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Derrière la grille Broché – 24 septembre 2014

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Description du produit

Extrait

Linda

Quand j'arrive dans la maison, je n'ai pas encore quatre ans. Je porte un manteau rouge. Je sens encore la texture sous les doigts, épaisse et feutrée. Je ne donne la main à personne et personne n'est à côté de moi. Je sens juste mes poings serrés dans mes poches, tirant sur le tissu, comme si je m'accrochais à lui.
Il y a plein de cailloux bruns par terre. Je déteste cet endroit. Je me sens avalée par ce jardin qui me semble sans limites. Et puis il y a cette masse sombre et inquiétante : une maison énorme qui se dresse à ma droite.
Derrière moi, j'entends la lourde grille qui se referme en raclant le gravier. Un krikrikrikrikri déchirant, jusqu'à ce que les deux battants s'entrechoquent. Puis vient le clic de la serrure, suivi du clac de la fermeture totale. Je n'ose pas me retourner. J'ai l'impression qu'un couvercle vient de s'abattre sur moi.
Quand nous sommes seules toutes les deux, ma mère me répète que c'est ma faute si nous avons dû quitter Lille et nous enterrer dans ce trou. Je ne suis pas normale. Il faut me cacher, sinon je serais immédiatement enfermée à Bailleul. Bailleul, c'est l'asile des fous. J'y suis allée une fois, quand mes parents ont embauché une de leurs pensionnaires comme bonne. C'est un endroit effrayant, plein de cris et d'agitation.
C'est vrai, je ne suis pas très normale. A Lille, j'avais de grandes colères pendant lesquelles je me tapais la tête contre les murs. J'étais une boule de volonté indomptable, pleine de joie et de fureur. J'avais mal quand les picots du crépi me rentraient dans le crâne, quand ma mère écrasait ma main dans la sienne ou qu'elle me tirait le bras. Mais je n'avais pas peur. Je me sentais brave, rien ne pouvait me briser.
Pour me «dompter», mon père a fait poser un crépi encore plus rugueux. Ça n'a servi à rien. Dans mes accès de rage, c'est contre ces murs-là que j'allais me cogner. On a dû me recoudre la tête si souvent que mon cuir chevelu est parsemé de points de suture. Ma mère, qui s'égratignait ou abîmait ses robes au passage, était furieuse contre moi.
Depuis que nous vivons dans la maison, je me sens moins forte. Je suis seule. Je ne vais plus à la maternelle. C'est ma mère qui me fait la classe au deuxième étage. Je ne vois plus les ouvriers du garage de mon père qui me faisaient rire. On ne sort presque jamais, on a très peu de visites.
Moi, ce que je veux, c'est aller à l'école, la vraie, là où je peux avoir une maîtresse et des petits camarades. Malgré la terreur que mon père m'inspire, je demande : «Est-ce que je pourrai un jour retourner à l'école ?» Ils me regardent alors comme si je venais de proférer une énormité. Ma mère prend un air dégoûté. Mon père plante durement ses yeux dans les miens : «Est-ce que tu te rends compte que c'est pour toi que j'ai fait faire toutes ces années d'études à ta mère ? Elle en a bavé, crois-moi. Elle a cru qu'elle n'y arriverait pas. Et je l'ai obligée à continuer. Avec les diplômes qu'elle a, elle pourrait enseigner à toute une classe. Toi, tu l'as pour toi toute seule jusqu'au bac. Tu as cette chance, et tu te plains ?»

Revue de presse

Ceci n'est pas, contrairement aux apparences, le énième livre d'une victime miraculée. C'est beaucoup plus et beaucoup mieux...
Le système mis en place (réclusion dans une maison à l'écart de toute influence extérieure; éducation à base de sévices physiques et psychiques...) est un exemple, à échelle réduite, du totalitarisme...
L'autre intérêt majeur de ce livre, le plaisir de lecture qui permet de passer sur les actes de barbarie, c'est la stupéfiante résistance que Maude développa, dès son plus jeune âge, sa capacité à endurer les épreuves physiques et même à s'en infliger pour mieux reprendre le contrôle d'elle-même ; son souci de garder ses pensées pour elle ; son talent pour développer un monde pour elle seule. (Patrice Trapier - Le Journal du Dimanche du 12 octobre 2014)

L'imagination perverse est sans fond, d'où l'effroi suscité par ce récit autobiographique qui, pour autant, n'est pas un lamento à valeur rédemptrice. «Derrière la grille» est un éclatant traité enfantin de survie en milieu barbare, où un esprit affolé et soumis prend de la force, élabore une stratégie, s'élève, se déploie, s'envole. La lucidité s'y nourrit des livres que la fillette emporte en cachette dans une chambre si froide que le gel, en permanence, est aux fenêtres. Edmond Dantès fut son premier ami; Jean Valjean, un père aimant; Quasimodo, son amour. Dostoïevski, bientôt, l'aiderait à planter un drapeau victorieux sur le sordide et à embrasser la vie. (Anne Crignon - L'Obs du 27 novembre 2014)

