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Derniers carnets - Scènes de la vie politique en 2012 (et avant) Broché – 11 mai 2012

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Extrait

Déjeuner à l'Élysée

«Bienheureux les fêlés, car ils laisseront passer la lumière.»
Michel Audiard

Il y a des jours où, sous l'effet de la canicule, le monde se liquéfie, les chemises et les caleçons vous collent à la peau, les pieds à demi cuits clapotent dans les chaussures mouillées, comme des sardines dans leur huile.
Ces jours-là, je pue. Tout le monde pue, mais j'ai toujours le sentiment de puer davantage que les autres, obsédé que je suis par l'odeur de mes dessous de bras, une odeur d'orange pourrie qui aurait macéré dans une flaque d'urine. Elle me donne envie de disparaître.
Le 1er juillet 2011 était un jour comme ça, à partir à la mer ou à se jeter dans la Seine. Nicolas Sarkozy m'avait invité à déjeuner à l'Élysée avec son conseiller Jean-Michel Goudard. Il ne faut jamais voir Sarkozy seul. C'est le genre de personnage qu'on ne rencontre pas sans témoin. Sinon, il risque de vous prêter, par la suite, des propos que vous n'avez pas tenus et qui vous saliront.
Avec lui, je n'accepte donc de déjeuner qu'en compagnie de Jean-Michel Goudard, un vieil ami qui avait fait la campagne de Jacques Chirac en 1995 avant de lui tirer sa révérence après l'élection. Ex-roi de la pub mondiale, ancien pilier du Crazy Horse, c'est un personnage solaire, perpétuellement habité par cette euphorie propre aux grands désespérés, qui aime Sarkozy d'un amour vrai, comme les parents peuvent aimer leurs enfants tyranniques et surdoués. Ce septuagénaire est le communicant en chef de l'Élysée où il est bénévole. Il souffre d'une maladie auto-immune, le pemphigus, qui provoque des lésions sur la peau. J'ai peur pour lui, mais rien, jamais, ne lui fait perdre son sourire.
Je me suis souvent dit que Sarkozy ne devait pas être si mauvais pour être aimé à ce point par un homme comme Goudard qui, depuis l'élection de 2007, a sans arrêt cherché à le protéger contre lui-même et sa volonté de se montrer. Si quelqu'un a eu une influence positive sur le président, c'est bien lui.
Il a, de surcroît, le nez creux. Un soir, je l'avais invité à dîner avec François Hollande pour qu'il me dise ce qu'il pensait de lui. C'était en 2009, son éventuelle candidature semblait une blague. Pendant tout le repas, Jean-Michel Goudard avait soupesé la bête en professionnel, avec un oeil de maquignon, avant de laisser tomber : «Intelligence supérieure. Beaucoup de brio, de charme et de vitalité. Il y a du Chirac là-dedans, mais sans la boulimie ni les excès.
Franchement, ça peut le faire.» Puis : «Il n'a qu'un problème, un seul. C'est son image de mollesse et de gentillesse. Les Français ne voteront jamais pour quelqu'un qu'ils soupçonnent d'être mou ou gentil. S'il travaille bien ça, il fera un excellent candidat.»
Ce 1er juillet 2011, Goudard n'avait rien dit pendant le déjeuner à trois qui s'était déroulé sur la terrasse du palais de l'Élysée, avec vue sur le jardin où les grands arbres, figés par la chaleur, ne bougeaient pas une feuille. Quant à moi, j'avais à peine ouvert la bouche. Mais il est vrai que déjeuner avec Sarkozy consiste à l'écouter parler. Il fait les questions et les réponses.
Je l'écoutais tout en pestant contre le mauvais goût culinaire du président qui croyait qu'il me ferait avaler, en plein cagnard, des carottes naines entrelardées de jambon nageant dans une sauce à la béchamel et, à en croire la couleur, au curry. Je préférais ne pas y toucher, prêt à lui répondre, au cas où il me demanderait pourquoi, que mon végétarisme m'interdisait de toucher à la viande de porc, le cochon étant, depuis mon enfance à la ferme, mon frère de coeur et de sang.

Revue de presse

Dans son nouvel ouvrage, l'auteur éclaire le naufrage de Sarkozy avec de nouvelles scènes, toujours aussi sidérantes et crépusculaires. FOG a décidé de ne plus se rendre seul aux «convocations» du Président. «Trop dangereux», avec un homme qui piège, menace et ment avec tant d'aplomb. Il y aura donc toujours un témoin lors de leurs dernières entrevues. Giesbert passe aussi à sa moulinette et pour la première fois, le nouveau venu François Hollande qu'il côtoie de longue date et en qui il n'avait vu dans les années 90, qu'un «petit malin». On le sent soudain un peu dépité : sur ce nouvel entrant, nulle trace des traits et des turpitudes qui firent la renommée de ses prédécesseurs. FOG constate que cet «Artaban mal fagoté» a «laissé son moi chez lui» ; il ne l'a jamais pris «en flagrant délit de mensonge», soupçonne chez lui «un énorme déficit de cynisme», n'a trouvé dans son entourage «aucun des fripons et des affairistes» qui collaient à Mitterrand, et n'en revient toujours pas de ne l'avoir «jamais vu avec un livre». On sent bien pourtant que FOG lui pressent un sacré destin. (Vincent Giret - Libération du 10 mai 2012)

