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Culture, état d'urgence Poche – 5 janvier 2012

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Extrait

New Deal à la française

L'histoire, en particulier celle des autres, porte jusqu'à nous quelques bonnes nouvelles et de réjouissantes raisons d'espérer.
Dans les années trente, en pleine dépression, l'Amérique invente le New Deal : alors que la crise et le chômage font rage, loin de sacrifier le budget des arts de son pays, le président Roosevelt se propose de remonter le moral de la nation et de relancer l'emploi avec une nouvelle donne culturelle. A travers la Works Progress Administration et le Fédéral One, il développe de manière totalement inédite un très ambitieux programme de soutien aux créateurs, commande des dizaines de milliers d'oeuvres pour les lieux publics, finance des ensembles musicaux et théâtraux qui tourneront un peu partout aux États-Unis. Les artistes bénéficiaires de ces emplois, de ces bourses ou de ces aides à la création s'appellent, entre autres, Arthur Miller, Jackson Pollock ou Joseph Losey. Cet investissement culturel massif vu sous l'angle de la relance économique ira de pair, au même moment, avec une ouverture exceptionnelle aux créateurs et savants du monde entier sur le sol américain : volontaires, proscrits ou exilés, rescapés de la crise comme du nazisme et de la guerre, de très grands cinéastes, des figures intellectuelles majeures, des artistes ou des chercheurs de génie s'installent entre New York et Los Angeles. Ils contribuent de manière décisive à construire l'hyper puissance américaine dans les trois domaines que sont les industries culturelles, l'ingénierie intellectuelle ou scientifique et le marché de l'art. Quand Roosevelt meurt en 1945, l'Amérique a presque déjà damné le pion à l'Europe et gagné deux guerres : la Seconde Guerre mondiale d'une part et l'autre, la guerre douce, fondatrice d'un ordre économique sur lequel nous vivons encore, voire de plus en plus depuis la révolution numérique, celle des supports et des contenus culturels.
Il y a cinquante ans exactement, en 1961, la philosophe Hannah Arendt publie un livre majeur, La Crise de la culture, et dénonce la massification de l'oeuvre, la fabrication abusive de simples consommateurs. Son propos est sans ambages : «L'industrie des loisirs est confrontée à des appétits gargantuesques et, puisque la consommation fait disparaître ses marchandises, elle doit sans cesse fournir de nouveaux articles.» N'en déplaise aux tenants d'un marché mondial des biens culturels et aux chantres du consumérisme, ses messages restent d'une étonnante actualité, sur fond de dématérialisation du monde et de généralisation du support de stockage numérique. C'est le génie du modèle américain, sa «ruse de la raison» de savoir produire d'une main le poison à travers le système et, de l'autre, la critique comme contrepoison. Le «vieux monde» ne résistera pas longtemps aux assauts des nouveaux entrants yankees sur la scène du savoir et de la création. Accueillie aux États-Unis en 1941, naturalisée américaine, Arendt témoigne par son propre destin, celui d'une grande intellectuelle européenne révélée en Amérique, d'un sacré basculement du monde. Le pari fait par Roosevelt d'un new deal, d'une nouvelle donne culturelle est donc bien gagné.

Revue de presse

Olivier Poivre d'Arvor publie un vade-mecum de la culture en temps de crise. Insolent et pertinent. l était temps de l'écrire, ce livre court, haletant, plein de sève, qui place, sans lyrisme mais avec des arguments, la culture au coeur du dispositif politique et citoyen...
Trop facile en temps de crise de reléguer la culture en joujou pour nantis, retraités et autres professeurs des écoles. Et si, justement, le civisme, l'économie et le projet français passaient par la culture ? À travers la culture, c'est le retour du désir que cet ancien diplomate, actuel directeur de France Culture, appelle de ses voeux...
Un livre qui n'est même pas un coup de gueule, mais une porte ouverte vers la possibilité d'une sortie de crise par la culture. Et si c'était vrai ? (Karine Papillaud - Le Point du 9 février 2012 )

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Format: Poche
Ce livre se veut une défense de la politique d'exception culturelle à la française, et un appel à dépenser plus, sans regard. Mais bon, l'analyse est de ces faiblesses intellectuelles dans lesquelles se spécialisent le genre de pseudo-philosphe-auteur-soit disant diplomate-bidon grand public qu'est l'autre Poivre d'Arvor.
Pour commencer, les parallèles avec le New Deal - non, le plan Marshall - non, après tout, la France elle-même d'après guerre - non, la France contemporaine... vous voyez le genre, est d'une faiblesse patente. En fait, quelques artistes ont eu un départ dans les années d'après 1929 et ont été ultèrieurement - mais en fait bien ultèrieurement pour la plupart - artistes à succés. Et alors? Etait-ce la force du désespoir, l'expérience de la seconde guerre mondiale, l'explosion d'idée qui accompagnait la croissance fabuleuse des trente glorieuses... en bref, comment Olivier Poivre d'Arvor peut-il prétendre savoir les vraies causes?
Ensuite, Olivier Poivre d'Arvor ignore tout - mais alors tout, comme un bon apparachik qui se croit là par ses mérites intellectuels - de la puissance du système de mécénat et de commercialisation et d'auto-promotion qui était en fait le génie de Pollock etc.
A travers ces failles, on voit donc la superficialité d'une analyse macroculturelle qui ignore en fait la trajectoire des individuels qui sont montrés en exemple, et ignore bien sûr les échecs et les nullités artistiques qui représentent le gros de ce macrosystème. D'un point de vue académique, c'est sans valeur.
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Format: Poche
Il est des livres qui font débat, et "Culture, état d'urgence" est de ceux-ci. L'auteur décrète qu'il n'est pas trop tard pour redonner à la culture française tout son lustre et son rayonnement - mais qu'il faut se mettre au boulot, en particulier au niveau institutionnel - et ce, sans tarder. Cela est d'autant plus important que la culture est le seul critère par lequel la France peut encore se distinguer dans le concert des nations et des puissances mondiales... dès lors, l'auteur diagnostique les faiblesses du système et propose des solutions. Il est volontiers provocateur; mais c'est pour créer le débat, justement. Un débat qui repose sur le fait que parfois, les Français (et leurs élites) semblent avoir oublié qu'à l'étranger, la France possède encore une certaine aura.
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