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Encore un chef d'oeuvre qui appartient à l'histoire du rock, ou plutôt de la musique. Tout a déjà été dit, sur le tube planétaire qu'il contient. Mais il ne faudrait pas ommettre les autres compositions qui sans "All Right now" auraient elles aussi été des tubes mémorables. Rien à ajouter sur le fait que Bad Co, Foreigner, Led Zep et de multiples autres groupes doivent beaucoup à ce disque. Alors ? Simplement remercier la maison de disque pour cette MAGNIFIQUE réédition : son nickel remasterisé (mais qui ne modifie en rien le son 70ties), les bonus (géniaux, originaux, et rarement entendus avant), et le très beau livret accompagnateur ! Voilà enfin des maisons de disques qui ont compris comment relancer la vente du CD original ! BRAVO .
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le 16 septembre 2007
Même s'il n'est pas parfait au niveau des compositions (mais aucun album studio de Free ne l'est de A à Z), « Fire and Water » est un chef-d'oeuvre de STYLE. Ça y est, après deux premiers disques de blues-rock plus traditionnel, cette fois le groupe a vraiment trouvé son identité, une façon de composer et d'interpréter ses morceaux qui n'appartient qu'à lui. Surtout, Free a trouvé un son, LE son. Rarement en effet dans l'histoire du rock, groupe n'aura sonné aussi magnifiquement, majestueusement, mélodiquement. Comme chez les Doors mais dans un tout autre style, les musiciens de Free ne jouent pas compact : il y a un espace immense entre chaque instrument, un peu comme si chacun d'eux jouait en solo de son côté. Et ça s'entend. Ça s'entend d'autant mieux d'ailleurs que les musiciens sont dans une forme impériale : le batteur Simon Kirke est plus subtil que jamais, Andy Fraser part dans un authentique et faramineux solo de basse (parallèlement au solo de guitare) sur le monstrueux « Mister Big », et surtout, le guitariste Paul Kossof est véritablement au top du top, embellissant les chansons d'interventions d'une beauté et d'un feeling absolus. Et c'est ce style affirmé, unique, somptueux qui permet de faire passer même les compositions moins abouties comme « Remember » ou « Don't say you love me ». Heureusement, des compositions moyennes, le disque n'en comporte que très peu. Bien au contraire même, la plupart des meilleures chansons du groupe sont ici alignées en rang d'oignon : il y a la majesté absolue de « Fire and water », « Oh I wept », la ballade à la beauté fatale, le merveilleux « Heavy Load », ses petits accords de piano et ses parties de guitare exceptionnelles. Il y a évidemment l'hymne « All right now », placé en toute fin de disque tellement, malgré toutes ses qualités, il dénote totalement par rapport à la cohérence du reste de l'album. Et puis il y a THE morceau, l'infernal « Mr Big » qui, en plus de sa rythmique groovy et de sa mélodie imparable, part dans l'un des solos (en fait comme on l'a déjà dit, un double solo guitare / basse) les plus extraordinaires de toute l'histoire du rock ! Vraiment, « Fire and Water » est la quintessence d'un style, le point d'orgue de la collaboration de trois musiciens et d'un chanteur exceptionnels. L'une des choses qui frappent le plus à l'écoute de ce disque, c'est à quel point, alors que le groupe est toujours rangé dans cette catégorie, il ne s'agit ABSOLUMENT PAS d'un album de hard rock. A part « All right now », il n'y a même pas un seul vrai rock, Free se faisant plutôt ici le chantre du mid-tempo moite, groovy et sexuel. Un disque INDISPENSABLE à toute discothèque rock qui se respecte.
