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Fever to Tell [Import anglais] Import

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Détails sur le produit

  • CD (29 avril 2003)
  • Nombre de disques: 1
  • Format : Import
  • Label: Mis
  • ASIN : B00008VOQM
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Description du produit

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CD Interscope Records, B0003490-02, 2003, 11 Track SEALED Title Fever To Tell

Critique

C'est peut-être ce qui fait la force d'un groupe que d'avoir au moins un élément irremplaçable en son sein. En l'occurrence, chez les Yeah Yeah Yeahs, la belle Karen O, personnage haut en couleur et chanteuse douée, qui attire presque toute l'attention de l'auditeur sur ce premier album, ceci grâce à des performances tout à fait remarquables.

Provocatrice et comédienne dans l'âme, elle a un chant tout en nuances (quand même aidé par quelques effets de production et de mixage), et elle miaule, elle crie et gémit ses paroles. Les mélodies qu'elle greffe sur les riffs enragés de ses comparses Nick Zinner et Brian Chase (bons musiciens, qui évitent intelligemment les solos et saupoudrent leur tambouille de quelques synthés primitifs) donnent douze chansons fortes, qui forment un album de très bonne tenue, porté par un single délibérément dansant, « Date With The Night ».

Les tout aussi courts que violents « Man », « Pin » et « Tick » rattachent bien les Yeah Yeah Yeahs à l'esthétique punk, les délires défoncés de « No No No » faisant penser à des chansons des Beatles de la période Revolver (comme « Tomorrow Never Knows » ou « Rain ») qu'aurait rejoints Chrissie Hynde, tout comme le « Modern Romance » final. Mais Karen O sait aussi se faire douce et tendre, comme sur le très beau « Maps », et aucun mâle ne lui résiste, comme elle le raconte dans « Y Control » (à propos des chromosomes), qui ne demanderait peut-être qu'à s'appeler « X Domination » aussi.

La version européenne du CD a le bon goût d'y ajouter une face B de single, « Yeah! New York ».                                                                                                                                               

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Meilleurs commentaires des clients

Par vincentB le 18 décembre 2003
Format: CD
La fièvre de dire que ce groupe est excellent est convulsive.Précédés de maxi sacrément efficaces, mélodieux et entêtants, ce disque s’est fait attendre longtemps trop longtemps. Mais qui connaît un meilleur moyen pour faire monter la hype (ici hautement justifiée) ? De toute façon qui se soucie de la hype ? Combien de groupe étiqueté « next big thing » nous ont déçus depuis l’automne 2001 ? Pour ce qui est des Yeah Yeah Yeahs, aucun soucis : la déception se fait encore attendre. Guitare tranchante, voix lubrique à souhait, batterie parkinsonienne, ce disque enflamme, envoûte et enfièvre en quelques secondes d’écoute à peine.Tant mieux ! Car cela faisait longtemps que l’on n’avait pas entendu un groupe à chanteuse aussi étincelant, presque dix ans, depuis le crépuscule du grunge, époque où Hole et les Breeders remplissaient les stades. Le style du trio de Brooklyn est différent, le rock pratiqué sur ce disque est plus moderne et exubérant. Ce rock colle si bien à l’air du temps que les fans de techno et d’électro furent les premiers à se jeter sur les maxis du groupe sortis en 2002, signe que le rock parvient à séduire sans recycler perpétuellement son passé.
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Par Alexis Bidault TOP 500 COMMENTATEURSMEMBRE DU CLUB DES TESTEURS le 20 mars 2006
Format: CD
La hype a fait des Yeah Yeah Yeahs et de sa chanteuse Karen O un groupe incontournable, pourtant il semble judicieux de rappeler qu’ils n’ont à ce jour qu’un véritable album à leur actif.
‘Fever to Tell’ commence très fort, avec le fantastique ‘Rich’, qui synthétise tout ce qu’ils ont de meilleur à offrir : la voix féline et racée de Karen O, la puissance de feu, l’originalité, des riffs énormes et accrocheurs. On se dit alors qu’on tient là un groupe extraordinaire.
La suite ne confirme pas complètement cette première impression. Si la plupart des morceaux font bonne figure, certains flirtent avec la banalité rock, reposant plus sur des artifices qu’une véritable inspiration.
Puis survient enfin une rupture de ton avec‘Maps’, le chef d’œuvre du disque, chanson magnifique qui révèle la vraie originalité des YYY, qui évite aussi bien l’agressivité gratuite que la mollesse, compromis idéal entre électricité et mélodie, tension et apaisement.
Le disque se poursuit alors sur les chapeaux de roues, avec un ‘Y-Control’ irrésistible et tubesque à souhait et c’est finalement une très bonne impression qui persiste une fois le disque terminé.
Sur la foi de leurs meilleures chansons, les Yeah Yeah Yeahs sont véritablement spéciaux et bourrés de talent, mais ne réussissent hélas pas (encore) à maintenir la même qualité de composition sur la durée d’un album.
‘Fever to tell’ est pour le moins prometteur, et espérons le l’acte fondateur d’un futur grand groupe, plutôt qu'un éphémère coup d'éclat.
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Par evounette COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEUR le 23 juillet 2003
Format: CD
Si vous aimez les white stripes, si vous aimez les stooges, si vous aimez kate bush dans ses délire vocaux, si vous êtes à la recherche de la sensation 2003, ce disque est pour vous !
Ce n'est pas seulement une ressucée d'un punk rock new-yorkais largement revisité de nos jours, ce disque est une véritable bombe. A écouter d'urgence !!!!
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Par Darko TOP 500 COMMENTATEURS le 26 septembre 2012
Format: CD
C'était au tournant du XXIéme siècle, le rock était mort et il renaissait une nouvelle fois de ses cendres tel le phoenix d'Harry Potter...Enfin c'était ce qu'annonçaient les magazines comme "Caillou et musique rurale" (je rappelle que le gouvernement interdit toujours l'usage des anglicismes, ainsi d'ailleurs que de l'herbe à chat jamaïcaine...) et cela ne faisait guère que la quatrième fois. Le rock avait déjà trépassé en 1958 lors du départ d'Elvis pour l'armée, en 1974 avec l'arrivée du disco, en 1986 avec l'invention du charity business et en 1994 après le suicide de Kurt Cobain....

En réalité, le rock n'avait jamais vraiment disparu, il suffisait juste de fréquenter les bons endroits et d'avoir su éviter les quatre maladies infantiles qui le minait alors: la jacksonmania, la madonnamania, la princemania et la youtwomania, affections sévères des oreilles auxquelles j'en ajouterai une autre, plus bénigne, la philcollinose...Ce qui est exact, en revanche, c'est qu'un vent nouveau soufflait sur ces années 2000 qui furent agréablement marquées par l'apparition d'une génération spontanée de nouveaux groupes authentiquement rock et pratiquant une musique des plus intéressante, parmi lesquels on peut citer pêle-mêle : les Stokes, les Libertines, les White Stripes, Radio 4, Interpol, The Rapture, The Coral, The Datsuns, Artic Monkeys, BRMC....
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