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Eloge de l'ombre Broché – 6 mai 2011

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Extrait

Extrait de la préface

En 1910, Tanizaki Junichirô, alors âgé de vingt-quatre ans, publiait sa première oeuvre dans une revue qu'il venait de fonder avec un groupe de camarades. C'était une courte nouvelle, intitulée Le Tatouage et qui ne ressemblait en rien à ce que publiaient alors les auteurs à la mode : le style nerveux, la concision, le cynisme cruel de ce conte étaient aussi éloignés, en effet, du néoromantisme larmoyant que du naturalisme verbeux qui s'étaient jusque-là partagé les faveurs du public. Déconcertée, la critique gardait un silence méprisant ; il fallut, pour le rompre, l'intervention de deux écrivains des plus illustres, Mori Ogaï et Nagaï Kafû, qui proclamèrent leur estime pour le nouveau venu. Parrains inattendus en vérité et bien dissemblables : Mori Ogaï, directeur des Services de santé militaires et romancier, avait rapporté d'Allemagne, vers 1890, des conceptions littéraires «romantiques» qui devaient faire de lui l'adversaire déclaré et véhément du mouvement «naturaliste» dont Nagaï Kafû, qui se voulait disciple de Zola, était précisément le porte-drapeau.
Telles étaient donc les auspices contradictoires sous lesquelles débuta la carrière de Tanizaki, carrière fertile par la suite en paradoxes, et résolument non conformiste. Car il restera toujours étranger à toutes les écoles et tendances littéraires, réfractaire à tous les engagements politiques de droite aussi bien que de gauche, pour construire, solitaire, mal compris et souvent calomnié, une oeuvre exceptionnelle et ne ressemblant à nulle autre. Les critiques, désespérant de pouvoir jamais le ranger dans les catégories admises, imaginaient, faute de mieux, des étiquettes faites sur mesure, et qui parfois se voulaient insultantes. Lui s'en amusait et les reprenait à son compte comme un défi.
On l'accusait de «diabolisme» : il en rajouta afin de bien persuader les dignes moralistes de l'insondable noirceur de son âme, mais il en faisait tant que l'on cria au «charlatanisme» ; bon diable, il en convint, en laissant entendre à mi-voix qu'il s'était affublé, pour faire peur, d'un de ces masques grimaçants que l'on voit aux diables des farces moyenâgeuses. Ses ennemis découvrirent enfin qu'il s'était rendu coupable d'«esthétisme» ; cette fois, ils avaient touché plus juste, mais l'injure sans doute le flattait car, jusqu'à la fin de ses jours, il ne lui déplaisait point de s'entendre qualifier d'esthète, même et surtout si l'on ajoutait : «décadent».
Mais lui-même se garde bien de polémiquer; pendant une quinzaine d'années, il va tâter le terrain, fourbir ses armes, polir son style, en déployant une activité prodigieuse, en s'essayant aux genres les plus divers ; les nouvelles et les feuilletons se suivent, mais surtout les pièces de théâtre : trois pour la seule année 1922 ; il s'intéresse au cinéma, il traduit Oscar Wilde ; de-ci de-là apparaît déjà ce qui sera la manière de sa maturité, par exemple dans cet admirable poème en prose qu'est «Le souvenir de ma mère», en 1919.

Revue de presse

Imaginez un long article sur les luminaires se métamorphosant au fil des pages en un traité d'esthétique. Inconcevable ? C'est pourtant l'impression renvoyée par Eloge de l'ombre, l'essai de Junichirô Tanizaki (1886-1965) publié en 1933 et réédité dans la superbe traduction de René Sieffert...
Les Occidentaux, à l'affût du progrès et d'explication à toute chose, sont en quête d'"une clarté plus vive" : ils traquent donc le moindre recoin d'ombre. Les Orientaux, à l'inverse, s'accommodent des limites qui leur sont imposées, y compris l'absence de lumière. (Emmanuel Hecht - L'Express, juin 2011)