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le 11 juillet 2017
CHRONIQUE DE JEAN-WILLIAM THOURY MAGAZINE ROCK&FOLK
555 DISQUES, 1954-2014 SOIXANTE ANS DE ROCK'N'ROLL (Rock & Folk HS n° 30 décembre 2014-janvier 2015) - Page 046
Avant de fonder Bad Company avec Mick Ralphs, The Law avec Kenny Jones et The Firm avec Jimmy Page, Paul Rodgers établit sa réputation grâce à Free. Sur la pochette de "Fire And Water", Rodgers, Paul Kossoff, Andy Fraser et Simon Kirke, chevelus comme le veut l'époque, regardent l'auditeur droit dans les yeux. C'est leur troisième album. Sur les premiers, "Tons Of Sob" et "Free", ils avaient préféré ne pas mettre leur faciès en évidence, pour les suivants, "Highway" "Live", "At Last" et "Heartbreaker", ils reviendront à cette discrétion. "Fire And Water" constitue une exception, décisive dans la carrière du groupe, pour une autre raison : l'inclusion de son plus grand succès, "All Right Now" (ici présenté en version différente, plus longue que sur le 45 tours). L'album recèle sept titres, uniquement des originaux. Certains sont assez longs, tous sont canon. Délivrés du british blues qui leur servit de tremplin, les quatre Free ont tout simplement inventé un style, parfois lourdement musclé (instoppable "Mr Big" avec tous ses suspens), à d'autres moments d'une délicatesse inouïe ("Oh I Wept"). Rodgers, solide, sympathique, puissant et souple, la voix éraillée juste ce qu'il faut, ne donne jamais l'impression du moindre effort. Son principal complice en écriture, Andy Fraser, encore presque gamin, imagine ces incroyables lignes de basse chantantes, sous les éventuelles influences conjuguée et bénéfiques de Paul McCartney, Donald "Duck" Dunn et Jack Bruce, mais d'une manière quasiment mélodique qui lui est "propre — il n'hésite d'ailleurs pas à partir en solo si on lui en laisse la liberté. Ceci est compensé par l'approche épurée, sans fioriture, notamment au niveau des cymbales, de Simon Kirke. Reliant tous ces éléments avec un tact, un goût très sûr (choix des notes et des sonorités), Paul Kossoff (1950-1976) tire sur les cordes de l'une de ses Les Paul, Gold Top ou Tiger, branchée sur un Marshall trois corps, parfois via une cabine Leslie, comme si Albert, Freddie et BB King le surveillaient du premier rang, A l'instar de Kirke, il cultive la parcimonie, ne donnant toute sa puissance qu'au moment opportun. Par quelle facétie du destin ces quatre musiciens exceptionnels, tous élégantissimes, se sont retrouvés au sein de la même formation ? Miracle de l'émulation et de l’exigence mutuelle, sans doute.

Dans ce numéro de R&F nous aurions aimé lire la (les) chronique(s) de (1970) :
Buddy Miles - Them Changes
Cactus - Cactus
Deep Purple - in Rock
Led Zeppelin - III
Steppenwolf - Live
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le 19 octobre 2016
CHRONIQUE DE PHILIPPE PARINGAUX MAGAZINE ROCK&FOLK AOUT 1970 N°43 Page 62
4° Album 1970 33T Réf : Vertigo 6405 002
Ils ont trouvé le truc, les Free : la paresse. La décontraction indispensable à tous les dérivés du blues et si souvent absente d'une pop music toute tendue, rigide. A cela, ils ont ajouté un très gros son venu tout droit d'Amérique, une guitare qui se contente de répéter des phrases ou de prendre des solos en pointillé, jouant sur la couleur, et une basse accordée très haut dans la plupart des morceaux. Quelques thèmes pas follement originaux en plus (mais il ne faut pas, justement, qu'ils soient trop originaux, ça pourrait effaroucher) et un chanteur sans feeling, voilà une recette parmi tant d'autres pour le succès? La décontraction plus haut citée étant, de tous ces ingrédients, le moins facile à utiliser. Et c'est en cela que Free est intéressant , bien qu'il n'apporte strictement rien au patrimoine musical mondial et que sa non-existence n'eût laissé aucun vide ; il est le prototype de ces groupes anglais de second plan qui réussissent à s'améliorer au fil des disques qu'on leur laisse généreusement enregistrer et finissent par atteindre à un niveau tout à fait honorable. Le prototype, en somme, de ce qu'on aimerait voir devenir la "grande variété". La musique de Free ne manque ni de trucs, ni d'emprunts ni de mièvrerie ; son ascension dans les hit parades est néanmoins réjouissante, puisqu'il faut bien en prendre son parti une fois pour toutes ; les Soft Machine ne décrocheront jamais ce qu'ils ne cherchent pas, l'amour des masses. Free, c'est un mieux qui n'est pas loin d'être un bien. "All Right Now" est un chouette morceau, un peu pompé semble-t-il
sur "Honky Tonk Women" (lui-même pompé sur ....etc), dont on peut espérer que son succès ouvrira la porte à des créateurs plus originaux. Si la soupe demain doit avoir ce goût-là, on en mangera sans déplaisir.
