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Fleur de neige Poche – 3 mai 2007

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Extrait

Assise au calme

Je suis, comme on dit dans mon village, une femme «dont la mort n'a pas encore voulu» - une veuve ayant dépassé l'âge de quatre-vingts ans. Les journées sont bien longues, depuis que mon mari n'est plus là. Je n'ai plus guère de goût pour les plats que Pivoine et les autres jeunes femmes préparent à mon intention. Et les heureux événements qui surviennent couramment sous mon toit m'indiffèrent désormais. Seul le passé m'intéresse encore. Au bout de tant d'années, je suis enfin en mesure de raconter ce que j'ai dû taire autrefois, lorsque je dépendais de ma famille d'origine, puis de celle de mon mari. J'ai une vie entière à raconter. Je n'ai plus rien à perdre et très peu de monde à épargner.
Je suis bien trop vieille pour méconnaître mes qualités et mes défauts, qui se sont bien souvent confondus au cours de mon existence. Toute ma vie, j'ai attendu l'amour. Je savais qu'il était indigne de ma part - aussi bien dans ma jeunesse que dans mes années de maturité - d'espérer une chose pareille, mais tel fut pourtant le cas : et ce désir sans fondement a été à l'origine de tous les problèmes que j'ai rencontrés, ma vie durant.
Dans mon enfance je rêvais que ma mère fasse attention à moi et finisse par m'aimer, ainsi que le reste de ma famille. Pour gagner cette affection, je leur obéissais - c'était d'ailleurs ce qu'on attendait d'une personne de mon sexe - mais je mettais trop d'ardeur à le faire. Dans l'espoir que ma famille me témoigne la plus élémentaire tendresse, j'ai accepté comme on l'a exigé de moi d'avoir les plus petits pieds bandés du district - et donc que mes os soient brisés, broyés, remodelés.
Lorsque la souffrance s'avérait insoutenable et que mes larmes mouillaient mes bandages ensanglantés, ma mère venait me parler à l'oreille et m'encourageait à supporter une heure, un jour, une semaine de tourments supplémentaire, en me rappelant le bonheur qui m'attendait si je tenais bon un peu plus longtemps. Elle m'enseignait ainsi à endurer - non seulement les souffrances physiques liées au bandage et plus tard à la grossesse, mais la douleur plus souterraine qui affecte notre coeur et notre âme. Elle mettait aussi l'accent sur mes défauts et m'apprenait à m'en servir, à les retourner en ma faveur. Dans notre contrée, nous appelons teng ai ce type d'amour maternel. Mon fils m'a expliqué que, dans l'écriture des hommes, il se compose de deux caractères : le premier signifie douleur, le second amour. Tel est l'amour maternel. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Présentation de l'éditeur

Dans la Chine du XIXe siècle, le destin de deux jeunes filles est lié à tout jamais. Fleur de Lis, fille de paysans, et Fleur de Neige, d'origine aristocratique, sont nées la même année, le même jour, à la même heure. Tous les signes concordent : elles seront laotong, âmes sœurs pour l'éternité. Les deux fillettes grandissent, mais si leur amour ne cesse de croître, la vie s'acharne à les séparer. Alors que la famille de Fleur de Neige tombe en disgrâce et que la jeune fille contracte le mariage le plus infamant qui soit, Fleur de Lis, par son union, acquiert reconnaissance et prospérité. L'amitié sacrée des deux femmes survivra-t-elle au fossé que le destin a creusé entre elles ?

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Par Michelle RIVALLAND TOP 1000 COMMENTATEURS le 16 novembre 2007
Format: Broché
Un roman très prenant, très documenté, très bien écrit, qui évoque surtout la condition féminine en Chine au milieu du dix-neuvième siècle. Nous voilà plongés dans une atmosphère de vie soumise aux strictes règles ancestrales, où la joie n'a pas sa place, ou si peu. D'emblée le destin des filles est tracé, leur futur mari désigné dès leurs premières années, à leur insu, naturellement.
Le problème du bandage des pieds des fillettes promises à un rang honorable est omniprésent dans le livre. Bien que connaissant cette tradition, j'ignorais à quel point ce terrible précepte représentait une telle torture et un tel handicap pour toute la vie. En particulier le fait d'apprendre qu'une enfant sur dix en mourait, m'a horrifiée. Les survivantes, de toute façon, étaient pratiquement estropiées pour le reste de leurs jours. Elles se déplaçaient très peu, il est vrai, vivant enfermées et au service des hommes. Cet asservissement de la femme, en Chine, à l'époque dont il est question, ne peut qu'éveiller en nous une immense compassion et une grande indignation, un soulagement aussi peut-être de vivre dans un pays libre.