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Meilleurs commentaires des clients

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comme à l'habitude, Frantz-Olivier, est un sacré écrivain politique. Espérons que ce n'est pas le dernier, écrit politique, comme il le dit, je suis un fan de ses livres politiques et de ses romans, alors, Frantz-Olivier, revenez et continuez vos "politiques".
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Par Claude Lorrain TOP 1000 COMMENTATEURS le 30 juillet 2012
Format: Broché
Vite écrit et vite lu, le dernier opus de Franz-Olivier Giesbert - son dernier livre politique, assure-t-il - revient sur la récente campagne présidentielle et différentes péripéties qui l'ont de près ou de loin précédée.

Épigone insolite de Sartre (« Je devins traitre et je le suis resté, et je me trahis déjà, par le pressentiment joyeux de ma trahison future »), ce « journaleux » (c'est son mot) passé du Nouvel Observateur au Figaro puis au Point, qui se qualifie lui-même d'histrion, et tient son monde par la barbichette, se voit depuis plus de trente ans invité régulièrement à la table des tout premiers personnages de l'État.

De François Hollande, qu'il tutoie comme son prédécesseur, il dit l'intelligence, la modestie, l'équilibre. L'air de lassitude de Jean-Marc Ayrault ne lui a pas échappé, et sonne juste ce qu'il écrit de Fillon, Villepin, Rocard ou Mauroy, ou encore les passages consacrés à Chirac et Mitterrand, tous deux évoqués avec une lucidité malicieuse, non exempte d'une certaine bienveillance.

Sarkozy, ce jobastre (voir définition), ce con-là (sic) ? « Le genre tellement sans gêne qu'il en met partout, jusque sur les murs, avant de sortir la tête haute du petit endroit et de se glorifier de sa propreté en guettant les regards approbateurs.
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Format: Broché Achat vérifié
FOG est à cours d'idées ; règlement de compte sans intérêt, mal écrit, en un mot un livre bâclé et décevant.
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Format: Broché
Je viens d'acheter pour 2 euros chez Gibert jeune ce bouquin évalué à 18 euros. Je n'en ai pas eu pour mon argent! Après avoir fait part à diverses reprises d'une détestation à géométrie variable pour tous ses interlocuteurs hommes politiques, l'omniscient Giesbert va à fond dans son anti-sarkosisme compulsif et maladif tout en effleurant un peu d'anti-hollandisme, mais bien modéré, donc de bon aloi ; il faut bien conserver l'amitié de ses potes bien pensants et sembler revendiquer sa soi-disante parfaite objectivité. Il y aurait beaucoup à dire et à rire. Juste un point pour l'illustrer: dans sa conclusion il voit dans Montebourg l'étoffe d'un Président. Cela ne date que de 2012!
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Format: Format Kindle Achat vérifié
Ah qu'il est intelligent ce FOG, qu'il est parisianiste quand il se laisse aller. Avec lui on a l'impression de tout comprendre, mieux..de tout avoir compris : la politique, les politiciens, ce qui va arriver demain. On a l'impression d'avoir sa table réservée au Balzard, chez Les Editeurs ou au Bar de la Closerie des Lilas. Ne boudons pas notre plaisir. Si on veut entendre parler sérieusement des affaires du monde, il y a d'autres ouvrages.
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Format: Broché
C'est ici que tout a commencé pour moi avec FOG: à la recherche d'un bouquin facile à lire pour occuper mes vacances plagistes, je me suis perdu avec jubilation dans la campagne présidentielle 2012 vue à travers le prisme giesbertien. Frappé de lubie monomaniaque, j'ai par la suite acheté tous ses bouquins, et me voilà aujourd'hui de retour à relire les derniers carnets du bonhomme, quatre ans après sa parution, et cette fois-ci à les critiquer, avec bien moins d'enthousiasme qu'à l'époque.
En effet, à la relecture, on se rend compte que le bonhomme n'a qu'un seul objectif - farie perdre Nicolas Sarkozy, pour lequel il éprouve une haine aussi tenace que profonde. Tous les hommes politiques de la Vème République d'après De Gaulle y passent, et ne sont évoqués (et parfois invoqués) que pour mettre en avant la médiocrité supposé du candidat-président. Même François Hollande se voit paré de grâces invraisemblables - ce qui est un comble compte tenu de l'acharnement que lui vouera Giesbert dès le début de son élection.
En bref, voilà le troisième médiocre livre consécutif de Giesbert après le haineux "Mr. Le Président" et le nullissime "Dieu, ma mère et moi". Coimme après la lecture de "L'Abatteur", j'ai presqu'envie de m'arrêter là mais au moins ici j'ai la certitude qu'il s'agit du dernier livre politique de l'auteur...
Autre chose? peut-être: Les "Derniers Carnets" sont à l'origine de la passion de Marion van Reterghem, alors journaliste au Monde, pour Franz-Olivier Giesbert: elle allait devenir la biographe autorisée du phénomène..Tout cette collusion est assez dégeulasse en fait...
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