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Empan, N° 83, Septembre 201 : Surdités : entre handicap et minorité culturelle Broché – 20 octobre 2011


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Description du produit

Extrait

Extrait de l'introduction de Marie-Laure Bérals, Lin Grimaud et Paule Sanchou

LA SURDITÉ COMME EXPÉRIENCE DE LA RUPTURE COMMUNICATIONNELLE ?

Pour les personnes en général, la surdité est vue comme un handicap auditif faisant obstacle à l'expression orale. La rencontre avec une personne sourde provoque un sentiment d'étrangeté : nous devenons sourds, l'espace d'un instant, empêchés dans l'expression de notre parole. Nous partageons un handicap de communication. Dans cette logique, la surdité affecte non seulement la personne sourde, mais aussi son environnement : la personne entendante, le professionnel, le patient ou l'élève, le groupe dont il est un protagoniste.

La rencontre interhumaine dépend d'un dispositif à la fois fonctionnel et culturel qui contient et organise les dimensions subjectives, intersubjectives et interpersonnelles mises enjeu dans tout dialogue. A ce titre, la surdité met en tension les conditions de la rencontre.

La surdité interroge depuis longtemps les chercheurs car, intrinsèquement, elle pose les questions du langage, de la parole, de renonciation et, finalement, des conditions de l'appartenance groupale... questions qui se trouvent au coeur du processus d'humanisation. Est-ce à dire que les sourds ne parlent pas ? N'y a-t-il pas une incommunicabilité qui diffuserait dans les échanges autour des personnes sourdes et entre elles ?

L'expérience des personnes sourdes tend à remettre en question les objets et processus communs que l'on désigne habituellement sous les termes de langage, langue, parole.

LA RÉFÉRENCE À UN GROUPE D'APPARTENANCE COMME SOLUTION À LA RUPTURE COMMUNICATIONNELLE ?

Le mouvement de reconnaissance de la surdité dans ses aspects sociaux, culturels et politiques est de plus en plus fort dans les pays développés comme la Suède, les États-Unis ou la France. Il s'inscrit dans l'évolution de nos sociétés qui met en avant le droit aux différences, le droit des minorités et remet en cause les institutions de désignation de la déviance, comme le pouvoir médical notamment.

La langue des signes est enseignée dans le milieu scolaire. Les nouvelles technologies de communication (Internet) favorisent la propagation de la langue des signes et sa fonction médiatrice dans la constitution de la communauté sourde.

L'IMPLANT COMME SOLUTION À LA RUPTURE COMMUNICATIONNELLE ?

Nouveau phénomène important, le développement des implantations cochléaires vient revisiter et questionner les représentations de la surdité. Il engage un débat pluridisciplinaire sur fond d'enjeux éthiques, politiques et techniques.

Les progrès biotechnologiques et médicaux permettent des résultats incontestablement performants. Grâce à l'implant cochléaire, les enfants sourds entendent le langage vocal et le développent plus naturellement. Le jour serait-il proche où la surdité apparaîtra comme une entité clinique et culturelle vide ?

Il convient de s'interroger sur la construction identitaire et la place intrapsychique de leur surdité chez ces enfants, adolescents ou adultes sourds sans référence à une communauté sourde. Comment s'articulent ressemblances et différences avec, d'une part, une autre personne sourde et, d'autre part, une personne entendante ? Quel est le groupe de référence de la personne sourde et à quel «semblable» permet-il de s'identifier afin de soutenir un processus à la fois d'individuation et d'appartenance ?

Pour les familles, quel lien entre l'acceptation de la surdité de leur enfant et le type d'interventions spécialisées retenu ? Dans certains cas, l'implantation ne va-t-elle pas à contresens du processus d'acceptation ? Les situations d'échec montrent que les parents doivent reprendre de très loin le processus d'acceptation et qu'ils s'y engagent souvent très seuls.

Ces facteurs encore trop peu connus ont des répercussions majeures sur la construction du lien parents-enfant et sur la construction de l'identité de celui-ci.

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