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La Confession de la lionne Broché – 22 janvier 2015

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Extrait

Dieu a déjà été femme. Avant de s'exiler loin de sa création et quand il ne s'appelait pas encore Nungu, l'actuel Seigneur de l'Univers ressemblait à toutes les mères de ce monde. En ce temps-là, nous parlions la même langue des mers, de la terre et des cieux. Mon grand-père dit que ce royaume est mort depuis longtemps. Mais il subsiste, quelque part en nous, le souvenir de cette époque lointaine. Survivent les illusions et les certitudes qui, dans notre village de Kulumani, sont transmises de génération en génération. On sait tous, par exemple, que le ciel n'est pas encore achevé. Ce sont les femmes qui, depuis des millénaires, tissent pas à pas ce voile infini. Quand leurs ventres s'arrondissent, une part de ciel se surajoute. À l'inverse, quand elles perdent un enfant, ce morceau de firmament dépérit à nouveau.
Sans doute pour cette raison ma mère, Hanifa Assulua, n'a-t-elle pas cessé de contempler les nuages pendant l'enterrement de sa fille aînée. Ma soeur, Silência, a été la dernière victime des lions qui, depuis quelques semaines, tourmentent notre communauté.
Parce qu'elle est morte défigurée, on a placé ce qui restait de son corps sur le côté gauche, la tête tournée vers le levant et les pieds vers le sud. Pendant la cérémonie, maman avait l'air de danser : d'innombrables fois, elle s'est inclinée sur une cruche faite de ses propres mains. Elle a aspergé d'eau la terre alentour qu'elle a ensuite tassée de ses pieds, avec le même balancement que celui qui sème.
Au retour de l'enterrement, il y avait trop de ciel dans les yeux de ma pauvre mère. Le chemin jusqu'à la maison n'était que de quelques pas : le cimetière familial se trouvait aux environs du village. Hanifa a fait un bref passage par le fleuve Lideia pour les bains purificateurs tandis que, légèrement en retrait, j'effaçais les traces qui menaient à la tombe.
- Secouez les pieds, les poussières aiment voyager.
Sur le sol sacré de notre cimetière figurait une croix en plus pour montrer que nous étions distincts, parmi les musulmans et les païens. Aujourd'hui je sais : on place une stèle sur les morts, non par respect mais par peur. Nous avons peur qu'ils reviennent. Avec le temps, cette peur devient plus grande que la saudade.
Tous les parents respectèrent le commandement : le sentier du retour fut bien différent de celui utilisé à l'aller. Cependant l'image poisseuse ne me sortait pas de la tête : le corps de Silência hissé sur les épaules, enveloppé de tissus blancs qui ondoyaient comme des ailes brisées.
Sur le seuil de notre porte, maman a regardé la maison comme si elle l'accusait : tellement vivante, tellement ancienne, tellement éternelle. Notre maison différait des autres paillotes. Elle était en ciment, avec des toits en zinc, équipée de chambres, d'un salon et d'une cuisine intérieure. Des tapis jonchaient le sol et des rideaux poussiéreux pendaient aux fenêtres. Nous aussi, nous étions différents des autres habitants de Kulumani. Ma mère surtout, Hanifa Assulua, était différente, assimilée et fille d'assimilée. Au retour de l'enterrement, je remarquai comme elle était belle : même avec les cheveux rasés, en obédience au deuil, son visage surmontait la tristesse. L'espace d'un instant, elle me fixa comme si elle mesurait combien je lui étais précieuse. Je crus qu'il y avait une tendresse maternelle dans ce regard. Il n'en était rien. Un autre sentiment dessina ses mots.

Revue de presse

Dès son premier roman, La Véranda des frangipaniers (Albin Michel, 2000) - c'est-à-dire bien avant La Pluie ébahie (Chandeigne, 2014) ou L'Accordeur de silences (Métailié, 2011) -, le lecteur s'était demandé si ce Mia Couto du Mozambique, cet écrivain créole, moderne griot de la vie sociale, était bien un Africain blanc. Avec La Confession d'une lionne, on sait qu'il n'en est rien. Ce type est un fauve. Sa griffe s'est aiguisée avec le temps, découpant, de livre en livre, une oeuvre unique, féministe, tout en mélancolie et en ­colère sépia. L'histoire de chasseurs et de lions mangeurs d'hommes qu'il nous conte au­jourd'hui le confirme avec éclat...
Mettre ses mains de romancier dans la boue magique des mystères populaires n'a jamais effrayé Mia Couto. Ici encore, il s'en donne à coeur joie. (Catherine Simon - Le Monde du 5 mars 2015)

Le romancier et poète mozambicain donne, après l'Accordeur des silences, un grand roman où l'on retrouve des personnages pris entre fantasmes, peurs et poids des communautés et traditions.«L'écrivain est un chasseur », nous disait (1), lors de la parution en français de l'Accordeur des silences, le romancier et poète Mia Couto. Il annonçait dans la même phrase l'écriture d'un roman sur une chasse au lion. C'est ce livre que nous pouvons ouvrir aujourd'hui. Le lion est une lionne, et la chasse une traque à facettes  : c'est toujours comme ça avec les écrivains...
La Confession de la lionne est un roman âpre et mélancolique, où les destins sont pris entre les traditions protectrices et oppressantes, et leur remplacement par le monde de la ville où le ciel est si petit. Sans effets, dans une langue décapée par la grandeur même de ce qu'elle nomme, Mia Couto nous embarque dans cet univers où hommes et femmes, chasseurs et lionnes ne se distinguent que par la magie du récit. (Alain Nicolas - L'Humanité du 16 avril 2015)

Mia Couto signe une partition électrique et envoûtante, sur la difficulté d'être en prise sur le monde. Ses personnages ont l'art de se retrancher dans leur univers intérieur, pour se laisser ballotter par des pensées libres et folles, dans une nature toujours triomphale, réduisant les êtres à des grains de sable qui crissent et s'évanouissent. (Marine Landrot - Télérama du 1er juillet 2015)

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1000 PREMIERS REDACTEURS D'AVISle 3 avril 2016
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le 28 juillet 2015
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1000 PREMIERS REDACTEURS D'AVISMEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 14 juillet 2015
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le 22 juillet 2016
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