Populisme que de crimes on commet en ton nom ! Que de caricatures et de mépris pour faire taire le bon sens et nier le réel !!
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Eloge du Populisme Broché – 6 avril 2012
de
Vincent Coussedière
(Auteur)
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Si un éloge du populisme reste possible, c’est parce que le populisme n’est pas ce phénomène de ressentiment identitaire critiqué par les experts, confondant populisme du peuple et démagogie populiste. Le populisme est d’abord une affirmation, l’affirmation d’un attachement profond à une tradition qu’il s’agit d’imiter. Ce que le peuple veut conserver, ce n’est pas son identité, car il n’a pas d’identité et il le sait. Ce qu’il veut conserver, c’est sa capacité d’imiter une tradition et de reconnaître la similitude de ceux qui l’imitent avec lui. C’est très maladroitement que les mouvements populistes expriment leur revendication dans un langage identitaire, tombant ainsi dans le piège des démagogues. Etre conservateur ne consiste pas à vouloir conserver une identité mais à vouloir conserver une liberté.
A rebours de cette interprétation méprisante du « populisme », cet essai propose une réévaluation du phénomène. Le populisme n’est plus rabattu sur une forme de démagogie et d’appel au peuple, mais il est repensé comme la réaction, saine en elle-même, d’un peuple politique à sa destruction. Car il y a plus de mémoire politique dans le populisme du peuple que dans les interprétations que proposent les experts de « la tentation » populiste ou de « l’illusion » populiste. C’est cette mémoire politique, retenue encore dans le peuple populiste, et perdue par les élites, qui ménage paradoxalement un avenir au peuple français.
- Cet ouvrage constitue le premier texte abordant le populisme d'un point de vue philosophique et non par le regard de l'historien ou des sciences politiques.
- Il propose une critique informée des interprétations dominantes du populisme.
- Cette critique constructive ne cherche pas à se débarrasser du mot, mais à le redéfinir de sorte qu'il serve effectivement à décrire une réalité, comme aucun autre terme ne le permet.
- L’ouvrage propose une réévaluation positive du phénomène en édifiant un éloge assumé.
- Par une approche originale qui réactualise des thèmes délaissés de la philosophie politique classique, la fécondité de ces thèmes (démagogie, notions de « peuple » et de « grand homme ») est rappelée contre la mode qui croit que la démocratie est la fin de l'Histoire.
- Ce texte va au delà de la question du populisme pour traiter ce dont il est le symptôme : le blocage politique de la société française et particulièrement la crise de ses élites.
- Un texte inclassable donc, qui combine les approches philosophiques, historiques et du commentaire politique et ouvre des pistes de réflexion dans ces trois domaines.
- Un texte dont les vertus polémiques révèlent aussi un ton et un auteur !
A rebours de cette interprétation méprisante du « populisme », cet essai propose une réévaluation du phénomène. Le populisme n’est plus rabattu sur une forme de démagogie et d’appel au peuple, mais il est repensé comme la réaction, saine en elle-même, d’un peuple politique à sa destruction. Car il y a plus de mémoire politique dans le populisme du peuple que dans les interprétations que proposent les experts de « la tentation » populiste ou de « l’illusion » populiste. C’est cette mémoire politique, retenue encore dans le peuple populiste, et perdue par les élites, qui ménage paradoxalement un avenir au peuple français.
- Cet ouvrage constitue le premier texte abordant le populisme d'un point de vue philosophique et non par le regard de l'historien ou des sciences politiques.
- Il propose une critique informée des interprétations dominantes du populisme.
- Cette critique constructive ne cherche pas à se débarrasser du mot, mais à le redéfinir de sorte qu'il serve effectivement à décrire une réalité, comme aucun autre terme ne le permet.
- L’ouvrage propose une réévaluation positive du phénomène en édifiant un éloge assumé.
- Par une approche originale qui réactualise des thèmes délaissés de la philosophie politique classique, la fécondité de ces thèmes (démagogie, notions de « peuple » et de « grand homme ») est rappelée contre la mode qui croit que la démocratie est la fin de l'Histoire.