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le 19 juillet 2007
FREE,pour beaucoup,le groupe du megatube ici inclus"alright now"...D'accord,morceau d'une efficacité diabolique,digne des meilleurs du Zep ou de Skynyrd(qui considérait FREE comme des dieux,soit dit en passant),mais il serait navrant de passer à côté des autres pépites que recèle ce cd magnifiquement remastérisé.Surtout,il permet d'apprécier,à quel point ces musiciens chaleureux jouaient bien,sans aucune ostentation ,aucune frime...Tout est à sa place"together" disent les anglais,le drumming de Kirke est sublime,lourd & swing à la fois(qui a dit John Bonham?),la basse de Fraser assure en douceur,la voix de Rodgers se passe de commentaires et,last but not least,les parties de guitare de Kossof à graver au burin,gorgées de feeling...
Quand on pense que certains considérent White Stripes ou Strokes comme l'avenir du rock...No comment,écoutez ce disque,c'est tout!
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Andy Fraser
(3/7/1952 - 16/3/2015)

Ha ! Free ! Un des plus beaux fleurons d'un hard rock alors naissant, une formation, il faut le dire, bien doté avec un axeman plein de classe et de blues (un Paul Kossoff disparu beaucoup trop jeune), une voix gorgée de soul (Paul Rodgers, déjà bien rauque), et une section rythmique en guise d'impeccable soutien (l'excellent Simon Kirke, qui suivra Paul chez Bad Company, et l'ex-Bluesbreakers Andy Fraser qui nous a quitté en mars 2015 et n'avait alors que 18 printemps), ce groupe là est plus que prêt quand vient l'heure d'enregistrer son troisième opus, Fire and Water. En l'occurrence, et le présent opus ne fait pas exception, Free est l'un des (voir le) plus crédible héritiers de l'explosion blues que vit le Royaume Uni dans les années 60 parce qu'indéniablement c'est leur base, une base augmentée, modernisée, "hard-rockée" par un groupe qui, ne cherchant pas à réinventer la roue, se sert merveilleusement de tous ses attributs pour offrir sept chansons (dont l'énorme tube All Right Now) démontrant tout l'étendu de ses capacités. Parce que le tube, ici, n'est pas l'arbre qui cache la forêt et que, de beaux mid-tempo tels que Fire and Water, Remember et Mr. Big (et son gros solo... de basse) à des pistes plus mesurées telles que Oh I Wept, Heavy Load (avec Fraser au piano en plus de la basse) et Don't Say You Love Me, Free étale une classe roots absolument indéniable. Tel que, parfaitement remasterisé, le bonheur aurait été au rendez-vous mais, Deluxe oblige, moult additions sont ici proposées avec, sur la première galette après la tracklist d'origine, quelque juteuses sessions captées pour diverses cases de la grille de la BBC et, sur la seconde, de nouveaux mix, des alternate takes et quelque live pas piqués des vers mais pas le moindre inédit, c'est à noter. Du coup, l'écoute intégrale d'un trait est un peu fastidieuse et redondante (pas moins de 8 versions d'All Right Now par exemple) mais pas inintéressante pour autant en faisant tout de même, clairement, un objet plus destiné aux fans qu'à l'auditeur de passage. Mais l'album, ha !, l'album, ce Fire and Water passé de plein droit dans la légende, c'est un classique, le genre d'album dont ceux férus de (blues et/ou hard) rock ne pourront décemment pas se passer.

