, la hiérarchie des importances semble s'inverser : on sent bien que c'est à la surface brillante du jeu verbal, purement spectaculaire, que miroitent les significations les plus cruciales, et que les enjeux de civilisation, liés fondamentalement aux relations désirantes entre les êtres, sont inséparables, en ces années-là de l'histoire de Shakespeare et de sa troupe, de la mise en réflexion ludique, sur scène, du langage théâtral lui-même. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Présentation de l'éditeur

Après avoir vu dans Timon d'Athènes un misanthrope farouche, qui fuit dans un désert où il ne cesse de maudire les hommes et d'entretenir la haine qu'il leur a jurée, nous allons faire connaissance avec un ami de la solitude, d'une mélancolie plus douce, qui se permet quelques traits de satire, mais qui plus souvent se contente de la plainte, et critique le monde, inspiré par le seul regret de ne l'avoir pas trouvé meilleur. Retiré dans les bois pour y rêver au doux murmure des ruisseaux et au bruissement du feuillage, Jacques pourrait dire de lui-même comme un poëte de nos jours qui oublie de temps en temps ses sombres dédains: I love not man the less, but nature more. (CHILDE HAROLD, chant IV.) --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

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le 27 juillet 2016
Format: Poche|Achat vérifié
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le 13 octobre 2016
Format: Broché|Achat vérifié
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