- Ce texte va au delà de la question du populisme pour traiter ce dont il est le symptôme : le blocage politique de la société française et particulièrement la crise de ses élites.
- Un texte inclassable donc, qui combine les approches philosophiques, historiques et du commentaire politique et ouvre des pistes de réflexion dans ces trois domaines.
- Un texte dont les vertus polémiques révèlent aussi un ton et un auteur !
- Nombre de pages de l'édition imprimée161 pages
- LangueFrançais
- ÉditeurElya Editions
- Date de publication6 avril 2012
- Dimensions13 x 1.4 x 20 cm
- ISBN-13979-1091336000
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Description du produit
Revue de presse
À l’attention des Lecteurs :
Vous en avez un peu assez des débats autour de l'élection présidentielle de 2012.
Vous avez le sentiment que la violence des oppositions partisanes, comme la prolifération des propositions démagogiques, masquent l'insuffisance profonde de « l'offre politique » française. Ce sentiment ne se limite pas au discours des candidats, mais vous envahit aussi à l'écoute des commentaires des journalistes et politologues, au point que vous vous demandez parfois ce qui distingue les uns des autres.
Seriez-vous devenu ce Français grincheux, protestataire, toujours insatisfait, facile proie des démagogues, dont les médias nous dressent le portrait robot ? Seriez-vous devenu populiste ? Si c'est le cas, cessez de culpabiliser et plongez-vous dans cet essai novateur : Éloge du populisme. Vous prendrez du recul par rapport à la situation actuelle et vous vous réconcilierez peut être avec vos propres hésitations !
Éloge du populisme, sans céder aux sirènes du discours démagogique flattant le « peuple », cherche à remonter aux causes du blocage politique de la société française. Ce faisant, cet essai inaugure bien l'esprit de notre collection : « Voies Nouvelles », en nous aidant à porter un regard différent sur l'histoire politique et intellectuelle de notre pays...
Vous en avez un peu assez des débats autour de l'élection présidentielle de 2012.
Vous avez le sentiment que la violence des oppositions partisanes, comme la prolifération des propositions démagogiques, masquent l'insuffisance profonde de « l'offre politique » française. Ce sentiment ne se limite pas au discours des candidats, mais vous envahit aussi à l'écoute des commentaires des journalistes et politologues, au point que vous vous demandez parfois ce qui distingue les uns des autres.
Seriez-vous devenu ce Français grincheux, protestataire, toujours insatisfait, facile proie des démagogues, dont les médias nous dressent le portrait robot ? Seriez-vous devenu populiste ? Si c'est le cas, cessez de culpabiliser et plongez-vous dans cet essai novateur : Éloge du populisme. Vous prendrez du recul par rapport à la situation actuelle et vous vous réconcilierez peut être avec vos propres hésitations !
Éloge du populisme, sans céder aux sirènes du discours démagogique flattant le « peuple », cherche à remonter aux causes du blocage politique de la société française. Ce faisant, cet essai inaugure bien l'esprit de notre collection : « Voies Nouvelles », en nous aidant à porter un regard différent sur l'histoire politique et intellectuelle de notre pays...
Biographie de l'auteur
Vincent Coussedière est né en 1965. Professeur agrégé de philosophie, il enseigne actuellement au lycée de Thann, dans la région de Mulhouse. Elu local, il rencontre aussi les questions politiques sous leur forme la plus quotidienne. Aujourd’hui, il est à la recherche d’une « Voie nouvelle » en politique, comme, semble-t-il, beaucoup de Français.
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Détails sur le produit
- ASIN : B007T5K3WE
- Éditeur : Elya Editions (6 avril 2012)
- Langue : Français
- Broché : 161 pages
- ISBN-13 : 979-1091336000
- Poids de l'article : 200 g
- Dimensions : 13 x 1.4 x 20 cm
- Classement des meilleures ventes d'Amazon : 456,857 en Livres (Voir les 100 premiers en Livres)
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À propos de l'auteur
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Vincent Coussedière est professeur agrégé de philosophie et essayiste. Il est l’auteur de plusieurs essais qui renouvellent l’approche de la question du populisme. Il intervient régulièrement sur les questions politiques dans plusieurs médias. Il a également enseigné à l’IEP de Strasbourg dans le cadre de la préparation au concours de l’ENA.