CD 1
1. Fire And Water 4:02
2. Oh I Wept 4:30
3. Remember 4:28
4. Heavy Load 5:22
5. Mr. Big 5:59
6. Don't Say You Love Me 6:05
7. All Right Now 5:37
Bonus
8. Fire And Water (BBC "Sounds Of The Seventies" Sessions 23/06/1970) 3:05
9. Mr. Big (BBC "Top Gear" Session 13/12/1969) 5:06
10. All Right Now (BBC "Sounds Of The Seventies" Sessions 23/06/1970) 5:29
11. Remember (BBC "John Peel Sunday Concert" 15/01/1970) 4:49
12. Mr. Big (BBC "John Peel Sunday Concert" 2/7/1970) 6:37
13. Don't Say You Love Me (BBC "John Peel Sunday Concert" 2/7/1970) 5:54
14. All Right Now (BBC "John Peel Sunday Concert" 2/7/1970) 5:08

CD 2
1. Fire And Water (US Album Mix) 3:43
2. Oh I Wept (New Stereo Mix) 4:31
3. Remember (New Stereo Mix) 4:30
4. Don't Say You Love Me (New Stereo Mix) 6:26
5. All Right Now (Songs Of Yesterday Version) 3:39
6. All Right Now (Single Version) 4:16
7. Fire And Water (Backing Track) 2:26
8. Fire And Water (Alternative Stereo Mix) 4:12
9. Fire And Water (Live At Croydon) 4:12
10. Don't Say You Love Me (Live At Croydon) 5:56
11. Mr. Big (Live In Croydon) 5:56
12. All Right Now (Live In Sunderland) 6:24
13. Mr Big (Live In Sunderland) 5:26
14. All Right Now (Video Mix 1) 4:28
15. All Right Now (Video Mix 2) 4:29
16. All Right Now (Video Mix 3) 4:45

Paul Rodgers ' vocals
Paul Kossoff ' guitars
Andy Fraser ' bass guitar, piano
Simon Kirke ' drums
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Lorsque je lis les commentaires de Fire and Water, je me demande si les gens ont bien les oreilles en face des trous ! Alors dans cet album, Free aurait trouvé LE son ?

J'aime bien Free, surtout pour Paul Rodgers ( une des plus belle voix du rock ), pour Kossof aussi et pour avoir pas mal influencé Lynyrd Skynyrd. Mais bon sang, cet album souffre d'un manque total de production: Free a dû vraiment se retrouver livré à lui-même en studio ( normal vu le nom du groupe, me direz-vous!). Je n'imagine pas qu'un producteur digne de ce nom ait pu accepter un tel manque de dynamique et surtout ces parties de basse indigentes.

Bon, Andy Fraser a une excuse, il joue sur une Gibson EB3 short scale, un ratage parmi tant d'autres dans la gamme de basses du luthier américain. Le son est caverneux, pâteux, une horreur! Il y en a encore aujourd'hui pour s'extasier sur le solo de basse de Mr Big... à sa décharge, Andy Fraser était bien jeune à l'époque et comme il composait, l'indulgence devait être de mise.

N'empêche, ses lignes de basse ( ou leur absence plutôt ) ne font d' All Right Now qu'une demi-réussite, malgré le super groove de la batterie ( j'imagine bien ce qu'un Roger Glover aurait fait ici ). Le son de piano aussi dans Heavy Load est soufreteux, heureusement la voix magnifique de Paul Rodgers fait vite oublier ce détail de l'histoire.

