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La Dernière fête Broché – 13 février 2014

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Extrait

Extrait du prologue

Je suis toujours sceptique quand un écrivain raconte son enfance en détail. Peut-être suis-je jaloux qu'il garde une vision si claire de ses jeunes années alors que mon propre passé semble avoir disparu depuis longtemps.
Ce qui m'a permis de mettre un peu d'ordre dans tout ça, c'est qu'à l'âge de dix ans, l'écriture m'intéressait. J'écrivais des nouvelles. L'ennui, c'est que je ne connaissais pas grand-chose à la vie. Et que je n'ai pris aucune photo, ni rien gardé en souvenir. Il y avait des choses auxquelles je tenais mais je croyais qu'elles seraient toujours là. Tout comme moi.
Il y avait Jackson, dans le Tennessee. Malgré tous mes voyages - à Chicago, New York, en Alabama, à Memphis, ou même à Porto Rico l'été 1960 -, je savais toujours que j'allais rentrer chez moi à Jackson. C'est là que ma grand-mère et son mari s'étaient installés. C'est là que ma mère et ses frère et soeurs étaient nés et avaient grandi. C'est là que j'avais été élevé, dans une maison de South Cumberland Street qu'ils considéraient tous comme leur maison, quoi qu'ils fassent et où qu'ils le fassent. C'étaient les personnes les plus importantes de ma vie et cette maison c'était chez eux. C'est là que j'ai commencé à écrire, que j'ai appris à jouer du piano, que j'ai commencé à vouloir écrire des chansons.
C'est à Jackson que j'ai entendu de la musique pour la première fois. C'était ce qu'on appelait le «blues». Ça passait à la radio. Ça passait sur les juke-box. C'était la musique de Shannon Street au Fight's Bottom le samedi soir quand elle tonitruait et que le whisky de contrebande de Memphis coulait à flots. Le blues aussi venait de Memphis. Shannon Street était un sujet tabou chez moi, une chose qui n'effleurait même pas ma grand-mère. On n'écoutait jamais de blues chez nous.
Notre maison se trouvait à côté du salon funéraire Stevenson and Shaw's. Le gérant s'appelait Earl Shaw, un des hommes les plus charmants que j'aie eu le plaisir de connaître. Sa femme était une bonne amie de ma mère, et nos familles étaient si proches que j'ai considéré ses enfants comme mes cousins pendant des années.
De toute évidence, les affaires du salon funéraire marchaient bien parce que je me souviens clairement du jour où M. Shaw a acheté un immeuble dans East Jackson. Les déménageurs sont venus vider la maison d'à côté, puis les employés de la décharge ont mis tout le reste à l'arrière d'un vieux camion. Ma grand-mère connaissait le type de la décharge et, après un bref échange avec lui, il a demandé à ses deux fils de déposer un vieux piano droit délabré contre le mur de notre salon. J'avais sept ans. Assez grand pour apprendre à jouer. Elle avait dans l'idée de me faire apprendre quelques chants d'église pour les jouer pendant les réunions de son club de couture. Voilà comment j'ai commencé à faire de la musique.
La radio du salon ne passait jamais de blues. Ma grand-mère l'avait calée sur la station qui diffusait ses feuilletons l'après-midi et ses émissions préférées le soir. Quand nous avons eu une seconde radio, elle fut vite surnommée «Radio Base-ball», et ça ne manquait jamais, à chaque retransmission, j'écoutais le match. Mais parfois j'essayais de tomber sur WDIA qui émettait depuis Memphis, la première radio noire du pays où chantaient en direct des personnalités comme Rufus, Caria Thomas et B.B. King. En fin de soirée j'essayais de capter le Randy's Record Show de Nashville.

Revue de presse

Avec La Dernière Fête, l'écrivain, pionnier du rap et musicien contestataire américain, Gil Scott-Heron, livre à titre posthume ses mémoires, à travers certains épisodes de sa vie : un témoignage précieux pour comprendre l'émergence d'un artiste majeur et son apport à la musique noire américaine...
Quel que soit le genre musical abordé en quarante ans de carrière et une quinzaine d'albums, Gil Scott-Heron est resté révolté. Sa dénonciation de l'envers du mythe américain, avec son lot d'injustices sociales, raciales et politiques, n'a pas varié. Comment eût-il pu s'apaiser alors que les problématiques qu'il soulevait dans sa jeunesse demeuraient inchangées, ou si peu ?...
La carrière de ce perdant magnifique est lancée, et le contestataire Gil Scott-Heron, lecteur de Langston Hughes et sans doute aussi de Noam Chomsky, jouera dans l'histoire de la musique le rôle d'un trait d'union soul entre Woody Guthrie et Chuck D (Public Enemy). (François Cano - L'Express, février 2014)

Tel est l'enseignement de ce livre exaltant jusque dans ses non-dits (le sida, la drogue ?) : Gil Scott-Heron, star underground qui a fini clochardisé et camé, s'était rêvé professeur de littérature ; ce tchatcheur solaire, invoqué aujourd'hui par les rappeurs du monde entier, se vivait surtout comme un écrivain. Un amoureux du langage dans ce qu'il a de plus concret. Passionné par les mots, leurs racines, leurs sonorités. Convaincu que la poésie est la seule arme pour lutter contre les discriminations, le seul instrument capable d'inspirer des sentiments nouveaux. (Jean Birnbaum - Le Monde du 27 février 2014)

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