• Prix conseillé : EUR 24,50
  • Économisez : EUR 5,30 (22%)
  • Tous les prix incluent la TVA.
Il ne reste plus que 1 exemplaire(s) en stock.
Expédié et vendu par livresa.
EUR 19,20 + EUR 2,99 Livraison
+ EUR 2,99 (livraison)
D'occasion: Bon | Détails
Vendu par RecycLivre
État: D'occasion: Bon
Commentaire: Attention ! Ancien support de bibliothèque, plastifié, étiquettes... Merci, votre achat aide à financer des programmes de lutte contre l'illettrisme à travers le monde. Expédition depuis la France.
Autres vendeurs sur Amazon
Ajouter au panier
EUR 24,50
Livraison gratuite dès EUR 25,00 d'achats. Détails
Vendu par : Amazon
Vous l'avez déjà ? Vendez sur Amazon
Repliez vers l'arrière Repliez vers l'avant
Ecoutez Lecture en cours... Interrompu   Vous écoutez un extrait de l'édition audio Audible
En savoir plus
Voir les 5 images

Dictionnaire amoureux de la Télévision Broché – 20 octobre 2011

Découvrez toutes nos idées cadeaux livres pour Noël !

4.0 étoiles sur 5 1 commentaire client

Voir les 2 formats et éditions Masquer les autres formats et éditions
Prix Amazon
Neuf à partir de Occasion à partir de
Format Kindle
Broché
EUR 19,20
EUR 19,20 EUR 2,03

Romans et littérature
click to open popover

Offres spéciales et liens associés

  • Gratuit : téléchargez l'application Amazon pour iOS et Android et facilitez vos achats sur smartphones et tablettes ! Découvrez les avantages de l'application Amazon.

  • Outlet Anciennes collections, fin de séries, articles commandés en trop grande quantité, … découvrez notre sélection de produits à petits prix Profitez-en !

  • Tout à moins de 5 euros ! Découvrez notre sélection de produits à petits prix... Profitez-en !

  • Publiez votre livre sur Kindle Direct Publishing en format papier ou numérique : C'est simple et gratuit et vous pourrez toucher des millions de lecteurs. En savoir plus ici .
  • Plus de 10 000 ebooks indés à moins de 3 euros à télécharger en moins de 60 secondes .