Le son des bonus du premier CD est assez pourri, peut-être pour faire croire à l'excellence du mixage originel ? Les bonus du deuxième CD sont beaucoup plus intéressants, musicalement et historiquement, avec pas mal de versions alternatives étonnantes.
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le 13 novembre 2012
Ah misère de misère ! Je savais que ça n'allait pas me plaire ... J'ai un problème avec le rock anglais , et surtout de cette époque ( fin 60 début 70 ) , je le trouve très ennuyeux , imposteur , de droite ... quant au blues du même patelin , n'en parlons pas : encore plus fétide que l'original !
Ici , pas de chance , c'est un peu mélange des deux : rock blues de routine avec paraît - il un peu de soul ( ? ) ... je cherche encore la soul , mais la routine , là j'ai eu ma dose ! Bon dieu que c'est pénible ! Chanteur appliqué , Paul Rodgers ( qui finira pitoyablement meneuse de revue chez Queen ) n'est pas émouvant pour un sou : il chante pour lui et les classes moyennes en lyricisant un peu . Et ça ronronne , et ça ronronne ... le groupe tartine une bouillie musicale de route lasse , à mi chemin entre le bas côté bab qui se termine et l'autre versant crypto hardos mou tout juste émergeant . Très dangereux le soir quand après une dure journée d'enjolivement des fossés , les arbres traversent devant vous sans regarder pour rentrer chez eux ... je le déconseille : en musique comme en cuisine , la lourdeur ça endort .
L'album est qualifié de classique par les "connoisseurs" comme on dit sur les pochettes des vieux disques de blues Vanguard ou à propos des films fétichistes . Ne surtout pas tomber dans le panneau ! Ils n'y connaissent rien , ils ne font que répéter , souvent en moins bien , ce qu'ils ont lu dans les almanachs "autorisés" de la prétention définitive .
En fait , il en va de ce pensum comme d'à peu près tous les "classiques" anglais du début des années 70 ( et même avant ) : je mets au défi quiconque d'un peu honnête de se plonger dans cette marmite d'ennui sans s'ordonnancer une ou deux prises de cacahuètes fluo en urgence pour espérer faire semblant de trouver ça "trop cool" . Pour ça qu'ils se cramaient tous à mort à l'époque : une forme de lucidité ! Même les Moody Blues , ça doit pas être aussi déprimant . Pire ? A part Rod Stewart , Mott the Popol ou Cream , je vois pas ... Même Bowie , grâce à ses robes il est vrai , pouvait être marrant ...
Alors pourquoi je parle de ce truc ? C'est une longue histoire ... J'étais tranquille , j'étais peinarde , je réparais ma mobylette en écoutant le nouvel album de Rihanna quand un grand gars costaud aux longs cheveux qui vit à la maison depuis bientôt 16 ans a commencé à m'engueuler en me reprochant mon manque d'approche "authentique" dans la musique ... Woh , nom de dieu ! S'ensuit une discussion à base d'insultes en arabe et force moqueries en latin : Tu connais même pas Free , kimdi ... alors là ça me ferait mal , kejuirépon , c'est un truc internet ... Il me fait écouter le truc de force , après m'avoir droguée avec des promesses : tu verras , c'est aussi bien que Led Zep , Hendrix , Fleetwood Mac , CSN&Y ... et "All Right Now" ( leur "fameux tube" bien creux à l'intérieur , comme on dit en Belgique ) c'est du même niveau que "Keep On Running" ... ( de Spencer je sais plus quoi ) ... ils ont influencé AC/DC ( l'intro de "Fire & Water" et les riffs de "All Right Now" c'est criant ) ... Bref , toutes les fariboles archi rebattues qu'on serinait dans les magazines à guitares avec la méthode à Dadi incorporée pour massacrer des tarentelles .
