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Je l'aie vu 4 fois, et à chaque fois, je le trouve meilleur.
Dirigé par Tom Hooper , écrit par David Seidler, interprété par Colin Firth, en George Vl, Helena Bonham Carter ,l'épouse du roi, Geoffrey Rush,le thérapeute, Claire Bloom , la mère du roi, et Guy Pierce, dans le rôle de Edouard Vlll. Ce film a eu 4 Oscars, dont celui de meilleur acteur pour Colin Firth.
Un film éblouissant qui raconte l'histoire du Roi Georges Vl, père de l'actuelle Reine Elisabeth d'Angleterre et la Princesse Margareth.
Le Prince Albert, jusque là Duc de York, est contraint d'assumer les fonctions de Roi, à l'abdication de son frère, Edouard Vlll, officiellement par amour d'une américaine, et officieusement par incompétence dans les tâches propres à sa royale fonction. Aux prémices de la deuxième guerre mondiale, et Hitler ménaçant aux portes de l'Europe,Bertie le timide et jugé inapte à la fonction par certains, bègue de surcroît est forcé d'assumer la charge. Son premier discours,représentant son père fut un supplice pour ceux qui l'écoutaient et pour lui-même. Sur le conseil de sa femme,qui n'a de cesse de chercher de l'aide pour surmonter son handicap, officiant de secrétaire et conseillère, il accepte de consulter un thérapeute aux méthodes peu conventionnelles. La relation entre les deux hommes ne va pas sans heurts, moultes fois fois entrecoupée, et maintes fois reprise. Le moment le plus émouvant du film,est le discours radiophonique du Roi Georges Vl, annonçant l'entrée en guerre de l'Angleterre contre l'Allemagne. Ce jour là, le timide bègue devenu Roi, doit trouver en lui et ce que son thérapeute lui a appris,la force pour s'adresser au monde entier, annonçant que l'heure de combattre Hitler est arrivée, en surmontant son handicap. Il doit parler au monde, avec force et conviction. Lionel Logue, lui demande de lire son discours pour lui, son thérapeute, comme s'il parlait à un ami. Dans effort suprême, le petit roi devenu géant, lit son discours , avec toute la force et la conviction qu'il a vraiment au fond de lui, que la gravité de l'heure demande, sous le fond sonore du deuxième mouvement de la septième symphonie de Beethoven. Un moment inoubliable.
Il y a dans ce film, des entorses à l'histoire: Churchill était contraire à l'abdication d'Edouard Vlll, et , déjà en 1927, le Duc de York prononce un discours sans bégayer, seulement un an après avoir débuté le traitement avec L.Logue. Le script du film en veut que ce soit autrement.
Mais il y a des étranges coïncidences aussi; David Seidler, était bègue, et a commencé à écrire le scénario après avoir surmonté son handicap. Winston Churchill, avait aussi des problèmes l'élocution.
Les dossiers de Lionel Logue, furent retrouvés 9 semaines avant le tournage, et les dialogues entre les 2 hommes furent introduits dans le script du film.
Un film intéressant à plusieurs points de vue, un film qu'il faut absolument voir.
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`Le discours d'un roi' raconte le combat d'un homme contre son handicap (le bégaiement) tandis qu'il s'apprête à devenir monarque à une époque où la radiodiffusion devient le média n°1. Pour l'aider, il fait appel à un thérapeute aux méthodes peu conventionnelles.
Ceci est une histoire vraie puisqu'il s'agit de celle de George VI, père de l'actuelle reine d'Angleterre.
L'intérêt du scénario repose principalement sur la relation entre le futur George VI et son docteur : Lionel LOGUE. D'un côté la souffrance, l'implication et le sens du devoir; en face : la modernité, la pertinence et l'opiniâtreté.
La réalisation est au service de l'histoire et des interprètes; sobre, elle sait se faire oublier. Au final, Tom HOOPER a su transformer une histoire relativement banale en un moment historique et émouvant.
Last but not least, l'interprétation décroche 5 étoiles. En tête, Colin FIRTH est parfaitement crédible en monarque et en bègue. Il mérite sa nomination aux Oscars. Geoffrey RUSH confirme tout le bien que je pensais de lui. On lui doit les répliques les plus drôles. Quant à Helena BONHAM CARTER, elle bénéficie d'un très beau rôle en épouse aimante qui sera d'un indéfectible soutient pour son mari.
`Le discours d'un roi' est le destin extraordinaire d'un homme simple. Thème récurrent au cinéma mais plus rare lorsqu'il s'agit d'une histoire vraie.
22 commentaires| 64 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
"Le Discours d'un Roi" est un grand film pour de multiples raisons qui m'ont conduit à le voir déjà à trois reprises, me laissant approfondir la réflexion :

