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le 14 octobre 2002
L’esprit du truculent Gengis Cohn, un juif assassiné en camp de concentration, vient hanter celui de son bourreau Schatzchen, reconverti en commissaire de police dans l’Allemagne d’après guerre. Ensemble, ils doivent élucider une mystérieuse série d’assassinats…
Voici donc le prétexte – car c’en est un - qu’a choisi Romain Gary pour exprimer avec une verve et un lyrisme peu communs les griefs qu’il a envers toute forme de vanité, individuelle et collective. Avec un humour des plus mordants, la plume de l’auteur égratigne tout ce que le monde compte de vil et d’arrogant. Dieu lui-même est sujet à caution : «[Dieu] a ses moments de distraction, comme tout le monde : parfois, il oublie un homme, et ça fait une vie heureuse. »
Publié il y a 35 ans, cet ouvrage d’une actualité étonnante séduit par la qualité de son écriture dont la drôlerie extravagante sert le propos.
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Un livre surréaliste, atypique dans l'œuvre de Romain Gary. Le délire imaginatif et symbolique pourra rebuter plus d'un lecteur. Pour ma part j'ai jubilé dans cette lecture qui m'a rappelé par moment Le maître et Marguerite.
Cohn est l'âme / la mémoire d'un juif qui hante l'esprit d'un ancien officier allemand, Schatz, devenu commissaire de police. Celui-ci au début du roman est aux prises avec une histoire de meurtres en série particulièrement difficile.
Au delà du délire fantasmagorique, tout doit être lu sur le plan symbolique. Cohn représente le Juif mais aussi le Christ, Schatz (chéri en allemand) l'allemand avec sa mauvaise conscience. Depuis la ville de Licht (lumière) l'enquête les mène dans la forêt de Geist (l'esprit, le fantôme - c'est là que Cohn est enterré avec de nombreux autres fusillés) à la poursuite de Lily (idéal féminin mais surtout humanité en quête d'absolu et de sublime, toujours insatisfaite) qui sert d'appât à Florian (la mort) pour attirer ses victimes. La poursuite se mène sous le regard incompréhensif et désespéré du Baron (la haute société conventionnelle) et de Johann (le peuple).
Le roman permet à R Gary d'interroger les liens que crée l'homme entre la beauté (le nom de Lily fait penser au lys, elle est parfois surnommée la Joconde, associée à la création artistique et particulièrement à la Renaissance) et l'horreur (Lily entretient un lien étroit et inconscient avec la mort à travers Florian et son nom fait aussi penser à Lilith démon féminin de la tradition juive avec qui elle partage certains attributs).
Le roman reflète plus globalement (comme cela apparaît de plus en plus nettement dans la deuxième partie) les tourments de l'auteur, hanté par les fantômes et qui tente d'oublier ou d'exorciser le souvenir du Génocide et de l'Allemagne. Une autre façon d'aborder le problème après avoir écrit Education européenne.

Bref, une lecture un peu malaisée mais passionnante où on retrouve l'humour et l'humanité de Romain Gary.
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le 14 octobre 2001
le livre a avoir lu absolument : un exercice difficile que de rire de la shoah, mais romain gary s'en sort parfaitement, a grand renfort de cynisme a la fois insupportable et fantastiquement drole, paradoxe inherent a ce livre ou un comique juif s'amuse a jouer et a plaisanter avec un SS qui ne le supporte plus, a pousser à l'absurde les theories nazies, bref, epoustouflant
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le 22 novembre 2013
Bien que plus en relation avec les problématiques du XXème siècle (Nazisme et antisémitisme), ce recueil fait écho à une certaine actualité. De plus, il est très bien écrit et plein d'un humour pinçant dont Pierre Desproges a dû s'inspirer.
Je le recommande.
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Romain Gary, Compagnon de la Libération, amoureux à la vie à la mort de la liberté, épris de noblesse humaine, sait que l'homme sans le ressort de cette soif n'est qu'un être idiot aux ordres.

La culture ne crée pas la civilisation. Elle est création humaine et sujette à toutes les souillures. Lily est une nymphomane que chaque homme épris d'elle se doit d'honorer, forcément, depuis que l'Homme existe, dans la brièveté de l'instant. L'absolu de l'étreinte imaginée rend encore plus sot l'homme qui y croit. Même s'il en sourrit, l'étalon meurt.

La culture est une prostituée que protège la mort de toute souillure.

Comment une Allemagne si pétrie de culture, si à cheval sur la culture, ayant enfanté tant d'artistes, philosophes, musiciens, peintres, écrivains tous assoiffés d'idéal et d'absolu a-t-elle pu massacrer 6 millions de juifs ?

Vingt ans après la fin de la guerre, les mots d'ordre de démocratie et de fraternité gomment de la mémoire collective ce massacre.

Mais la liberté a un prix qu'elle fait payer par la dérision de la masse totalisant. Ce prix ? C'est l'esprit d'un ancien amuseur public, juif, ancien du ghetto de Varsovie, évadé d'Auschwitz mais repris plus tard, début 1944, fusillé nu après avoir participé à creuser la fosse commune dans laquelle allait périr femmes, enfants, vieillards.

Cet esprit revit dans celui du SS qui a commandé ce meurtre de masse. Il le fait tourner en boutique, s'en joue à la folie. Le prix du sang est impayable. Celui de la conscience ne peut se payer en bons de culture.

Qu'est-ce que la culture demande Gengis Cohn à son maître spirituel, finissant de creuser la fosse ?

"La culture, c'est lorsque les mères qui tiennent leurs enfants dans les bras sont dispensées de creuser leurs tombes avant d'être fusillées" (p. 78)

"C'était une bonne khokmé et nous avons bien ri tous les deux. Je vous le dis, il n'y a pas de meilleurs comiques que les comiques juifs" (p.78)

L'humour de la culture yiddish est prégnant dans ce bel ouvrage qui sape nos certitudes.

Vive la liberté !
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le 11 janvier 2002
romain gary passe par l absurde dans ce livre magistral pour nous emmener dans une démonstration sur le passé (auschwitz, le moyen-âge...) où l'on suis les blagues d'un comique juif qui hante le subconscient d'un ancien nazi. Une leçon de philosophie en quelque sorte, mais jamais ennuyeuse.
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le 21 mars 2012
J'ai adoré la première partie, l'idée de départ est excellente ( placer un juif dans le subconscient d'un ancien nazi) et les répliques de Cohn truculentes. Néanmoins la fin, (avec toutes ces allégories à n'en plus finir) m'a totalement ennuyée, je passais mon temps à chercher le double sens des phrases et je m'y suis perdue. J'ai refermé le livre (que j'ai difficilement terminé) avec un sentiment de déception.
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le 14 novembre 2014
J'ai adoré la puissance des idées: l'humanité des Nazis et non leur monstruosité qui produit le pire.
J'ai moins aimé le style, moins jubilatoire que les autres romans de Gary.
L'histoire est assez hilarante.
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le 20 juillet 2015
Très bon livre de Romain Gary. Écriture fine et humour garanti ou comment tourner en ridicule les démons nazis ; j'ai beaucoup apprécié.
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le 7 février 2015
Que dire d'un livre qu'on offre à un lecteur fervent de R. Gary quand on ne l'est pas soi-même si ce n'est : "Lisez la quatrième de couverture."
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