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Enquête sur les modes d'existence : Une anthropologie des Modernes Broché – 20 septembre 2012
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Au moment où notre univers est menacé de destruction, ce livre-monde voudrait dépasser les oppositions philosophiques binaires et le découpage de la réalité en " domaines " devenus inopérants et proposer un plurivers plutôt qu'un univers à partir de quinze " modes d'existence " aptes à rendre compte de la réalité.
Le spectre de la modernisation hante la planète. On compare les sociétés en s'interrogeant sur les avancées ou sur les reculs de ce front apparemment irréversible de modernisation. Or, chose étrange, on manque toujours d'une description anthropologique de ceux qui se désignent comme étant à l'origine de ce mouvement. Dans un précédent livre, Bruno Latour avait fait l'hypothèse que " nous n'avons jamais été modernes " : le développement des sciences et des techniques nous aurait entraînés dans une histoire d'attachements chaque jour plus intimes entre humains et non-humains. Une histoire tout à fait contraire de celle des Modernes s'émancipant toujours davantage de la nature.
Pour repérer les valeurs multiples et contradictoires auxquelles tiennent ceux qui se disent Modernes, il faut accepter qu'il y ait plusieurs régimes de vérité, plusieurs types de raison, plusieurs modes d'existence dont l'enquêteur doit dresser avec soin les conditions de félicité et d'infélicité. On peut alors revisiter le cœur de notre vie collective : les sciences, les techniques, mais aussi le droit, la religion, la politique et, bien sûr, l'économie, la plus étrange et la plus ethnocentrique des productions. Et se poser autrement ces questions : Que nous est-il donc arrivé ? De quoi pouvons-nous hériter ? Qu'avons-nous en propre ? L'enjeu n'est pas mince au moment où les crises écologiques obligent toutes les sociétés à repenser ce qu'elles ont en commun.
Pour avancer dans ces questions, l'auteur a mis au point un dispositif original qui s'appuie sur une enquête collective auquel le livre sert d'introduction, de rapport provisoire. Grâce à un environnement numérique monté tout exprès, les lecteurs pourront participer au recueil des expériences multiples repérées par l'enquête, avant de devenir coproducteurs des versions finales. C'est par cet exercice d'" humanités numériques " que l'auteur prétend renouveler, avec ses lecteurs, l'anthropologie philosophique des Modernes.
- Nombre de pages de l'édition imprimée504 pages
- LangueFrançais
- ÉditeurLa Découverte
- Date de publication20 septembre 2012
- Dimensions17.1 x 3.3 x 24.1 cm
- ISBN-102707173479
- ISBN-13978-2707173478
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Description du produit
Biographie de l'auteur
Bruno Latour (1947-2022), professeur associé au médialab de Sciences Po, a notamment publié Face à Gaïa. Huit conférences sur le Nouveau Régime Climatique (2015), Où atterrir ? Comment s'orienter en politique (2017) et Où suis-je ? Leçons du confinement à l'usage des terrestres (2021).
Détails sur le produit
- Éditeur : La Découverte (20 septembre 2012)
- Langue : Français
- Broché : 504 pages
- ISBN-10 : 2707173479
- ISBN-13 : 978-2707173478
- Poids de l'article : 954 g
- Dimensions : 17.1 x 3.3 x 24.1 cm
- Classement des meilleures ventes d'Amazon : 63,896 en Livres (Voir les 100 premiers en Livres)
- Commentaires client :
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Toute cette scénographie est une fiction qui a pour enjeu la possibilité même de la philosophie, aujourd'hui. Bruno Latour, comme beaucoup d'autres philosophes français des 50 dernières années, témoigne d'une grande ambivalence envers la philosophie standard. Latour s'est déclaré "philosophe" (et effectivement ses écrits fourmillent de concepts et d'influences philosophiques) mais aussi "ethnographe" (et ses études des laboratoires, des projets technologiques, de la fabrique du droit sont des enquêtes du terrain). Il ne peut pas décider s'il veut se détourner de la philosophie et faire autre chose ou s'il veut détourner la philosophie pour la faire servir d'autres finalités. Il cherche une ligne de fuite, sans savoir s'il veut sortir de la philosophie ou faire sortir la philosophie d'elle-même.
Or, Bruno Latour n'est pas le seul philosophe contemporain d'avoir ressenti cette ambivalence à l'égard de la philosophie. Alain Badiou a fait de cette ambivalence et de la volonté de détournement de la philosophie un trait caractéristique de ce qui est vivant dans la philosophie moderne:
"Presque tous nos « philosophes » sont en quête d’une écriture détournée, de supports indirects, de référents obliques, pour qu’advienne au lieu présumé inhabitable de la philosophie la transition évasive d’une occupation du site" (Badiou, MANIFESTE DE LA PHILOSOPHIE, 8).
La philosophie moderne est hybride, mélangeant les concepts philosophiques de facture classique avec des normes et des méthodes, des inspirations et des figures, venant de pratiques très différentes. Bruno Latour, le philosophe de l'hybridité, a du mal à s'accommoder de cette hybridité portée à l'intérieur de la pensée, l'ouvrant irréversiblement sur un dehors (en bon pluralistes nous devrions dire: sur une multiplicité de dehors).
Latour accuse d'autres penseurs d'être des "philosophes" là où lui est un homme du terrain, mais c'est une marque de nostalgie pour le "bon vieux temps". Son "terrain" aujourd'hui semble être surtout les écrits et les conférences, et il n'y a pas de honte à ça. Latour est le premier à expliquer que les fonctions cognitives mobilisées par un chercheur dans une bibliothèque et d'un enquêteur dans un village du tiers monde ne sont pas très différentes. Il n'y a pas de "bon" terrain, son "enquête sur les modernes" le prouve, nous sommes toujours sur le terrain.
Je crains un usage élitiste de la notion du "terrain", pour définir un type de penseur plus en contact avec le réel puisque plus implanté sur un "terrain" exotique, du moins comparé aux promenades livresque du philosophe. Bruno Latour nous a enseigné à nous méfier de cet empirisme du concept fondé sur une grande bifurcation (en ce cas entre bibliothèque et terrain, théorie et pratique, pensée et vie, etc.). Il n'y a pas d'aristocratie du terrain.
Certains sympathisants ont accusé Latour d'être resté encore philosophe, au nom de leur propre implantation sur un terrain supposé en rupture avec la philosophie. Mon argument conclut qu'ils ont raison de dire que Latour est un philosophe, mais qu'ils ont tort de supposer que c'est une objection à son entreprise.
Pour ceux qui débutent avec Latour, mieux vaut peut-être commencer par des livres plus accessibles comme par exemple "L'Espoir de Pandore", ou bien "Politiques de la Nature".
EME est le début d'un projet qui se veut résolument collectif, équipé d'une plateforme en ligne qui invite les lecteurs à devenir co-enquêteurs.
La lecture n'est pas facilitée par l'absence de notes de bas de page et de références: le lecteur est renvoyé au site modesofexistence.net pour une expérience de "lecture augmentée", malheureusement non opérationnelle. L'ouvrage est censé servir de base à une sorte d'enquête collective sur la coexistence des modes d'existence recensés par Latour. En attendant que le site web annoncé fonctionne, force est de constater que la lecture d'EME est peu convaincante. On s'en tiendra donc aux ouvrages précédents de Latour pour avoir une meilleure idée des modes d'existence des sociétés modernes.
l'auteur semble ignorer tout de l'ontologie moderne. de plus assez arrogant. bref beaucoup de vices intellectuels.