Description du produit

Extrait

Comme un appel

Je ne l'ai pas connue à ses débuts mais cela fait tout de même quarante ans que nous nous fréquentons : la télévision aura été - est encore - l'une de mes occupations favorites. J'ai pour elle plus d'amour que de détestation. Parce que je choisis ses angles vivants. Et choisir c'est éliminer, ne pas se perdre dans l'insignifiant et aussi, parfois, s'amuser d'un rien. S'il m'arrive de m'en plaindre, c'est par trop d'attention, par triste débordement de chagrin lorsque des dirigeants sans talent croient pouvoir servir n'importe quelle soupe à une clientèle qu'ils jugent sans importance. Ce mépris je l'appelle imposture. J'ai toujours considéré que nous avions une responsabilité, nous, gens de programmes, celle d'offrir le meilleur et l'inattendu à nos millions de téléspectateurs, auxquels, personnellement, je ne souhaite pas donner ce qu'ils aiment mais plutôt ce qu'ils pourraient aimer. Comme une promesse de cadeaux. C'est encore ma devise. Mais il faut remonter loin pour bien comprendre ma gourmandise. Notre île, limitée au petit écran mais observant l'infini de l'horizon, je l'ai inventée dans ma tête bien avant que de la courtiser. Au Sud-Est asiatique, dans les années 1950, on me la racontait, je n'en voyais pas les images, le phénomène ne nous touchait pas encore, j'étais homme de radio. Je jouais avec les mots mais je savais qu'aux choses, aux sentiments, à la découverte, j'allais pouvoir donner un visage. Sans doute étais-je en phase avec la noble déclaration de Lao Tseu : «La façade d'une maison n'appartient pas à celui qui la possède, mais plutôt à celui qui la regarde.» En effet, je voulais regarder le monde et, dans mon adolescence enfiévrée, rien n'aurait pu m'empêcher de le prendre et de l'offrir. C'était l'idée d'une quête que tout au long de ma traversée j'ai tenté de transmettre.
En ne me surprenant qu'un peu tard - je ne fus pas de la compagnie des pionniers -, la télévision aura laissé libre cours à mon apprentissage, j'ai fait mes classes sur les ondes, dans la presse écrite, quotidienne - ce qui devrait être aujourd'hui une obligation -, expérimentant toutes les disciplines, du fait divers au tout-culturel. La fascination qu'exerce l'étrange lucarne n'a pas réussi à faire de moi un esclave. Je suis arrivé adulte sur ses bords dangereux, évitant ainsi de sacrifier aux mirages qui condamnent à petit feu une jeunesse ardente à laquelle on impose trop souvent le n'importe quoi : la télé-réalité, certains jeux débiles précipitent désormais dans les enfers du ridicule des confréries de frimeurs. Ce n'est pas aimer la télévision que de la laisser aux besogneux. C'est un dérapage du sens, un naufrage, une souffrance que les beautés d'un très grand nombre d'émissions n'arrivent pas à calmer. Dans ces moments de colère je reviens à la source, au clocher de mon village, cette vigie qui orientait nos existences, j'en entendais les sonnailles au petit matin qui fixaient le départ pour l'école, je les réécoutais à l'Angélus du soir qui réunissait les familles. J'ai retrouvé mon village, les cloches n'y sonnent plus, les habitants font retraite dans leur maison, le nouvel appel à la prière est donné par toutes ces paraboles qui enlaidissent le paysage. Désormais c'est le 20 heures qui marque l'office et le divertissement d'après qui organise la veillée. Nous sommes des carillonneurs mais notre rôle n'est pas de dire ce qu'il convient de faire. Nous devons, à ce poste, conter, observer, montrer, découvrir et, paradoxalement, dans ce cercle de lumières, rester dans l'ombre.

Revue de presse

Une riche carrière qui justifiait amplement ce Dictionnaire amoureux (Plon) que Jacques Chancel consacre à la télévision, lui qui, pour beaucoup, en incarne l'âge d'or. Ne toutefois pas s'attendre à une radioscopie objective du PAF d'hier et d'aujourd'hui. Avec Chancel à la télécommande, Karajan fait plus d'audience que Dechavanne, et Chagall prend des parts de marché à Chazal. Ce formidable passeur de culture reste fidèle à sa devise, qu'on rêve de voir inscrite sur le fronton de toutes les chaînes : "Il ne faut pas se contenter de donner au public ce qu'il aime, mais lui faire découvrir ce qu'il pourrait aimer." L'abécédaire peut ainsi se lire comme un zapping des mémoires que s'est toujours refusé à écrire cet honnête homme de télé, pour qui le petit écran a été une ouverture sur le monde plutôt qu'une fin en soi...
Chancel, ou l'art de déclarer sa flamme à la télévision après quarante ans d'une union féconde, tout en pointant du doigt ses infidélités de plus en plus manifestes. (Thomas Mahler - Le Point du 17 novembre 2011)

Aucun appareil Kindle n'est requis. Téléchargez l'une des applis Kindle gratuites et commencez à lire les livres Kindle sur votre smartphone, tablette ou ordinateur.

  • Apple
  • Android
  • Windows Phone
  • Android

Pour obtenir l'appli gratuite, saisissez votre numéro de téléphone mobile.



Retrouvez toutes nos idées cadeaux livres

Détails sur le produit


1 commentaire client

4,0 sur 5 étoiles

Évaluer ce produit

Partagez votre opinion avec les autres clients

Affichage de 1-1 sur 1 commentaires

20 octobre 2012
Format: BrochéAchat vérifié

Où en sont vos commandes ?

Livraison et retours

Besoin d'aide ?