1/ Fait méconnu de l'Histoire : le roi George VI (Colin Firth), fils cadet de George V, le père de la Reine Elisabeth d'Angleterre était bègue. Or à l'époque du surgissement du nouveau media, en direct, de la radio, il était indispensable de savoir le maîtriser. Hitler le maniait avec un rare et terrible talent. Comment l'un des représentants du monde libre pouvait-il ne pas savoir le pratiquer ? Cela était impensable

2/ La fonction de "Roi", pour le monarchiste que je suis, n'est pas une sinécure, une récompense, la plus haute fonction pour combiner du business ... Non. La fonction de "Roi" est une charge lourde. Le trône ne constitue pas un privilège, mais le lieu où l'on sert son pays. Illustration par la terrible confession du roi George VI qui, en sanglots, dans les bras de son épouse, regrette de ne pas avoir pu continuer ses fonctions d'officier de marine, par le différend qui l'opposera temporairement avec Lionel Logue (Geoffrey Rush) et qui connaîtra un rebondissement critique dans la cathédrale lors de la préparation à l'intronisation.

3/ Tout être connaît un profond handicap, qu'il soit physique ou psychologique. Dans l'épreuve professionnelle que je vis, où naturellement l'être est rabaissé, affirmer sa force et construire un projet qui s'en inspire est d'une rare difficulté. Ce film contribue à ma libération. Croire en soi. Croire en ses amis. Croire en l'Autre qui sait vous aider. Croire en l'Autre que l'on aide. L'enseignement de ce film est remarquable, juste, profond, humaniste.

Le jeu des acteurs est sublime. Colin Firth exprime la conception du rôle qu'il vécut pleinement : "Et voilà cet homme roi d'Angleterre qui se retrouve paralysé par l'incapacité de s'exprimer en public. Pour lui c'est une atteinte terrible à sa dignité. J'ai donc orienté mon jeu dans cette direction, celle d'un combat individuel pour reconquérir l'estime de lui-même et pour atteindre une beauté qui lui est désormais interdite : la beauté du langage..."