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Bonjour,Avis forcément partial puisque je suis l'éditeur de ce titre et le frère de l'auteur...Il faut lire Eloge du populisme (Elya Editions 2012) au moment ou Vincent Coussedière referme sa trilogie sur le populisme avec Fin de partie - Requiem pour l'élection présidentielle (éd. Pierre Guillaume de Roux) qui sort dans quelques jours début mars 2017, après Le retour du peuple - An I (éd. du Cerf) publié en mars 2016.Sans doute le plus accessible et le plus impertinent de ces trois ouvrages.Bonne lecture !Laurent Coussedière
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Commenté en France le 9 décembre 2014
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Commenté en France le 30 novembre 2012
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Excellente analyse et remise sur pied de quelques vérités ordinairement maintenues "cul par-dessus tête" par le complexe méditico-clérico-intellectuel. Je n'ai pas le temps de développer, mais c'est un livre à lire absolument, je confirme tout le bien qu'en dit le commentaire précédent.
17 personnes ont trouvé cela utile
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TESTEURS VINE (CLUB DES TESTEURS)
Pierre Le Vigan, urbaniste, essayiste, auteur de nombreux écrits qui portent sur l’histoire des idées et la philosophie.
Trois ans après la parution de L’Eloge du populisme par Vincent Coussedière, ce que les médias appellent le « danger » du populisme, ou la « marée noire » du populisme, n’a cessé de prendre de l’ampleur. Saisissons l’occasion de revenir sur ce thème.
Le populisme est souvent défini comme la démagogie dans la démocratie. C’est à peu de chose près la définition de Pierre-André Taguieff. Et s’il était autre chose ?
Et si c’était l’irruption du peuple dans la politique, quand le peuple juge que ses dirigeants ne sont pas à la hauteur ? C’est l’hypothèse défendue par le philosophe Vincent Coussedière.
Comme l’a fait plus récemment Chantal Delsol (Populisme. Les demeurés de l’histoire, Rocher, 2015), mais en apportant un éclairage neuf, Vincent Coussedière réhabilite le populisme. Le réduire à de la démagogie est ne pas voir son essence. Le populisme est une protestation qui apparaît quand les hommes politiques ne font plus de politique. C’est pourquoi on ne peut donner au populisme un contenu précis : le populisme n’est pas inévitablement xénophobe, il n’est ni ultra-libéral, même s’il comprend les difficultés du petit patronat, ni socialiste, même si ses électeurs sont souvent ouvriers ou modestes salariés. Le populisme vote aujourd’hui souvent Front national, ou ne vote pas, mais il pourrait voter autre chose si tel parti qui a ses préférences se révélait aussi politicien et surtout aussi impuissant que les autres à résoudre les problèmes du pays.
Le populisme est avant tout une protestation contre le mépris du peuple par les élites, une réaction de défense contre ce qui est vécu comme une agression. Le gauchisme sociétal et l’européisme ont en effet convergé et fusionné. Le Monde et Libération représentent le fruit intellectuel de leur unification. Il est désormais de bon ton de se méfier du peuple. Les modes de scrutin sont modifiés en fonction de nécessités tactiques à court terme (modifications qui peuvent se révéler à double tranchant). Méprisé par les élites, dont le bilan n’est pourtant pas fameux depuis plus de trente ans, le peuple se sent dépossédé de sa liberté de choisir son avenir.
Le populisme « correspond à ce moment de la vie des démocraties, où le peuple se met à contrecœur à faire de la politique, parce qu’il désespère de l’attitude des gouvernants qui n’en font plus ». C’est pourquoi l’idée que le populisme est une protestation contre les « dérives monarchiques » du pouvoir ou contre des gouvernants pas assez « proches des gens » est un contresens complet. Le peuple aimerait bien que nos gouvernants soient vraiment « monarques », au sens de souverains de la nation France. Il constate qu’ils ne maîtrisent rien, et c’est cela qu’il ne supporte plus : l’impuissance des prétendus puissants. Alors, le peuple réagit.