Bonne poire donc j'écoute . Et là c'est le drame : overdose d'ennui et de bâillements , j'en ai vomi ! Je prends alors conscience de la réalité : mon mari comme pas mal de gars de son âge écoute de la daube depuis des années ! des machins tout pourris d'il y a 40 ans ( alors qu'il était à peine né ) quand , faute d'aventurisme , les gens se laissaient avoir par quiconque avait un jeu de guitare prétendument innovant mais en fait totalement méthodique ( ici l'inénarrable Kossof , le faussement sous-estimé de service ) c'est-à-dire sans imagination , respectueux du bréviaire poisseux , à la pépère , avec changements d'accords aussi téléphonés que les propos infects et xénophobes de narine la peine ... Ainsi en va-t-il des "cadors" de cette époque censés écrire ce que les "connoisseurs" appellent prétentieusement "l'histoire de la musique" , concept qui pue le conformisme de droite à plein nez ! Un aveuglement des oreilles général et une doxa fumeuse qui perdure ...
Maintenant , l'album est pratiquement inécoutable pour des gens sains de corps et libres d'esprit , alors que ça a dû être disque du mois chez rock & folk il y a cent ans et que les jeunes gens d'alors ont cru devoir danser sur ces vieux rythmes fadasses en rêvant à Woodstock et aux hélicoptères Zamorano . Vieux avant l'âge , comme Santana , Pink Floyd , Yes et Genesis réunis !
Les gars de Free sont tout jeunes pourtant , assez beaux d'ailleurs , avec pas mal d'allure , comme souvent les Anglais , un joli nom de groupe plein de promesses ... Le problème c'est qu'il n'y a pas plus de liberté dans leur zik que de poils sous les bras de Lorie ! Pas de fureur , pas de rock and roll , très peu de blues au final ( la fourberie anglaise est sans limite ) sinon de salon , et pas du tout de soul en définitive ( "Don't Say You Love Me" n'est qu'un slow banal sans frissons ) ... bref , rien de vivant , d'un peu excitant ! Suffit pas d'avoir des longs tiffards ! Musique de bourgeois , c'est clair . Musique d'étudiants en pharmacie ...
A côté Bowie , c'est sûr , avec son oeil glauque , sa poudre d'étoile en zigzag et ses cheveux orange pouvait passer sans mal , à peu près à la même époque , pour un génie de la transgression ... Tu parles ! Au royaume des mornes , les verrons sont rois .
Michel Delpech aussi cela dit il portait des anoraks de science fiction avec un gros ceinturon quand il était chanteur ... comme quoi , ça veut rien dire .
Divorce direct : I'm free !
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Et de trois ! Fire And Water, paru en 1970, est l'album par lequel Free prend son envol, porté qu'il est, par le succès planétaire qu'est All Right Now. Toutefois, ce dernier, placé en fin de liste, s'il est significatif de la production musicale du groupe anglais, ne constitue pas pour autant le meilleur titre de ce disque. Il y a mieux, c'est dire la qualité du produit. Le groovy Mr Big, par exemple, le langoureux Fire And Water, les ballades Heavy Load, Remember et Oh I Wept. Le rock est toujours aussi lourd avec des appétences soul. Avec une basse omniprésente (tenue par Andy Fraser, le surdoué), un chanteur (Paul Rodgers) doté d'un organe vocal gorgé de feeling, un batteur à la frappe lourde et froide (Simon Kirke) et un Paul Kossoff (malheureusement réfréné), pas assez mis en valeur à mon gré, sur un tempo essentiellement lent, empreint de mélancolie (comme Don't Say You Love Me), Free déroule calmement sept titres variés et posés invitant à une détente feutrée. Arrive alors All Right Now, le méga tube au refrain mémorable, au riff des plus simples, venant en soutien du chant de Rodgers... un million d'exemplaires écoulés en un mois, l'apothéose d'une carrière, la pièce maîtresse de Free. Tout est dit. C'est LE disque de Free.
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le 26 octobre 2010
A mon sens, l'album parfait! Des morceaux d'anthologie, une interprétation sans faille, un tube qui déchire, un très joli son, que dire de plus?
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