Tom Hooper signe une magnifique réalisation.
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le 30 juin 2011
Observons qu'Amazon est peu clair sur les éditions DVD disponibles : l'édition "prestige" comporte bien 2 DVD, mais si la vie de George VI racontée par Stéphane Bern n'est pas votre tasse de thé, l'édition simple, qui ne comporte comme bonus que les deux authentiques discours de George VI (entrée en guerre et victoire en Europe) suffit largement.
Par ailleurs, le DVD souffre d'un vice hélas très courant chez les éditeurs français : ne sont en effet disponibles que deux versions, la version française et la version originale en anglais sous-titrée en français, mais avec sous-titres non optionnels et incrustés sur l'image (et non en dessous de l'image : or certes, avoir les sous-titres sur l'image facilite les choses pour la vision sur un écran 16/9 pour lequel il n'y a pas à faire de réglage pour pouvoir lire les sous-titres avec une image légèrement réduite, mais un film sous-titré de cette manière demeure un film mutilé au niveau de l'image). Par ailleurs tous les inserts textes sont ceux de la version française, alors qu'il aurait été facile de conserver ceux de la version originale avec des sous-titres.
Est-ce que vraiment TOUS les spectateurs français sont si stupides qu'AUCUN ne voudra JAMAIS voir le film, ou au moins une partie du film, en anglais non sous-titré ??? Non,c'est plutôt que l'éditeur Wildside (pas un des pires, pourtant) TRAITE les spectateurs français comme des gens stupides.
Donc 5 étoiles pour le film, 1 seule étoile pour l'édition : moyenne 3.
Ma recommandation : achetez le DVD en édition anglaise ou américaine, vous aurez vraisemblablement une version française (à vérifier), mais surtout des sous-titre français OPTIONNELS et non IMPOSES (de même du reste que des sous-titres anglais, obligatoires à l'usage des malentendants, et qui souvent peuvent suffire).
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"La guerre avec l'Allemagne étant inévitable, un roi est attendu pour régner et succéder à George V".
Remplaçant son père malade, Bertie, Prince Albert et Duc d'York, s'adresse au peuple par la voie des ondes. Gagné par le stress, tétanisé à 'idée de s'exprimer en public, presque aucun son ne sort de sa bouche. Son bégaiement est une véritable torture pour lui, plus qu'un handicap, un vrai calvaire. Et c'est sa femme qui, voulant absolument l'aider, l'encourager, le conduit chez un orthophoniste du nom de Lionel Logue.
Inspiré d'un fait historique réel, ce film retrace le parcours d'un homme qui, à la mort de son père le roi George V, se voit contraint de lui succéder et régner à la place de son frère aîné épris d'une femme divorcée et ne pouvant donc prétendre au trône. Si ce film a le mérite de refaire vivre un moment de l'Histoire, ce sont davantage le jeu des acteurs et la façon dont est abordé ce thème de la "parole" qui m'ont intéressée.
C'est une histoire émouvante dans laquelle l'action n'a pas une place de choix, mais où l'on devine toute la finesse du cinéaste pour aborder un sujet délicat. J'ai beaucoup aimé cette première rencontre entre ce thérapeute sûr de lui, fort de son expérience, face à un futur roi, timide, anxieux et nerveux et qui n'a qu'une envie, au début, celle de baisser les bras. Belle façon qu'a Lionel Logue de vouloir dédramatiser "la chose" et persuader son patient que ce bégaiement peut venir de l'enfance et qu'à force de courage, de volonté et de travail sur soi, tout devient possible. Car "soigner" ce bégaiement passe par l'apprentissage de la respiration, de la relaxation, l'extériorisation voire le défoulement en lâchant tout un lot d'injures.
L'orthophoniste, tel un coach, saura mettre Bertie à l'aise, le poussant à la confidence, l'incitant à lui faire certaines révélations concernant son enfance, ses parents, et c'est alors que, peu à peu, un climat de confiance s'instaure, faisant tomber certaines barrières. Et c'est aussi en cela que ce film est une réussite, car il met en exergue cette richesse dans les relations humaines : il ne sera plus question de respect du protocole, tout sera remis à plat, d'homme à homme, d'humain à humain. Le film nous confirme que quels que soient son rang et sa condition, chaque être a besoin d'être encouragé, motivé, secondé dans ses efforts, des efforts sans cesse renouvelés de la part d'un futur roi, courageux et volontaire pour "lutter contre le jugement des autres, les regards qui épient".
C'est un beau moment de cinéma, un beau jeu d'acteurs, des rôles interprétés avec justesse par un Colin Firth, un Geoffrey Rush et une
Helena Bonham crédibles à souhait.
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le 2 décembre 2011
Il n'y a rien à dire sur le film que j'avais par ailleurs vu au cinéma et en version originale lors de sa sortie en France : il est excellent et servi par d'immenses acteurs. Il me semble que l'histoire est bien respectée.
Mais comment ne pas être surpris par ce DVD qui propose dans la version normale (je n'ai pas regardé la version pour les malvoyants) 3 versions sonores : "Français Dolby digital 5.1", "Anglais sous-titré français disc 5.1" et "Anglais sous-titré français Dolby digital 2.0". Et bien la version "Anglais sous-titré français disc 5.1" est muette !!!! C'est tout de même ennuyeux pour un film dont le sujet traite des difficultés d'élocution de George VI. Et comme on peut apprécier la prestation de Colin Firth dans de telles conditions !!!! Comme il y a quand même une version anglaise qui marche, je n'ai pas renvoyé le film.
Depuis, j'ai donné le DVD à une amie et je viens de le racheter. Pour l'instant, il n'y a pas les mêmes problèmes que sur le premier DVD. C'est donc a priori du à un disque peut-être défectueux (le premier j'entends).
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le 5 février 2011
Dans les grands moments, un roi est toujours entouré des plus illustres personnages de son royaume : ministres, généraux ou conseillers. Georges VI, père de l'actuelle reine Elisabeth a, lui, choisi Lionel LOGUE, un vulgaire et sombre orthophoniste australien, installé dans un quartier populaire de Londres.
Mais comment diable Georges VI, roi proclamé du Royaume Uni en décembre 1936 en est-il arrivé à traîner derrière lui ce roturier extravagant?
Car celui qui était à la fois Officier de Marine, Prince Albert et Duc D'York, se serait bien contenté de rendre service à son pays sans trop se faire remarquer. Il faut dire que son frère aîné Edouard, en y mettant beaucoup de mauvaise volonté l'a quand même un peu poussé vers le fauteuil. Figurez-vous qu'Edouard aime Wallis Simpson, une américaine deux fois divorcée. Essayez de présenter à votre père une fiancée pareille ! « Mon royaume pour un cheval » criait Richard III, « Mon royaume pour une Yankee » rétorqua Edouard avec un certain panache, avant de filer à l'anglaise.
Décidément, le vieux Georges V a la descendance bien fragile. Le deuxième rejeton, Prince Albert, fils puîné comme dirait Stéphane Bern, est incapable de dire bonjour en deux syllabes. Il souffre depuis l'enfance de bégaiement chronique, et seules sa femme, Lady Elisabeth Bowes-Lyon et ses deux filles Elisabeth et Margaret ont encore suffisamment de tendresse pour l'écouter. Mais parler à son peuple, c'est autre chose.
A la mort de son père, assumant avec terreur mais dignité ses nouvelles responsabilités, il se plante devant un micro, et à coup de syllabes télescopées, prononce un discours qui n'en finit pas d'affliger ses sujets.
Il faut dire que le contexte international réclamerait plutôt force et conviction. A l'ouest Hitler et à l'Est Staline. Hitler qui commence à entraîner les foules par ses déclamations, ses prouesses oratoires...
Bref, tout reste à faire. Et pourtant Georges VI a déjà tout essayé. Sans résultat.
Il a une chance, c'est l'amour de sa femme (morte centenaire en 2002 !). Sans elle, son peuple l'aurait-il jamais entendu ? On ne dit pas assez merci aux femmes.
C'est elle qui dégote l'orthophoniste, en faisant comme tout le monde les petites annonces, ou plus exactement le syndicat de la profession. On lui en recommande un, avec des méthodes contestées, mais bon, quand on a déjà tout essayé...
Et c'est vrai que le bonhomme est bizarre. Il ne veut pas se déplacer ! Vous vous rendez compte ? Vous avez un roi comme client et vous voudriez le recevoir dans votre petit cabinet ? Sur une chaise ! Et en plus vous l'appelez Bertie ?

