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Delicious Broché – 3 octobre 2007

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Description du produit

Extrait

«Je vais creuser un imu.»

Il n'avait pas trouvé d'autre solution. La nuit dernière, Joseph était sorti récupérer autant de grosses pierres et de morceaux de lave que nécessaire. Il avait passé la matinée à ramasser des peaux de banane et des bouts de bois de koa dans une ferme près de Waia-hole, en entassant un maximum à l'arrière de son pick-up tout en racontant au fermier que, oui, en effet, il allait bien préparer un cochon à la mode kalua mais que, non, il ne faisait pas de luau. Il ne préparait pas de réception pour la famille ou des amis. C'était purement pour le business.
Il fit un détour par Kahuku et Waialee, en passant par Sunset Beach et le Banzai Pipeline, avec sa horde de surfeurs rugueux et glamours aux corps bronzés taillés comme des statues romaines, aux longs cheveux bouclés par les heures de soleil et de sel, entourés de jeunes filles aux corps fins serrés dans des bikinis encore plus fins.
Joseph s'était souvent demandé ce qu'on ressentait en surfant sur les grandes vagues de la côte nord. Sentir l'océan gonfler et monter, vous élever dans les airs à une hauteur de trois étages, rugissant et poussant avec une force primitive avant de vous recouvrir, obs­curcissant ciel et soleil, pour vous envelopper dans un rouleau bouillonnant d'écume épaisse. Joseph avait vu la pression s'accumuler dans ce tunnel aquatique qui s'effondrait comme un immeuble, cette pression de l'air qui éclatait comme un coup de canon et expulsait le surfeur dans une explosion d'embruns salés à quatre-vingts kilomètres-heure. On lui avait parlé d'un incroyable rush. Mieux que le sexe, mieux que n'importe quelle drogue. Mais il n'en était pas capable. Il laissait aux timbrés brésiliens et aux Californiens cool le risque de se faire déchiqueter sur le corail tapi sous les vagues.
Joseph n'aimait pas aller dans l'eau. Il ne surfait pas. Il ne nageait pas. Il n'aimait même pas prendre le bateau. Sa nuque se hérissait dès qu'il mettait un pied dans l'eau. De peur de rejoindre la chaîne alimentaire. Un sentiment clairement lié aux requins.
Il aimait la plage. Il aimait se reposer, une bière à la main, voir passer les filles, sentir sa peau changer de coloration. Tant qu'il n'avait pas à entrer dans l'eau, la plage lui convenait à merveille.
Joseph s'arrêta à Haleiwa pour faire le plein et acheter une barre énergétique, puis il tourna vers l'intérieur des terres, dépassant les petites maisons affaissées et les fermettes délabrées qui parsemaient ce paysage désolé d'herbe rase et de massifs de canne à sucre sauvage.
La plupart des terrains appartenaient à Dole ou à d'autres firmes d'agrobusiness, qui protégeaient leurs champs d'ananas avec zèle, à coups de barrières et de patrouilles en pick-up sur les routes défon­cées. Mais Joseph s'en fichait. Il savait où aller.
Il quitta la route pavée pour un chemin de terre, dégageant dans son sillage un nuage de poussière rouge semblable à un feu de broussailles. Il cahota sur quelques kilomètres, perdu au milieu de nulle part, puis s'arrêta. Un instant, son camion disparut dans un nuage de poussière tourbillonnant.
Joseph laissa la poussière retomber et recula son pick-up sur une piste criblée d'ornières et de trous, et traversa un épais fourré de canne à sucre à proximité d'une sucrerie abandonnée. Il conduisait doucement, attentif à ne pas trop éprouver ses suspensions. Les rochers et le bois bringuebalaient et faisaient des embardées à l'arrière.
Le bâtiment principal et les concasseuses tombaient en ruine, restes d'un autre temps, de l'époque de C&H, de Claude Sperkels et de l'essor du commerce du sucre. À l'époque où des centaines de Japonais et de Philippins, habillés d'épais vêtements pour ne pas se faire lacérer, taillaient à coups de couteau la canne des champs pour adoucir les gâteaux, les cookies et les cafés du continent. Le commerce prospéra sur l'île jusqu'à ce que la société trouve un endroit plus rentable pour récolter le sucre. Il ne restait plus maintenant que des terres en friche, où les cannes à sucre pointues poussaient, sauvages, comme une forêt de lames de rasoir vertes oscillant sous la brise.
Joseph remonta sa vitre. Il ne voulait pas se couper.
Il atteignit l'extrémité du fourré, une petite clairière proche d'une remise décrépite, et arrêta son véhicule. Il descendit et regarda autour de lui. De hautes cannes à sucre dansaient dans le vent partout où il posait les yeux.

Présentation de l'éditeur

Joseph aimait préparer toutes sortes de plats, même s'il ne s'agissait pas de la saine nourriture polynésienne qu'il consommait. Même les stupides plats à touristes comme l'opekapaka en croûte de macadamia assaisonné de sauce à la mangue ou le cochon braisé au lait haupia.
Il emmenait souvent des filles au restaurant, mais seulement dans ceux qu'il voulait essayer. Il comprit au fil de ces dîners ce qu'il voulait faire de sa vie. Il voulait être chef. Les femmes, elles, ne comprenaient pas. Pourquoi ne restait-il pas assis à table, à les regarder droit dans les yeux ? Elles voulaient lui parler, lui raconter ce qui les intéressait, ce qu'elles aimaient faire, ce qu'elles pensaient des autres.
Joseph ne voulait pas parler, il voulait cuisiner.»

Joseph, jeune Hawaïen passionné de cuisine, gère avec son oncle Sid et son cousin Wilson une entreprise de cantine pour les tournages venus exploiter la beauté et l'exotisme de sa petite île. Une ambiance familiale et détendue sur fond de paradis tropical et d'océan Pacifique. Dans le monde impitoyable du show-biz américain, cela ne pouvait pas durer. En tout cas, pas avec Big Jack Lucey, le roi du secteur sur la côte Ouest, qui doit à ses méthodes expéditives d'être assis sur un paquet de dollars et se trimballe une redoutable réputation. Malheureusement pour lui, diminué par une attaque cérébrale et de fâcheux troubles de l'érection, Big Jack se heurte à quelques irréductibles insulaires prêts à tout pour protéger leur monopole et leur cuisine saine et équilibrée contre les requins du continent. Jack sous-estime manifestement les ressources des Hawaïens au pied du mur : leur riposte, aussi terrifiante qu'inattendue, va donner au bras de fer qui s'engage une coloration inédite.

L'auteur de A bras raccourci nous offre un nouveau roman délirant, fourmillant de personnages hauts en couleurs, obsédés sexuels, défoncés, cinglés. Mais derrière ce récit à l'humour féroce et décapant, percent une critique sans appel de l'American way of life et une grande empathie envers la culture traditionnelle d'Hawaï, menacée par la modernité occidentale.

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24 juin 2010
Format: Broché
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