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le 4 octobre 2007
En rade nous offre un style abscons par moments et nous entraîne dans les lucidités du rêve. On voit déjà le naturalisme mystique de l'auteur s'affirmer et qui atteindra son apogée dans Là-bas. En rade, c'est l'histoire de ce couple de parisiens ruinés venus trouver réconfort dans la belle campagne de Lourps, avec son château... en ruine, son Histoire envolée, l'oncle Antoine et tante Norine qui étranglent les lapins comme on fait sauter un bouchon de champagne. Le texte n'est pas dénué d'humour caustique : ici, les paysans sont loin d'être déifiés, canailles citadines comme canaille rurales ; très vite, les aoûtats irritent, la mélancolie s'installe avec son cousin, l'Ennui, le mal physique s'associe au dégoût de vivre, thèmes propres aux décadents - mais Huysmans est inclassable, qu'on se le dise ! -, le paysage se transforme et prend des allures fantastiques de toute beauté, avec, en germe, un néo-gothique racé et très bien dessiné. Huysmans est un des meilleurs stylistes de la langue française et sa force réside dans ce regard porté sur ces hommes qui veulent se trouver une échappatoire dans la solitude. Entre l'enfer du désert et l'enfer de la foule, on se replie souvent sur le deuxième. Judicieux, fin, et, évidemment, superbement bien écrit, ce petit bijou littéraire que Breton n'hésitait pas à célébrer avec passion, pourra en rebuter certains par les quelques archaïsmes qui parsèment le texte.
Cassant le mythe romantique sur la ruralité ici désacralisée et fine préfiguration du mythe de la maison hantée moderne - couple qui s'installe et loge dans ce château aux souvenirs embrumés -, En rade est le premier vrai élan de Huysmans vers le mysticisme grouillant et instable. Au lecteur de bien s'agripper.
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le 15 avril 2002
Le meilleur de Huysmans concentré dans cet opus magnifique, subtil mélange de naturalisme profondément nauséabond et d'onirisme quasi surréaliste (en rade était noté 20/20 par André Breton, je me contente de 5/5 faute de mieux). L'écriture sonne, épaisse et profonde, et ceux qui aiment le style ne pourront que se délecter d'un nectar si puissant.
Pour ne pas se tromper sur la marchandise, précisons qu'il ne se passe pas grand chose, tout est contenu dans l'impact fulgurant de la dérive des personnages vers les terrains mouvants du rêve
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le 5 juillet 2006
Après "A rebours"... vous devriez avoir envie de pénétrer plus loin dans l'univers de Huysmans... Vous êtes donc comme moi ! Je vous conseille "En rade" que j'ai d'ailleurs préféré au premier cité. Je garde un souvenir ému à l'idée de ce livre qui m'a profondément touché... Le destin d'un couple, immergé et perdu dans une campagne immobile, hostile et annonciatrice de mort... comme ces aoûtats, petites bêtes qui rongent les corps de l'intérieur. Du Huysmans à déguster comme du caviar beluga !
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le 26 avril 2005
Très beau livre que "En rade"... que je suis content d'avoir découvert après "Là-bas" et "A rebours" de cet intéressant Huysmans. "En rade" propose une nouvelle facette de l'auteur, grâce à l'exploration du thème de l'onirisme. Le rêve arrive comme par surprise dans cette campagne finalement décevante où vient s'installer un jeune couple parisien et permet des échappatoires auxquels les classiques français ne nous avaient pas habitués. Hormis ces rêves, la vie à la campagne est un petit concentré d'ironie grâce à la confrontation d'un couple urbain à des campagnards rustres et arnaqueurs.
Le livre parvient enfin, par endroits, à faire halluciner le lecteur lui-même, soit par la liberté et l'audace du ton (je pense à la scène très bizarre et incroyable de la lecture de l'article sur les ptomaïnes), soit par certains chapitres entièrement oniriques (scène sur la lune).
En résumé, un très bon livre mais que je vois plus comme complément à d'autres oeuvres de Huysmans, pour aller plus loin.
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le 7 mai 2013
Quel plaisir j'ai eu de lire ce deuxième roman de Huysmans! Je lui ai préféré A rebours mais on sent clairement que l'auteur a pris de la maturité. Ici nous sommes dans un cadre ouvert au lieu du huis clos de A rebours, les personnages se multiplient et c'est l'occasion pour l'auteur de dresser un portrait féroce de la paysannerie et de ses mesquineries.