Appuyé par une remarquable interprétation, le film raconte le combat d'un roi jusqu'à ce petit bureau calfeutré, où seul debout face à celui qui est devenu son ami, il prononce un discours pathétique, sublimé par le second mouvement de la Symphonie N°7 de Beethoven. Un grand moment d'émotion où ma glotte s'est mise à tanguer.
Ludi
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« Le discours d'un roi » est un film particulièrement sincère et attachant. De « petites histoires » comme celle du bégaiement d'un roi, transcendent parfois la « grande histoire », ce que démontre admirablement le scénario très bien construit.

Le passage le plus marquant du film est bien entendu la mise en perspective des discours d'Hitler à Nuremberg (avec son charisme diabolique) et du discours d'entrée en guerre prononcé avec tant de profondeur (et d'efforts) par le roi George VI : il s'agit bien là d'un symbole d'une beauté remarquable et réconfortante sur l'histoire européenne.

Colin Firth (stupéfiant), Geoffrey Rush (brillant) et Helena Bonham-Carter (émouvante) sont absolument admirables dans leurs rôles, jouant à merveille la partition d'un film réalisé avec rigueur et clacissisme, mais également avec un souffle véritable. Le soin mis dans la reconstitution historique, l'utilisation de la musique, la beauté des décors (que ce soit les palais ou le cabinet miteux de Lionel, concourent eux aussi à la qualité de ce chef d'œuvre.

Toutes les grandes choses qui ont été dites à l'humanité sont des choses simples. Ce film merveilleux en est la preuve.
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Ce film nous offre la chance d'entrer dans la vie privée du roi d'Angleterre Georges VI, un peu avant son accession au trône. Handicapé par un grave bégaiement, cet homme souffre terriblement et lutte courageusement contre ce problème difficile à supporter dans sa fonction.

