Actuellement indisponible.
Nous ne savons pas quand cet article sera de nouveau approvisionné ni s'il le sera.
Vous l'avez déjà ?
Repliez vers l'arrière Repliez vers l'avant
Ecoutez Lecture en cours... Interrompu   Vous écoutez un extrait de l'édition audio Audible
En savoir plus

Dernières feuilles


Voir les formats et éditions Masquer les autres formats et éditions
Prix Amazon
Neuf à partir de Occasion à partir de

Harry Potter Harry Potter

--Ce texte fait référence à l'édition Broché.
click to open popover

Offres spéciales et liens associés


Description du produit

Extrait

Extrait du préambule

Exception faite de la publication chez Gallimard en 1964 d'un choix de textes rassemblés sous le titre La face sombre du Christ, il fallut attendre 1984 et la parution aux éditions L'Âge d'Homme des deux «corbeilles» de Feuilles tombées pour que le lecteur français découvre, plus de soixante-dix ans après leur sortie en Russie, le texte intégral alors accessible de cette oeuvre singulière de Vassili Rozanov, écrivain proscrit du panthéon littéraire soviétique et considéré comme la personnalité probablement la plus dérangeante de la littérature russe. C'est seulement avec l'assouplissement de la censure idéologique à la fin des années 80 puis la disparition de l'URSS en 1991 que l'on put voir enfin republiés dans leur pays d'origine des ouvrages jusque-là soigneusement reléguées dans des «fonds spéciaux» interdits au grand public. La Russie redécouvrait au grand jour un passé défiguré par des décennies de dictature idéologique. Sortirent ainsi progressivement de la clandestinité des titres longtemps mis à l'index. Rozanov, figure éminente du Siècle d'Argent (ces quelque vingt années de bouillonnement culturel qui caractérise la vie artistique russe au tournant du XXe siècle), retrouvait enfin sa place d'auteur incontournable dans le panorama des lettres. De nombreuses rééditions de ses ouvrages et l'exhumation d'inédits dans un ensemble quasi exhaustif publié à partir de 1994 aux éditions «Respublika» achevèrent de le restituer dans sa plénitude.
Il est donc désormais possible de «juger sur pièces» et de ne plus s'en tenir à des schémas souvent caricaturaux hérités de la critique soviétique. Cette réappropriation d'un héritage culturel si longtemps et si grossièrement défiguré permet au lecteur d'apprécier avec davantage de recul et d'équité l'oeuvre d'un écrivain violemment controversé et longtemps considéré comme infréquentable pour diverses raisons incompatibles avec les enseignements du catéchisme de ce que l'opinion du moment appelle «la bien-pensance» : d'abord une longue collaboration avec le principal quotidien conservateur Novoe Vremia {Temps nouveau fermé en 1917), considéré comme le porte-parole de la droite réactionnaire, collaboration à laquelle il convient d'ajouter diverses contributions à des feuilles extrémistes monarchistes et antisémites et accessoirement des déclarations à l'emporte-pièce lancées contre des personnalités de l'intelligentsia qui faisaient à l'époque figure de référence ; ensuite, un étalage choquant d'aveux ou de confessions jugés dès la sortie d'Esseulement en 1911 inconvenants parce qu'outrepassant dans le domaine de la vie sexuelle et de l'intimité domestique les limites de la bienséance ; enfin et surtout de scandaleuses prises de position concernant les Juifs, leur emprise économique et leur puissance financière. Autant d'agissements répréhensibles pour une opinion russe largement influencée au tournant du siècle par une presse soutenant dans sa grande majorité toutes les formes d'opposition au pouvoir en place et prompte, comme c'est souvent le cas, à dénigrer les récalcitrants rebelles aux diktats de la pensée majoritaire.
Avec la publication de ces Dernières feuilles - espérons qu'à l'approche du centenaire de la révolution russe et de la mort de l'écrivain d'autres textes finalement reconstitués permettront de poursuivre une étude plus approfondie et plus équilibrée de l'oeuvre de Rozanov -, le lecteur français a maintenant le loisir d'enrichir et de nuancer à la suite des traductions antérieurement parues la connaissance d'une personnalité hors norme et d'apprécier de façon plus sereine le contenu et la portée de ses propos, la profondeur, l'originalité de sa réflexion. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Présentation de l'éditeur

Vassili Rozanov (1856-1919) est sans conteste le représentant le plus controversé des lettres russes, le témoin d'une époque de déchirements en même temps que sa conscience la plus critique. Mais ce «métaphysicien du quotidien» («Ainsi la majestueuse question de Karamzine se demandant ce qu'est un homme heureux ou quel est le temps le plus heureux de la vie ne se résout pas en répondant que c'est "le citoyen" "le patriote" ou "entre 30 et 40 ans" mais "celui qui se gratte" et "quand il se gratte". C'est universel, panthéiste et modeste») est avant tout un être humain, pétri de contradictions et de doutes, comme l'explique Jacques Michaut-Paternò dans le préambule à sa remarquable traduction :

«Nous avons devant nous un solitaire, un rêveur égaré dans la réalité et dont les attitudes face aux événements politiques et sociaux sont une succession d'enthousiasmes et d'écoeurements, de coups de coeur, d'émotions exacerbées. L'apocalypse à laquelle il assiste - une Russie bafouée, un empire en loques - et dont les causes selon lui remontent loin dans l'histoire du christianisme, tisse le fil de sa tragédie personnelle au cours des trois dernières années de sa vie. Il ne la vit pas comme le pourfendeur nationaliste de 1914, le monarchiste des combats néoslavophiles d'autrefois, mais comme un être démuni, fragilisé par l'approche inexorable de fatales échéances, implorant, qui, au-delà de ses vieilles manies (le ventre fécondant des femmes, la nature et le rôle de la prostitution), de ses obsessions d'ordre quasi psychanalytique (la symbolique du phallus, l'accouplement), de ses passions "païennes" (la séduction des cultes antiques, la fascination de l'Égypte, l'énergie vitale du paganisme et le secret de leurs "mystères"), de ses bêtes noires aussi (toute la veine "radicale" de la littérature russe, le démonisme de Gogol), et surtout, essentiellement même, au-delà de son tourment intérieur constant : la "face sombre" du Christ, le caractère mortifère de l'enseignement évangélique (tourment qui en 1918 prendra la forme d'un combat pathétique), ne tient qu'à une unique chose : l'amour, ne recherche qu'une unique chose : la tendresse en Dieu. Un amour qui englobe la chaleur vivifiante des corps, la sensualité des contacts, l'intimité des rapports charnels, le tout enveloppé dans une infinie tendresse sous le regard protecteur de Dieu à la fois Père bienveillant et Consolateur pacifiant.» --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Aucun appareil Kindle n'est requis. Téléchargez l'une des applis Kindle gratuites et commencez à lire les livres Kindle sur votre smartphone, tablette ou ordinateur.

  • Apple
  • Android
  • Windows Phone
  • Android

Pour obtenir l'appli gratuite, saisissez votre numéro de téléphone mobile.



Détails sur le produit

Commentaires en ligne

Il n'y a pour l'instant aucun commentaire client.
5 étoiles
4 étoiles
3 étoiles
2 étoiles
1 étoile

Rechercher des articles similaires par rubrique