Le populisme du peuple est un bricolage habile et vernaculaire. Il n’est pas une aspiration identitaire, car le peuple connaît sa propre diversité. Il ne peut être réduit à une aspiration à plus de démocratie directe. En effet, le peuple ne conteste pas la nécessité qu’existent des gens qui le représentent. Le peuple ne veut pas tout faire par lui-même. Il admet la délégation. Il veut, par contre, que ceux dont le métier est de diriger les affaires le fassent, et le fassent bien. Il ne veut pas des gens qui se défaussent de leur responsabilité. Il ne veut pas non plus d’une démocratie réduite à une « concertation », et de surcroît la plupart du temps sur des sujets volontairement mineurs. Il aurait sans doute aimé, en revanche, qu’on lui demande son avis sur la politique d’immigration et de regroupement familial. Il veut des gens qui assument leurs choix politiques et qui n’attendent pas pour se prononcer sur tel sujet d’être « en situation » (sic).
L’essence du politique peut se trouver à la fois dans le peuple et dans un grand homme. Depuis le retrait du général De Gaulle, cette essence ne se trouve plus, en France, que dans le peuple. Tout le climat intellectuel actuel, et tout le travail des communicants, consiste à rendre impossible toute émergence d’un véritable homme d’Etat. La déception causée par Sarkozy de 2007 à 2012 est toute l’histoire de cet échec du retour au politique. Dès lors, le populisme – celui du peuple lui-même – est à la fois inévitable et sain. « Le populisme est l’entrée en résistance d’un peuple contre ses élites, parce qu’il a compris que celles-ci le mènent à l’abîme ».
Pierre Le Vigan
12/06/2015
Vincent Coussedière, Eloge du populisme, Voies nouvelles, Elya éditions, 162 pages.
Source : Metamag.fr
Voir :
Populisme : les demeurés de l’histoire de Chantal Delsol, par Pierre Le Vigan
Sarkozy, Hollande : pourquoi les Français ne veulent plus d’un président «authentique» par Vincent Coussedière
Correspondance Polémia – 15/06/2015
Trois ans après la parution de L’Eloge du populisme par Vincent Coussedière, ce que les médias appellent le « danger » du populisme, ou la « marée noire » du populisme, n’a cessé de prendre de l’ampleur. Saisissons l’occasion de revenir sur ce thème.
Le populisme est souvent défini comme la démagogie dans la démocratie. C’est à peu de chose près la définition de Pierre-André Taguieff. Et s’il était autre chose ?
Et si c’était l’irruption du peuple dans la politique, quand le peuple juge que ses dirigeants ne sont pas à la hauteur ? C’est l’hypothèse défendue par le philosophe Vincent Coussedière.
Comme l’a fait plus récemment Chantal Delsol (Populisme. Les demeurés de l’histoire, Rocher, 2015), mais en apportant un éclairage neuf, Vincent Coussedière réhabilite le populisme. Le réduire à de la démagogie est ne pas voir son essence. Le populisme est une protestation qui apparaît quand les hommes politiques ne font plus de politique. C’est pourquoi on ne peut donner au populisme un contenu précis : le populisme n’est pas inévitablement xénophobe, il n’est ni ultra-libéral, même s’il comprend les difficultés du petit patronat, ni socialiste, même si ses électeurs sont souvent ouvriers ou modestes salariés. Le populisme vote aujourd’hui souvent Front national, ou ne vote pas, mais il pourrait voter autre chose si tel parti qui a ses préférences se révélait aussi politicien et surtout aussi impuissant que les autres à résoudre les problèmes du pays.
Le populisme est avant tout une protestation contre le mépris du peuple par les élites, une réaction de défense contre ce qui est vécu comme une agression. Le gauchisme sociétal et l’européisme ont en effet convergé et fusionné. Le Monde et Libération représentent le fruit intellectuel de leur unification. Il est désormais de bon ton de se méfier du peuple. Les modes de scrutin sont modifiés en fonction de nécessités tactiques à court terme (modifications qui peuvent se révéler à double tranchant). Méprisé par les élites, dont le bilan n’est pourtant pas fameux depuis plus de trente ans, le peuple se sent dépossédé de sa liberté de choisir son avenir.
