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Deyrolle pour l'avenir: Comprendre la terre Relié – 8 octobre 2014


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Extrait

Extrait de l'introduction de Dominique Bourg, Université de Lausanne

POURQUOI FAUT-IL REPENSER NOTRE ÊTRE AU MONDE ?

La chose comme le mot «nature» sont en danger. Alors que le mot a signifié durant deux millénaires une manière d'évidence, nous ne savons plus guère ce que nous disons, ni même si nous devons continuer à le dire, lorsque nous parlons de «nature». Quant à la chose, la chronique de sa dévastation ne faiblit pas depuis des décennies et s'amplifie même. Il semble donc urgent de changer d'attitude, de revoir radicalement nos modes de pensée et d'action. Nous ne saurions y parvenir sans un minimum de clarification préalable quant au mot et quant à la chose «nature».
De quoi parle-t-on, en effet, quand on évoque le mot «nature» ? De la Terre, du cosmos, de la biosphère, de l'Univers, des animaux et des plantes, des paysages ? Questions d'autant plus pertinentes qu'il n'existe pas d'équivalents du mot «nature» en dehors de l'aire occidentale, historiquement et géographiquement parlant. Quand bien même nous parlerions à la perfection la langue des Dogons, des Guayakis ou le mandarin, nous aurions grand peine à nous faire comprendre. À quoi s'ajoute le fait que des penseurs contemporains, par exemple le sociologue Bruno Latour, nous invitent à ne plus user du mot «nature».
Et si l'on se tourne vers la chose, la situation n'est guère plus limpide. La nature est-elle vraiment en danger ? Ne sont-ce pas plutôt l'humanité et les espèces dont elle est solidaire ? Les écologistes des années soixante-dix déploraient la disparition des paysages d'avant le remembrement, des berges sauvages des rivières, des abords des villes d'avant les banlieues tentaculaires, etc. Aujourd'hui, nous sommes soucieux du changement climatique, de l'effondrement de la richesse génétique des populations, d'un éventuel basculement des écosystèmes, de l'épuisement des ressources nécessaires à nos activités économiques, etc., toutes choses que nous ne saurions constater de visu, saisir avec nos sens, mais qui font appel à diverses connaissances scientifiques.
Il est opportun de mettre un peu d'ordre au sein de cette confusion. En premier lieu, quand nous recourons au mot «nature», nous n'évoquons pas un concept, mais une idée ou un méta-concept. Le propre des concepts est de nous mettre en présence d'individus concrets, que l'on peut désigner, tels une plante ou un arbre particuliers. Les concepts sont universels à la différence des idées, qui consistent, quant à elles, en des agencements de concepts culturellement marqués. L'idée de nature, solidaire de celle de sciences, s'est toutefois partiellement universalisée en raison de l'universalisation de la démarche scientifique.
L'idée de nature a connu un infléchissement déterminant, à la charnière des XVIe et XVIIe siècles en Europe, avec ce que l'anthropologue Philippe Descola appelle le «naturalisme» ; un infléchissement inséparable de l'avènement de la science moderne. L'idée de nature avec le naturalisme a permis alors d'ordonner l'ensemble de ce qui existe en deux sous-ensembles distincts : d'un côté, les hommes, avec leurs capacités de penser et de représenter le monde, d'éprouver des sentiments moraux et de contracter et, de l'autre, tous les êtres naturels non humains, réduits aux seuls mouvement et matière. Cette opposition a rendu possible une volonté d'arrachement tous azimuts à la nature - volonté caractéristique de la modernité occidentale -, dont on comprend désormais les conséquences dangereuses, voire suicidaires. La nature est à la fois le tout, dont nous ne pouvons que faire partie, et aussi notre autre, ce à quoi nous nous opposons en pensée et en action.
Or, nous sommes désormais condamnés à jouer de ces deux sens : si nous voulons comprendre ce que nous infligeons au milieu, en quoi ce qui était simplement naturel, c'est-à-dire spontané, ne l'est plus simplement, par exemple tel ouragan ou même la composition chimique de l'atmosphère, il est nécessaire de préserver l'idée d'une nature opposée à nos activités ; en même temps, nous devons n'avoir de cesse de repenser notre dépendance et notre appartenance à la nature. En un sens, cette double idée de nature, en raison de l'impact global de nos activités sur la biosphère, relève du patrimoine idéel universel. Dans ces deux cas, le mot «nature» recouvre à peu de chose près celui de «biosphère», à savoir l'enveloppe de viabilité qui entoure la Terre.

Revue de presse

Pour protéger, il faut aimer. Pour aimer, il faut comprendre. Et pour cela, rien de mieux que l'observation et l'émerveillement. Sens que le superbe ouvrage Deyrolle pour l'avenir, comprendre la terre titille...
Liant avec finesse passé, présent et avenir, ce livre se picore, on le lâche et on y revient pour étancher sa soif de connaissances. Mais la lecture sereine des planches du XIXe siècle a cédé place à l'urgence qui jaillit à toutes les pages. (Coralie Schaub - Libération du 18 décembre 2014)

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