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Format: Broché Achat vérifié
C'est une œuvre capital pour les esthètes de tout genre, pour les cinéastes, en particulier, les directeurs de photographie et, enfin, un délice d'écriture orientale...
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Par Clitandre TOP 500 COMMENTATEURSMEMBRE DU CLUB DES TESTEURS le 13 avril 2012
Format: Broché Achat vérifié
Il s'agit d'un texte relativement bref (80 pages) mais qui apporte beaucoup au lecteur, qui ne risque pas de l'oublier. Il est réédité ici sous la forme d'une mince plaquette (13.5x21 et moins d'1 cm d'épaisseur...) tout de même vendue 16 euros. La traduction de René Sieffert écrite dans un français très agréable et de qualité, nous donne un essai de pure littérature. De même qu'il arrive que des considérations inactuelles trouvent un sens dans le présent le plus immédiat, ce texte absolument exotique et distant en termes d'us et coutumes trouve un écho dans des réflexionx, des observations pleines d'humour, des sentiments et des émotions dont l'universalité est remarquable. Publié en 1933, cet opuscule que le traducteur dans son excelllente préface tient pour "son chef d'oeuvre, dans lequel il nous livre ses réflexions sur la conception japonaise du beau" donnera envie d'aller lire d'autres textes de Tanizaki : il en existe plusieurs en collection Folio, sans oublier les deux tomes de la Pleïade ("L'éloge de l'ombre" figure dans le tome 1)
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Format: Broché
C'est un texte étonnant, qui commence là où on ne l'attend pas (il passe plusieurs pages sur les lieux d'aisance), mais à travers l'évocation des pièces de la maison, opposant l'orient et l'occident, il révèle un aspect méconnu de l'esthétique japonaise: l'attrait pour l'ombre. Depuis je me prends à considérer différemment les recoins, les patines et j'évite la trop grande lumière. A lire avant de jeter ses lampes halogènes
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Format: Broché
Ce livre, mieux que tout autre, permet non seulement de mieux comprendre l'art japonais, et particulièrement son architecture, un art qui est basé sur le jeu subtil et délicat de l'ombre et de la lumière, mais aussi de s'en inspirer pour en revenir à une appréciation plus juste de nos éclairages, à retrouver la beauté dans ce qui n'est pas brutalement exposé, comme c'est trop souvent le cas dans notre société. C'est un livre qu'il faut lire pour apprécier l'intérieur de nos grandes cathédrales gothiques ou les salons surdorés de nos châteaux, décors ou architectures qui doivent être vus à la lumière des bougies ou des chandelles pour en saisir la beauté. L'éloge de l'ombre c'est bien plus qu'une simple constatation esthétique, c'est une ouverture à un nouveau mode de vie, basé sur la philosophie zen qui voit la beauté dans la simplicité naturelle des êtres et des choses.
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Par Eminian TOP 1000 COMMENTATEURS le 2 mars 2017
Format: Broché
Junichirô Tanizaki (1886-1965) est un écrivain japonais. Etudiant à l'université de Tokyo, il publie en 1910 Le Tatouage, une nouvelle qui lui apporte une célébrité immédiate. Il s'engage alors dans la voie littéraire, publiant de nombreux récits qui s'inspirent souvent d'un Occident et d'une Chine exotiques – jusqu'au grand séisme qui secouera Tokyo en 1923. Tanizaki quitte alors la capitale pour la région de Kyoto et Osaka et, après avoir publié Un amour insensé (1924) qui signe la fin de cette première période, il opte pour un retour aux sources japonaises. L’écrivain laisse une œuvre unanimement considérée comme l'une des plus importantes du XXe siècle japonais.
Publié en 1933, Eloge de l’ombre est un essai dans lequel Tanizaki tente de cerner ce qui caractérise la culture japonaise, son âme profonde, en basant son argumentation sur l’ombre « qui nous apaise le cœur et calme les nerfs » et l’usage qui en est fait dans son pays. L’ombre devant être prise dans tous les sens possibles, que ce soit l’absence de lumière ou le clair-obscur dans un lieu ou bien la patine d’un objet. De petits paragraphes traiteront donc, de la qualité du blanc du papier japonais, de cuisine (la couleur de la soupe miso dans un bol), d’architecture, du théâtre nô ou plus improbable – mais néanmoins argumenté – des lieux d’aisance !
Une analyse qui s’appuie aussi sur la comparaison entre l’esthétisme japonais et occidental, le second préférant le clinquant, la brillance.
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Format: Broché
Un livre qui peut sembler au départ sombre, complexe, ficelé. Ficelé. C'est là justement que se trouve tout l'art de Tanizaki. Il mêle la complexité des faits qu'il narre à la simplicité de ses paroles. Tout semble complexe d'une vision occidentale du monde. Il faut donc se replacer dans le contexte asiatique, tenter de partir vierge, sans les a priori occidentaux dont nous sommes irrigués.

La peinture qu'il fait de l'art japonais, et asiatique en coin, est tout simplement magnifique. Une aide précieuse pour aborder la thématique de l'Art asiatique. Tout comme une aide précieuse pour comprendre certains mouvements littéraires qui s'intéressent au clair-obscur. Même au cinéma. Une aide pour l'œuvre de P. Quignard, Tous les matins du monde.

A lire.
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