Sur ce fond de souffrance sans issue, une belle amitié s'est tissée entre Fleur de Lis et Fleur de Neige, toutes deux promises à un bon parti, qui deviennent des "laotong", des âmes soeurs.
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Par G. Elodie le 28 décembre 2007
Format: Poche
Des histoires de femmes méconnues dans notre monde occidental: le bandage des pieds, les mariages forcés, l'écriture secrète, la poésie, l'amitié plus forte que tout entre les "laotongs", les petits plaisirs de la vie quotidienne d'une jeune villageoise et son ascension social...
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Par Gia le 12 février 2009
Format: Poche
Dès les premiers chapitres, j'ai failli m'arrêter de lire... Connaître de plus près la pratique des pieds bandés me donnaient les frissons. On dit en portugais, qu'il n'y a pas de rosas sem espinhos (des roses sans épines) dans la mesure où il faut souffrir pour être belle. Mais casser des os pour l'être dépasse mon entendement... surtout que c'est une coutume qui a duré au moins mille ans, et les femmes qui avaient de beaux "lis dorés" de sept centimètres pouvaient avoir de meilleurs mariages. Ciel, rien qu'en regardant des photos de pieds bandés (pratique courante jusqu'aux années 1950s), j'ai les frissons. Lisa See (qui a un huitième de sang chinois, précise-t-on) s'est longuement renseignée/étudiée, a longtemps voyagé à travers la Chine pour être au plus près de la réalité des femmes chinoises au XIXème siècle.

Fleur de Lis et Fleur de Neige sont des laotongs, des âmes-soeurs: des filles nées le même jour dont les pieds ont été bandés le même jour et dont les huit caractères correspondent. C'est rare d'avoir des laotongs. Ce sont des filles qui s'unissent dès leur plus tendre âge et qui signent un contract qui jure fidélité jusqu'à la fin de leurs vies. Elles s'écrivaient sur des éventails (fan) ou des mouchoirs des messages à l'écriture secrète, le nu shu, calligraphie que seules les femmes connaissaient.
Ce roman, c'est Fleur de Lis qui le raconte à la première personne.
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Par valwick TOP 1000 COMMENTATEURSMEMBRE DU CLUB DES TESTEURS le 31 août 2008
Format: Poche
Ce livre est à lire pour découvrir la vie quotidienne des femmes chinoises au 19 eme siècle le raffinement de leur art de vivre mais aussi leur enfermement ,le bandage des pieds dans des souffrances atroces mais sans lequel aucun "bon" mariage n' est possible ,leur mise à l'écart de la vie masculine et leur statut sur la brèche si elle n'enfante pas d'enfant mâle ! La possibilité de voir des concubines vous détrôner. Un seul bémol: si ce livre se lit avec beaucoup d'intérêt documentaire on se passionne peu pour le caractère des deux protagonistes .Ce livre manque un peu de passion et reste distancié mais demeure très intéressant .
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Format: Poche
Ce roman très agréable à lire nous permets de découvrir à travers les yeux d'une petite fille la vie d'une paysanne chinoise du 19ème siècle. Elle doit tout d'abord faire face au fait qu'elle soit une fille, plus une source de soucis et de frustration pour ses parents...puis affrontera tour à tour le bandage des pieds ainsi qu'un mariage "forcé" permettant son ascension sociale... Heureusement qu'il y a sa Lao Tong "âme soeur" avec qui elle partage une amitié fusionnelle. C'est une très belle histoire à la fois émouvante et instructive...J'ai beaucoup hésité entre 4 ou 5 étoiles...
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