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La Filiation Copeau, Lecoq, Mnouchkine: Une lignée théâtrale du jeu de l'acteur - Les voies de l'acteur par [FREIXE, GUY]
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La Filiation Copeau, Lecoq, Mnouchkine: Une lignée théâtrale du jeu de l’acteur - Les voies de l'acteur Format Kindle


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Longueur : 298 pages Composition améliorée: Activé Page Flip: Activé
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Description du produit

Extrait

«Les enfants je les regarde, je les écoute, j'attends d'eux toute une science, qu'ils m'enseignent.»
Jacques Copeau

L'ENFANT ET LE CLOWN :
LA CRÉATION À l'ÉTAT PUR

Des enfants pour maîtres

Partir de l'acteur. Réinventer le théâtre à partir de lui. La révolution de Copeau (1879-1949) tient à cet engagement. Mais comment former cet acteur, afin qu'il ne ressemble pas «à ces faquins qu'on voit aujourd'hui sur les planches» ? Après la première saison du Théâtre du Vieux-Colombier en 1913-1914, passée dans la fièvre créatrice et l'urgence, Copeau veut profiter de cette pause imposée par la guerre pour réfléchir à ce problème de la formation de l'acteur. Il part visiter Gordon Craig, qui vient de fonder son école de l'Arena Goldoni à Florence, et y reste du 14 septembre au 17 octobre 1915, avant de se rendre à Genève pour suivre les leçons données par Jaques-Dalcroze dans son Institut nouvellement créé. Copeau observe avec grand intérêt la méthode avec laquelle le pédagogue suisse laisse improviser de jeunes enfants à partir de mouvements rythmiques : «Avec Dalcroze, on est tout le temps en pleine improvisation, en pleine découverte, en pleine nouveauté. [...] C'est un appel constant à la vie, aux puissances de la vie, au renouvellement de la vie.»
A son retour à Paris, le 11 novembre 1915, Copeau décide de donner au Club de Gymnastique du 52 rue de Vaugirard un cours de jeu dramatique. Il va travailler avec de jeunes enfants - une douzaine, entre huit et quatorze ans - tous les jeudis soir, pendant plusieurs mois. L'encadrement est assuré par Paulet Thévenaz, qui dirige les exercices de gymnastique rythmique, et Lily de Lanux qui donne des cours de chant et de solfège rythmique. Les jeux dramatiques sont initiés et dirigés par Jacques Copeau, secondé par Suzanne Bing.

Copeau avait-il en tête l'aphorisme de Baudelaire : «Le génie, c'est l'enfance retrouvée à volonté» ? Le fait est qu'il attache la plus grande importance au jeu des enfants. Comme nous l'apprend Marie-Hélène Dasté, sa fille, Copeau n'avait pas jugé bon d'envoyer ses trois enfants à l'école, car il préférait qu'ils tirent de leurs jeux toute leur instruction : «Nous étions habités par une espèce d'invention perpétuelle, encouragée par mon père, et qui d'ailleurs pour lui était comme la loi, le secret de l'éducation d'un acteur : lui faire garder son esprit d'enfance, lui faire retrouver toujours cette faculté d'émerveillement et d'étonnement qui est celle des enfants.» Copeau voulait préserver chez l'acteur cette faculté de poésie et de créativité propre à l'enfance et développer par des exercices cet état de jeu fait de disponibilité, d'invention, d'attention et d'imagination.
Copeau se passionne pour cette expérience pédagogique qui lui permet d'avancer dans sa recherche d'une méthode de formation de l'acteur : «C'est là, écrit-il, c'est entre le jeu et l'action rythmique, que se trouve quelque part le point initial d'une méthode nouvelle.» Il se montre aussi exigeant face aux enfants que s'il faisait travailler ses propres acteurs. Il veut en premier lieu qu'ils soient d'une parfaite obéissance, et tient à garder une maîtrise totale sur eux. Il note ainsi, dans son cahier de préparation des cours : «Que tout repose sur la discipline : avoir ces enfants en main. Le but : des instruments parfaitement souples et nuancés. Puissants aussi. Des instruments vivants, qui répondent à la pensée du chef et du maître.» Et plus loin : «Commencer la leçon strictement à la minute prévue, au coup de sifflet, et sans se soucier des retardataires. Terminer les exercices au coup de sifflet. Tant de minutes pour se rhabiller...» Le modèle militaire - on est en guerre, ne l'oublions pas - est omniprésent, dans la discipline comme dans les exercices de gymnastique qu'il leur fait faire. Copeau rêvera toujours d'avoir une telle emprise, quasi dictatoriale, sur sa troupe, et que ses acteurs soient des «instruments» disponibles, de parfaits disciples heureux d'abdiquer leur volonté. On touche ici à une des nombreuses contradictions de cet esprit tourmenté : l'exigence de la reconnaissance entière de son autorité trouvait son fondement dans la peur de ne pas être totalement et exclusivement aimé.

Présentation de l'éditeur

De Copeau à Mnouchkine, une lignée du jeu de l’acteur se dessine.
Elle passe par Lecoq, qui reprend l’héritage de l’École du Vieux-Colombier, reçu à travers Jean Dasté. Ces liens de filiation, parfois enfouis comme peut l’être le courant d’une rivière souterraine, sont importants à retracer aujourd’hui car ils permettent de comprendre l’évolution d’un type de jeu associant étroitement esthétique et éthique théâtrales.
Ce refus d’un jeu psychologique au profit d’un jeu masqué prend la forme d’une résistance au non-jeu télévisuel et à l’individualisme de notre temps. Comme le remarque Georges Banu dans sa préface, cette lignée se caractérise par la mise en place d’un couple antinomique : l’athlète et l’improvisateur, le corps éduqué et le corps libéré. Dans ce paradoxe se tissent la volonté d’une écriture scénique chorale, le goût pour les contours plus que l’épaisseur du personnage, et, sous diverses formes, la quête de l’enfance.

Né en 1957, à Perpignan, Guy Freixe poursuit des études de Lettres, tout en découvrant le métier de comédien. Formé à l'école internationale du Mime-Mouvement-Théâtre, et dirigé par Ariane Mnouchkine au Théâtre du Soleil, Guy Freixe fonde en 1988, la compagnie du Théâtre du Frêne qu'il dirige et dont il signe les mises en scène. Le Théâtre du Frêne s’est défini dès sa création comme une aventure artistique dans laquelle la notion d’équipe est centrale.
En 2011, il reçoit le Prix du meilleur livre sur le théâtre du Syndicat de la critique pour Les Utopies du masque sur les scènes européennes du XXe siècle, Éditions l’Entretemps.
Guy Freixe est Maître de conférences HDR à l’Université de Picardie Jules Verne à Amiens , en théorie et pratique du théâtre, Guy Freixe mène ses recherches actuelles sur le jeu de l’acteur et sa formation.

Détails sur le produit

  • Format : Format Kindle
  • Taille du fichier : 18099.0 KB
  • Nombre de pages de l'édition imprimée : 298 pages
  • Editeur : L'Entretemps (20 mars 2014)
  • Vendu par : Amazon Media EU S.à r.l.
  • Langue : Français
  • ASIN: B010G137VG
  • Word Wise: Non activé
  • Lecteur d’écran : Pris en charge
  • Composition améliorée: Activé
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