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EDF, LA BOMBE A RETARDEMENT Broché – 6 novembre 2014

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Description du produit

Extrait

Jeudi 26 novembre 2015,18 h 30. L'hiver est en avance, cette année, en France et en Europe. Après une première vague de froid accompagnée d'importantes chutes de neige dès la fin du mois d'octobre, les températures se sont de nouveau effondrées depuis quelques jours. En ce jeudi 26 novembre, elles sont demeurées négatives dans la journée et Météo France prévoit une soirée glaciale, avec des températures autour de - 10 degrés ! Installé dans son gigantesque bureau, Henri Proglio, le président d'ÉDF dont le mandat a été renouvelé un an plus tôt, tient une réunion de crise avec son état-major : le pic de consommation attendu pour le début de la soirée met sous tension l'ensemble des moyens de production d'électricité, non seulement du pays mais aussi d'Europe, faisant craindre à de nombreux experts un risque d'effondrement du système électrique et des coupures massives.

Pour tenir le coup, EDF compte, principalement, sur ses cinquante-huit réacteurs nucléaires qui tournent à plein régime. A19 heures, le pic de consommation est atteint en France, mais le système semble tenir le coup. Mais, à 19 h 01, la courbe de production électrique s'effondre brutalement. À 19 h 02, un appel téléphonique affole les dirigeants d'EDF : un séisme important vient de frapper Fessenheim, entraînant l'arrêt d'urgence des deux réacteurs de la centrale alsacienne. Si le black-out qui menace l'Est du pays et les pays limitrophes accapare l'attention des responsables français et européens, un autre drame est, lui, en train de se jouer : les réacteurs de Fessenheim n'ont pas résisté au séisme, qui sera ensuite mesuré à l'indice 7 sur l'échelle de Richter, et les moyens de secours ont été inondés en raison de l'effondrement de la digue du Grand Canal d'Alsace, qui borde la centrale, consécutif à ce tremblement terre.

À Paris on ne le sait pas encore, mais les exploitants de la centrale de Fessenheim ont perdu le contrôle de la situation. Les systèmes de sécurité des réacteurs, qui ne sont plus alimentés en électricité et en eau, ont lâché : ils étaient calibrés pour résister à un séisme de moindre ampleur. Malgré les mises en garde, venues notamment de Suisse où depuis toujours on trouve sous-estimés les risques sismiques évalués par les Français en Alsace, EDF n'a pas revu à la hausse ses mesures de sécurité, se contentant d'installer des moyens de secours supplémentaires provisoires, dans le cadre des décisions post-Fukushima de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui n'ont pas résisté à la combinaison des deux phénomènes naturels. Incapable de refroidir les réacteurs, l'électricien national assiste alors à l'impensable : les deux coeurs rentrent en fusion libérant une énorme quantité d'hydrogène, qui finit par exploser, soufflant le dôme des deux réacteurs et dégageant de gros nuages radioactifs malgré les filtres installés et censés retenir les particules les plus dangereuses (comme le césium). Dans le même temps, les piscines, où sont stockés les carburants usagers, connaissent elles aussi des difficultés d'alimentation en eau et les matières entreposées commencent à être exposées à l'air libre...

Après les États-Unis (Three Mile Island en 1979), l'Ukraine (Tchernobyl en 1986) et le Japon (Fukushima en 2011), la France vient de connaître le pire : un accident nucléaire majeur... Et c'est l'État français qui va devoir maintenant payer la facture, pouvant atteindre plus de 600 milliards d'euros, voire dépasser les 1 000 milliards, car EDF n'est pas assuré contre un tel risque.

Présentation de l'éditeur

«La question n'est plus de savoir s'il y aura un accident nucléaire grave en France, mais quand et où.» Ce propos n'a pas été tenu par un anti-nucléaire, mais par un cadre dirigeant d'EDF. Ce constat alarmant a été confirmé par d'autres salariés de l'électricien, mais aussi par des travailleurs de la sous-traitance nucléaire, ce nouveau lumpenprolétariat créé de toute pièce par EDF.
Après plusieurs mois d'enquête, j'ai fini pas partager ce constat. Pendant des années, j'ai cru, comme beaucoup de Français, qu'EDF mettait tout en oeuvre pour garantir la sûreté du parc nucléaire. C'est malheureusement faux : problèmes de conception et de construction des réacteurs, maintenance sacrifiée pendant des années, désorganisation interne, hémorragie des compétences... L'état de nombreux réacteurs est inquiétant.
Pourtant, EDF et les pouvoirs publics ont décidé de rallonger la durée de vie des centrales qui avaient été construites pour durer jusqu'à 40 ans. La raison ? EDF, qui a perdu quelque 15 milliards d'euros dans ses opérations internationales, n'a pas les moyens de bâtir de nouvelles capacités de production d'électricité pour remplacer les réacteurs qui atteindront les 40 ans d'ici 2028. Exsangue financièrement, EDF joue notre avenir à la roulette russe.

Thierry Gadault est journaliste économique. Après avoir travaillé à La Tribune, L'Expansion et au Nouvel Économiste, il est le rédacteur en chef du site www.hexagones.fr. Il est l'auteur de plusieurs livres sur l'industrie de défense et la famille Lagardère. EDF, la bombe à retardement est le troisième livre qu'il consacre à l'énergie, après Areva mon amour, enquête sur un pouvoir qui les rend fous (François Bourin Éditeur, 2012), et Henri Proglio, une réussite bien française, coécrit avec Pascale Tournier (Les éditions du moment, 2013).

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le 5 mars 2017
Format: Format Kindle|Achat vérifié
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