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Critique musicale vol. 7 : 1849-1851 Broché – 17 janvier 2014

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Extrait

Extrait de l'introduction

«J'ai une passion pour la critique», clame Berlioz dans le Journal des débats du 9 juin 1849. L'épaisseur de ce volume pourrait nous le laisser croire : quelque soixante articles répartis régulièrement tout au long de ces trois années, 1849, 1850 et 1851. La réalité est autre, car ce cri du coeur n'est qu'une figure de style - souvent utilisée par Berlioz -pour exprimer le contraire de ce qu'il pense.
En effet, à maintes reprises, il va manifester sa lassitude pour l'exercice : dans l'article consacré à la création de la Fée aux roses, par exemple, il se plaint du métier de critique musical, obligé de rendre compte au plus vite de ce qu'il connaît à peine. Dans celui des Porcherons, il décrit comment un confrère a réussi à se débarrasser de la «besogne»... en la lui confiant. Une autre fois, il explique combien il est difficile de doser les compliments. Et pour Giralda ou la Nouvelle Psyché, il trouve chaque jour un sujet de digression qui lui fait repousser la rédaction de son compte rendu.
Mais ces plaintes sont aussi une habile façon de diversifier la présentation de ses feuilletons, car ce sont vingt-cinq créations d'opéras et d'opéras-comiques qui nous sont rapportées dans ce volume, créations dont le livret est toujours résumé, la partition toujours analysée, et les interprètes toujours jugés. Commencer par des états d'âme, intercaler des anecdotes, laisser son imagination débridée mener la plume, ne peut qu'éviter la monotonie de leur facture.
De plus, ceux-ci sont écrits dans un style remarquable, à la fois brillant, enlevé et plein d'humour, en même temps que rigoureux et précis : Berlioz n'a rien perdu de son talent littéraire, de sa fougue, de sa fantaisie, tout se lit avec grande facilité et il arrive plus d'une fois qu'un sourire, voire qu'un éclat de rire ponctue la lecture de ces textes : les mésaventures des «tritons de l'Opéra», dans l'article sur le Fanal, présentées sous forme de dialogues, est particulièrement savoureuse, comme l'est la description de l'accueil grandiose que Jenny Lind a reçu aux États-Unis. Quant aux intrigues des opéras-comiques, elles lui donnent, à lui aussi, l'occasion de s'amuser : il ne craint pas de narrer l'histoire à sa façon, d'exagérer les situations et les caractères, et de glisser moult traits d'esprit avec sa manière, inimitable, de trouver le bon mot.

À côté des oeuvres lyriques, il est une autre source de lassitude que le titre du Journal des débats du 13 avril 1850 exprime clairement : «Concerts, concerts et concerts». Et Berlioz d'expliquer : «Je voudrais bien savoir ce que ferait un critique d'esprit et de bon sens, ce que vous feriez vous, Monsieur, ou vous, Madame, si vous aviez une foule de gens de talent, de virtuoses remarquables, de compositeurs admirables, à louer ! si vos amis vous venaient dire : 'Voici neuf violonistes, onze pianistes, sept violoncellistes, vingt chanteurs, à louer; une symphonie, deux symphonies, un mystère, une messe, à louer ; de l'ardeur ! de l'enthousiasme ! que tout le monde soit content ! et surtout variez vos expressions !'». Pour autant, certains, et non des moindres, renoncent à donner des concerts, en raison du prélèvement obligatoire sur les recettes pour le droit des pauvres, tels le corniste Vivier et le violoniste Ernst qui préfèrent se produire en Angleterre. Berlioz, que cet impôt exaspère, suggère avec malice qu'il faudrait l'étendre aux loueurs de voitures et de cabriolets, «car c'est un luxe de faire ainsi ses courses dans Paris ; on peut parfaitement aller à pied.» (JD, 15 avril 1851).

Mais, même lassé par son métier - alimentaire - de critique musical, Berlioz retrouve son énergie quand il s'agit de pourfendre l'injustice, la médiocrité, le mensonge. L'impôt cité plus haut est un exemple, Berlioz y revient en maintes occasions et traite à chaque fois ce sujet avec une véhémente ironie. Dans un registre plus musical, même s'il convient, en se moquant, que «c'est une belle chose, en fait d'art, que le suffrage du plus grand nombre», il ne cesse de combattre toutes les actions qui peuvent porter atteinte à la qualité de son art, qu'elles émanent des compositeurs, des interprètes ou du public : les arrangements de ceux qui «corrigent» Beethoven et Weber, ou transcrivent pour flageolet des mouvements de symphonies ; les bruyantes manifestations des «claqueurs» qui font et défont les réputations, et orientent le goût du public; les airs «a roulade», ces «rossignolades», ce «triomphe du larynx» que le public savoure et recherche : «... allons, Mesdames, préparez vos bouquets, la prima donna s'est couverte de gloire ; elle a projeté, comme un collier de perles, un trait chromatique de la plus belle eau, seize notes par mesure, un trille sur le la aigu, un arpège sur l'accord de septième diminuée, des sauts de dixième, tous les sauts possibles.» (JD, 6 février 1849).

Revue de presse

Cette plume précise, acerbe et enthousiaste procure bien du plaisir. Presque plus aucun chroniqueur de la vie musicale n'écrit, ou n'ose écrire, de la sorte actuellement, de façon tranchée mais juste, à la première personne du singulier et en s'adressant directement au lecteur. […] Sources de documentation précieuses, ces critiques […] incitent à penser que les chroniqueurs de l'époque prenaient vraiment le temps d'écrire. --Concertonet.com

Très attendu depuis la parution du tome 6 [...], le tome 7 de la critique musicale de Berlioz [...] apporte une nouvelle moisson d'informations de premier ordre sur la vie musicale à Paris sous la Deuxième République. [...] À chaque feuilleton, Berlioz montre son intelligence musicale, son talent d'écrivain et sa vaste culture. --Publications de l'opéra de Marseille

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Ce septième volume des "feuilletons" de Berlioz contient surtout la formidable analyse du "Prophète" de Meyerbeer dont on a malheureusement oublié toute l'importance dans l'histoire de la musique au XIXe. C'est un grand écrivain qui s'exprime sur un grand compositeur.
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