Peu habituée à pénétrer ainsi dans la vie des grands de ce monde, puisqu'il s'agit d'une histoire vraie et qui fait partie de l'Histoire d'Angleterre, j'ai été agréablement surprise d'y trouver une famille royale très aimante et chaleureuse. Les personnages qui entourent le héros : la reine Elizabeth, épouse de Georges VI, femme très sympathique qu'on surnomma à la fin de sa vie « Queen Mum », et que l'on a eu maintes fois l'occasion de voir en photo dans bien des magazines, à la fin du siècle dernier, et ses deux filles, Elisabeth, l'actuelle reine d'Angleterre, et sa soeur Margaret, décédée il y a quelques années, font revivre sous nos yeux cette célèbre parenté. Georges VI est très soutenu par cette petite famille, qui nous apparaît dans le film très proche d'une famille ordinaire, c'est-à-dire traditionnelle, avec les joies et les soucis, comme le commun des mortels. Cette famille, qui s'est agrandie aujourd'hui, nous la voyons vivre actuellement par maints reportages dans les journaux, et l'histoire du Roi Georges VI, le grand-père, en est d'autant plus proche de nous.

Le futur Roi présenté dans le film (qui ne doit sa fonction qu'à l'abdication de son frère) est un homme très pudique, sensible et courageux, prêt à accepter des soins éprouvants, prêt aussi à prendre les commandes de l'Angleterre, suite à la défaillance de son frère. Il a le sens de l'honneur et du devoir. Sa volonté force l'admiration.

L'orthophoniste qui prend en charge l'illustre consultant, exige de lui de l'humilité et il fait preuve d'une certaine audace dans les exercices qu'il lui impose. La guérison est à ce prix. Réticent au début, le Roi comprend par la suite la nécessité d'accepter d'être un patient comme les autres et finit par tisser avec son soignant de solides liens d'amitié. C'est ce parcours un peu chaotique qu'il nous est donné d'observer dans « Le Discours d'un roi ».
On ne peut qu'éprouver un grand respect et qu'être bouleversé par cette relation patient-thérapeute, aboutissant à sauver un homme mais aussi une nation et même davantage puisque sous le règne de Georges VI, la Grande Bretagne participa victorieusement à la Seconde Guerre Mondiale.

Au delà du récit poignant, ce film met en lumière une belle page d'histoire (je dois dire que je n'avais pas entendu parler de ce problème de bégaiement de Georges VI). Ce film, qui constitue en même temps un précieux document, est un trésor par ses qualités d'extrême délicatesse dans l'expression des sentiments des différents protagonistes. Il vous prend littéralement à la gorge, et l'émotion qui naît tout doucement au début ne vous quitte plus à partir d'un certain niveau de visionnage. Il n'y a aucune sorte d'excès, mais une atmosphère de sympathie prégnante nous habite tout au long du film.

De la sympathie à l'émotion, il n'y a qu'un pas, aisément franchi par les âmes sensibles. « Le Discours d'un roi » fait verser beaucoup de larmes à la vue de la souffrance et des sentiments nobles d'une personnalité exceptionnelle. C'est un exemple de courage qui fait du bien et nous incite à minimiser nos petites misères et à surmonter nos difficultés.

C'est tout l'art du cinéaste de nous communiquer cet état d'esprit. À lui donc, un grand bravo pour cette oeuvre sans pathos inutile, et un grand coup de chapeau aux deux acteurs principaux, qui crèvent l'écran, sans oublier la jolie et gentille reine et les adorables fillettes. On imagine combien Elisabeth a dû être bouleversée par ce film qui retrace la vie de son père. Je crois savoir d'ailleurs qu'elle a décoré récemment l'acteur principal du film « Le Discours d'un roi ». L'acteur jouant l'orthophoniste aurait mérité pareille récompense.
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Très beau film, historiquement vrai, qui comble une lacune documentaire: celle d'un roi courageux qui a contribué à la victoire de son pays
à l'aube de la Seconde Guerre Mondiale.
C'est l'histoire d'un orthophoniste résolument déterminé à guérir le roi au prix d'efforts éprouvants qu'il lui impose.
C'est aussi l'histoire d'une complicité amicale qui s'établit entre le roi et son praticien au fil d'une lente mais sincère collaboration.
Il émane de cette relation entre ces deux hommes qui se respectent une sympathie très touchante, réveillant en nous une émotion compatissante.
Ce film est un grand succès sur l'art de rétablir la communication entre un roi et son peuple en surmontant le handicap d'une élocution défaillante.
Grâce aux leçons répétées puis assimilées de son tuteur, Georges VI trouvera la force de s'adresser brillamment au monde entier !
Saluons la prestation de ces deux grands acteurs que sont Colin Firth et Geoffrey Rush !
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