Le populisme « correspond à ce moment de la vie des démocraties, où le peuple se met à contrecœur à faire de la politique, parce qu’il désespère de l’attitude des gouvernants qui n’en font plus ». C’est pourquoi l’idée que le populisme est une protestation contre les « dérives monarchiques » du pouvoir ou contre des gouvernants pas assez « proches des gens » est un contresens complet. Le peuple aimerait bien que nos gouvernants soient vraiment « monarques », au sens de souverains de la nation France. Il constate qu’ils ne maîtrisent rien, et c’est cela qu’il ne supporte plus : l’impuissance des prétendus puissants. Alors, le peuple réagit.
Le populisme du peuple est un bricolage habile et vernaculaire. Il n’est pas une aspiration identitaire, car le peuple connaît sa propre diversité. Il ne peut être réduit à une aspiration à plus de démocratie directe. En effet, le peuple ne conteste pas la nécessité qu’existent des gens qui le représentent. Le peuple ne veut pas tout faire par lui-même. Il admet la délégation. Il veut, par contre, que ceux dont le métier est de diriger les affaires le fassent, et le fassent bien. Il ne veut pas des gens qui se défaussent de leur responsabilité. Il ne veut pas non plus d’une démocratie réduite à une « concertation », et de surcroît la plupart du temps sur des sujets volontairement mineurs. Il aurait sans doute aimé, en revanche, qu’on lui demande son avis sur la politique d’immigration et de regroupement familial. Il veut des gens qui assument leurs choix politiques et qui n’attendent pas pour se prononcer sur tel sujet d’être « en situation » (sic).
L’essence du politique peut se trouver à la fois dans le peuple et dans un grand homme. Depuis le retrait du général De Gaulle, cette essence ne se trouve plus, en France, que dans le peuple. Tout le climat intellectuel actuel, et tout le travail des communicants, consiste à rendre impossible toute émergence d’un véritable homme d’Etat. La déception causée par Sarkozy de 2007 à 2012 est toute l’histoire de cet échec du retour au politique. Dès lors, le populisme – celui du peuple lui-même – est à la fois inévitable et sain. « Le populisme est l’entrée en résistance d’un peuple contre ses élites, parce qu’il a compris que celles-ci le mènent à l’abîme ».
Pierre Le Vigan
12/06/2015
Vincent Coussedière, Eloge du populisme, Voies nouvelles, Elya éditions, 162 pages.
Source : Metamag.fr
Voir :
Populisme : les demeurés de l’histoire de Chantal Delsol, par Pierre Le Vigan
Sarkozy, Hollande : pourquoi les Français ne veulent plus d’un président «authentique» par Vincent Coussedière
Correspondance Polémia – 15/06/2015
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Commenté en France le 21 avril 2012
Bonjour,
Une analyse remarquable. Un essai philosophique accessible à tous. Un livre qui ouvre aussi à une meilleure compréhension de l'histoire politique contemporaine française.
Si un éloge du populisme reste possible, c'est parce que le populisme n'est pas ce phénomène de ressentiment identitaire critiqué par les experts, confondant populisme du peuple et démagogie populiste. Le populisme est d'abord une affirmation, l'affirmation d'un attachement profond à une tradition qu'il s'agit d'imiter. Ce que le peuple veut conserver, ce n'est pas son identité, car il n'a pas d'identité et il le sait. Ce qu'il veut conserver, c'est sa capacité d'imiter une tradition et de reconnaître la similitude de ceux qui l'imitent avec lui. C'est très maladroitement que les mouvements populistes expriment leur revendication dans un langage identitaire, tombant ainsi dans le piège des démagogues. Etre conservateur ne consiste pas à vouloir conserver une identité mais à vouloir conserver une liberté.
A rebours de l'interprétation méprisante du "populisme" cet essai propose une réévaluation du phénomène. Le populisme n'est plus rabattu sur une forme de démagogie et d'appel au peuple, mais il est repensé comme la réaction, saine en elle-même, d'un peuple politique à sa destruction. Car il y a plus de mémoire politique dans le populisme du peuple que dans les interprétations que proposent les experts de "la tentation" populiste ou de "l'illusion" populiste. C'est cette mémoire politique, retenue encore dans le peuple populiste, et perdue par les élites, qui ménage paradoxalement un avenir au peuple français.