Huysmans semble vouloir abandonner de plus en plus dans ce cadre faussement champêtre les limites du naturalisme, au fur et à mesure des pages un malaise monte, monte, monte et la pierre auparavant château deviendra cachot alors que notre héros devient la proie d'hallucinations peu rassurantes. Mais je n'en dirais pas plus. Le récit consacre quasiment trois chapitres à trois rêves que le héros principal effectue. Si le premier reste assez évocateur je dois dire que j'ai littéralement sauté des pages pour les suivants car l'absurde mêlé à un vocabulaire tout à fait disparu dans notre langue si extraordinairement riche m'a vite paru indigeste. Exemple à ne pas suivre, selon la préface de Hubert Juin (édition 10/18), ces rêves ont une signification et se complètent avec le déroulement du récit. L'univers est très riche, Huysmans exploite peu de lieux et de personnages mais tout est toujours très fouillé avec précision et c'est l'occasion de se familiariser avec le patois de la région employé par les paysans.

L'histoire avançant, on voudrait voir notre héros s'en sortir, le voir s'épanouir dans ce qu'il aspire, à quoi il rêve; d'un peu de tranquillité et d'un peu de foi pour alimenter un caractère mystique. Mais non, décidément, si autrefois Dieu était partout, les inquisiteurs de la modernité ont pris soin de ne le voir nul part, pas même dans la vieille commune de Lourps ou seuls les oiseaux remplissent l'église aux portes lourdes condamnées.
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Deux ans après la publication d'"A Rebours" (1884), Joris-Karl Huysmans (1848-1907) publie en 1886 "En rade" dans "La Revue Indépendante".
Huysmans s'inspire de son séjour dans le château de Lourps comme lieu où se déroulera l'histoire d'un couple parisien croulant sous les dettes et qui s'installeront -faute de mieux- dans un vieux château délabré auprès de leurs cousins paysans.

Coincé entre la campagne hostile, de mauvais compagnons, les dettes et la maladie de sa femme; le mari -protagoniste principal- fuira dans le monde du rêve (prétexte permettant à Huysmans d'aller aussi loin que sa plume lui permet d'aller à travers les histoires des rêves. Ainsi, les rêves sont très finement écrits).

Le symbolisme et l'âpre réalisme, de son ancien maître Zola, cohabite dans ce roman, ce qui donne un mélange intéressant. Cependant, l'histoire tourne un peu au ralenti au profit d'un jeu de description stylistique trop ampoulé et un peu soporifique (Manque une certaine puissance balzacienne).

Léon Bloy, dans son article élogieux sur le livre, dans "L'Art Moderne" en mai 1887 écrivit :
"Quand des livres tels que celui dont il vient d’être si longuement parlé font écho à l’état moral de tout un monde, il se peut très bien qu’à l’aurore on ait entendu d’harmonieux soupirs, mais le soir, c’est un hurlement!"

A vous de comprendre (Bloy est un peu obscur par moment)
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le 21 février 2012
« [...] Il y eut un vacillement dans l'énorme salle ; des flocons de brume se déroulèrent, ainsi que ces anneaux de fumée qui, à la fin des feux d'artifice, brouillent les trajectoires des fusées et dissimulent les paraboles en flammes des baguettes ; et, comme soulevé par cette brume, le palais monta s'agrandissant encore, s'envolant, se perdant dans le ciel, éparpillant, pêle-mêle, sa semaille de pierreries dans le labour noir où scintillait, là-haut, la fabuleuse moisson des astres [...] »
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