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Format: Broché
La lecture est âpre. Le récit, narré avec des mots d'adulte sur un esprit d'enfant, vous aspire sans répit. On est le témoin hébété de l'interminable descente aux enfers d'une victime sacrifiée sur l'hôtel de la démence paranoïaque d'un père qui veut faire de sa fille "élue" une surhumaine, assisté en cela d'une mère d'une veulerie absolue. Derrière la grille, ça veut aussi dire au-delà des apparences d'un couple de bourgeois discrets qui martyrise sa progéniture à l'abri des regards. L'auteur a le bon goût de ne jamais traiter ses parents de salauds, ce qui explique sans doute pourquoi on ressent une telle empathie à son égard. Elle ne fait que décrire sa vie d'otage avec acuité mais sans pathos. On "sort" de ce livre harassé mais ausi soulagé qu'elle ait pu s'en sortir...
1 commentaire 13 personnes ont trouvé cela utile. Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
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Format: Broché
Maude Julien nous livre avec ce récit son histoire incroyable. Le plan machiavélique de son père qui se croit détenteur d'un pouvoir supérieur et veut façonner une enfant de son sang, apte à continuer sa pensée et à lutter contre des "ennemis" en fait une petite fille sous son emprise totale, comme l'a été sa mère avant elle et en même temps qu'elle.
La famille vit en autarcie dans une maison entourée de grilles, aux volets fermés sur l'extérieur.
Le père est un tyran pour les siens au delà de l'imaginable. Maude n'a pas une minute à elle, entre des études dirigées par sa mère, la musique, le sport, les travaux de jardinage, la construction. Elle est soumise à des épreuves très dures afin qu'elle s'endurcisse. Jamais un médecin n'entre dans la maison.
Le seul "bonheur" de Maude ce sont les animaux, la chienne, les poneys, un canard. Elle se réconforte avec eux en leur donnant de l'amour, mais en cachette de son père car pour lui c'est une preuve de faiblesse. La musique, la lecture lui permette de s'évader mais au prix de ruses incroyables.
Ce combat de l'enfant, nous amène à réfléchir à cette emprise que des "fous" peuvent avoir sur leur entourage.
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Par Klrette le 24 juillet 2015
Format: Broché Achat vérifié
C'est un choc que de découvrir l'histoire de Maude, quelle folie, quelle force a-t'elle eue pour s'en sortir!! J'ai été écoeurée et révoltée jusqu'au bout, jusqu'à l'épilogue.. C'est aussi et surtout un témoignage percutant pour ceux qui pensent être au fond du trou et ne jamais pouvoir en sortir, un témoignage de force, de courage, d'espoir, de résilience, bien que sans doute mû par l'énergie du désespoir et l'instinct de survie... Je suis extrêmement admirative de vous, Maude Julien, et vous remercie d'avoir eu le courage d'écrire votre histoire car elle témoigne de cette exceptionnelle capacité de certains humains à transformer l'exécrable en lumière, pour soi et pour d'autres...
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Format: Format Kindle Achat vérifié
Maude Julien dédicace son ouvrage " A ma mère, la première victime de l'ogre". L'ogre, c'est son père, un homme qui adhère à une vision spirituelle très noire d'un monde dont il s'exclut et qui est en proies à des forces obscures, à des démons intérieurs. Maude naît le 23 octobre 1957 et, alors qu'elle a tout juste quatre ans, son père quitte Lille et s'enferme avec sa femme et sa fille dans une grande maison située entre Lille et Dunkerque. Il s'est mis en tête de faire de sa fille un "sur-être" dont il va forger le mental et le corps. Sa mère sera son éducatrice.A partir de là commence le chemin de croix de cette petite fille à qui l'on fait croire qu'elle n'est pas normale et que c'est pour cela qu'on la cache. De 8h du matin à 8h du soir, elle n'a pas un instant à elle. Elle est surveillée, humiliée,abreuvée d'alcool qu'elle doit avaler à doses massives.Maude dira qu'elle a vécu pendant 15 ans dans une secte à trois car sa mère ne l'aimait pas et n'avait pas non plus la force de s'opposer à son mari qu'elle n'appelait jamais par son prénom mais qu'elle nommait"M. Didier". Pour survivre pendant ces 15 années de calvaire, Maude s'invente des interlocuteurs imaginaires, creuse une cachette pour cacher les textes qu'elle écrit dans le secret, ment pour affirmer qu'elle a droit à une pensée personnelle et trouve de l'amour auprès des animaux- également maltraités- qui ont accompagné son enfance et son adolescence: une chienne, deux poneys, un canard. Son sauveur sera M.Lire la suite ›
2 commentaires 11 personnes ont trouvé cela utile. Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
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Par Barbalala MEMBRE DU CLUB DES TESTEURS le 17 mars 2015
Format: Broché
Dès les premières pages, on est saisi d’effroi. L’auteur nous explique très simplement que son père « adopte » une petite fille de six ans, qui deviendra sa mère et sera formée dans les meilleures écoles pour lui assurer une éducation à domicile. L’auteur nous raconte alors avec beaucoup de sincérité son enfance cloîtrée dans une maison dirigée par son père, qui veut en faire un sur-être capable de surmonter la douleur et la peur. Sa mère sera l’instrument de la folie de son père et s’avérera lâche et méchante avec sa propre fille.
Elle nous décrit les multiples épreuves qu’elle doit subir quotidiennement, les leçons, les brimades, le manque d’amour. Elle n’aura ni jouet, ni amis, ni visites, ni télévision, sera coupée du monde et de l’actualité du moment, ce qui lui vaudra de rater le bac, malgré ses excellents résultats dans plusieurs matières. Elle sera sauvée du désespoir par son amour des animaux et de la lecture.
On est abasourdi par tant de cruauté, en particulier de la part de la mère, qui est également victime d’un mari tout-puissant et qui, à aucun moment n’est capable de défendre sa fille, semblant plutôt se considérer comme sa rivale.
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