Une analyse remarquable. Un essai philosophique accessible à tous. Un livre qui ouvre aussi à une meilleure compréhension de l'histoire politique contemporaine française.
Si un éloge du populisme reste possible, c'est parce que le populisme n'est pas ce phénomène de ressentiment identitaire critiqué par les experts, confondant populisme du peuple et démagogie populiste. Le populisme est d'abord une affirmation, l'affirmation d'un attachement profond à une tradition qu'il s'agit d'imiter. Ce que le peuple veut conserver, ce n'est pas son identité, car il n'a pas d'identité et il le sait. Ce qu'il veut conserver, c'est sa capacité d'imiter une tradition et de reconnaître la similitude de ceux qui l'imitent avec lui. C'est très maladroitement que les mouvements populistes expriment leur revendication dans un langage identitaire, tombant ainsi dans le piège des démagogues. Etre conservateur ne consiste pas à vouloir conserver une identité mais à vouloir conserver une liberté.
A rebours de l'interprétation méprisante du "populisme" cet essai propose une réévaluation du phénomène. Le populisme n'est plus rabattu sur une forme de démagogie et d'appel au peuple, mais il est repensé comme la réaction, saine en elle-même, d'un peuple politique à sa destruction. Car il y a plus de mémoire politique dans le populisme du peuple que dans les interprétations que proposent les experts de "la tentation" populiste ou de "l'illusion" populiste. C'est cette mémoire politique, retenue encore dans le peuple populiste, et perdue par les élites, qui ménage paradoxalement un avenir au peuple français.
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Commenté en France le 9 juin 2016
Bonjour,
Avis forcément partial puisque je suis l'éditeur de ce titre et le frère de l'auteur...
Il faut lire Eloge du populisme (Elya Editions 2012) au moment ou Vincent Coussedière referme sa trilogie sur le populisme avec Fin de partie - Requiem pour l'élection présidentielle (éd. Pierre Guillaume de Roux) qui sort dans quelques jours début mars 2017, après Le retour du peuple - An I (éd. du Cerf) publié en mars 2016.
Sans doute le plus accessible et le plus impertinent de ces trois ouvrages.
Bonne lecture !
Laurent Coussedière
Avis forcément partial puisque je suis l'éditeur de ce titre et le frère de l'auteur...
Il faut lire Eloge du populisme (Elya Editions 2012) au moment ou Vincent Coussedière referme sa trilogie sur le populisme avec Fin de partie - Requiem pour l'élection présidentielle (éd. Pierre Guillaume de Roux) qui sort dans quelques jours début mars 2017, après Le retour du peuple - An I (éd. du Cerf) publié en mars 2016.
Sans doute le plus accessible et le plus impertinent de ces trois ouvrages.
Bonne lecture !
Laurent Coussedière
Bonjour,
Avis forcément partial puisque je suis l'éditeur de ce titre et le frère de l'auteur...
Il faut lire Eloge du populisme (Elya Editions 2012) au moment ou Vincent Coussedière referme sa trilogie sur le populisme avec Fin de partie - Requiem pour l'élection présidentielle (éd. Pierre Guillaume de Roux) qui sort dans quelques jours début mars 2017, après Le retour du peuple - An I (éd. du Cerf) publié en mars 2016.
Sans doute le plus accessible et le plus impertinent de ces trois ouvrages.
Bonne lecture !
Laurent Coussedière
Avis forcément partial puisque je suis l'éditeur de ce titre et le frère de l'auteur...
Il faut lire Eloge du populisme (Elya Editions 2012) au moment ou Vincent Coussedière referme sa trilogie sur le populisme avec Fin de partie - Requiem pour l'élection présidentielle (éd. Pierre Guillaume de Roux) qui sort dans quelques jours début mars 2017, après Le retour du peuple - An I (éd. du Cerf) publié en mars 2016.
Sans doute le plus accessible et le plus impertinent de ces trois ouvrages.
Bonne lecture !
Laurent Coussedière
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