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Fous Rires 2009 ! Broché – 20 octobre 2008


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Extrait

Vertiges de l'humour

«La salle d'un restaurant avec un espace pour fumer, c'est comme le bain d'une piscine avec un coin pour uriner.»

Blague de mauvais goût, certes, mais elle est d'actualité car personne n'aurait compris de quoi il s'agissait si on vous l'avait racontée à la fin du XXe siècle, du temps où il était interdit d'interdire. De fumer comme d'uriner.

Mais dans les années vingt (pas les «roaring twenties», les années 2020), on ne comprendra plus pourquoi cette phrase faisait sourire autrefois.

Car l'humour change au gré de notre (méchante) humeur. Relisez un vieux Charlie Hebdo (avec Sine et Reiser), ou les titres d'un Canard Enchaîné jauni par le temps qui passe, qui casse et qui lasse. Difficile de comprendre pour un trentenaire ce qui faisait rire ses parents contestataires à la une de Hara-Kiri Hebdo à l'époque où l'on osait braver la censure en mêlant l'annonce de la mort du Général de Gaulle à l'incendie meurtrier d'un bal populaire. Il faut maintenant décrypter, analyser, expliquer. Et ce n'est plus marrant.

D'ailleurs, disait - je crois - Pierre Desproges, «On peut rire de n'importe quoi, mais pas avec n'importe qui». C'est vrai que le «politiquement correct» nous dresse des barrières. Tout a commencé quand les Américains ont réclamé que le personnage de Lucky Luke ne fume plus son mégot de tabac, mais mâchonne à la place une brindille d'herbe (ce qui devrait être pire devant la loi !).

Carlos, notre bon Carlos Dolto, avait perdu un procès intenté par une respectable association antiraciste pour avoir écrit dans un livre de blagues ce qui faisait rire ses complices de l'émission Les Grosses Têtes, et les auditeurs de RTL. Aujourd'hui, Coluche serait poursuivi chaque jour pour ce qu'il improvisait sur Europe 1. Il affirmait : «Je lis les journaux. Ou je passe ma vie à me lamenter ou je passe ma vie à rire. J'ai choisi de rire» (TF1, 1975).

Moi, demi-Juif (en fait trois cinquièmes), je ne fais plus rire personne en racontant : «C'est l'histoire d'un Juif séfarade qui rencontre un autre Arabe...» Bon, c'est limite ? Alors : «Quelle est la différence entre l'anxiété et la panique ? L'anxiété, c'est la première fois que vous ne pouvez plus le faire une seconde fois. La panique, c'est la seconde fois que vous ne pouvez pas le faire la première fois.» C'est une blague anglaise de mon ami Tony Crawley (Anxiety and Panic). Quand on parle de sexe, depuis les années soixante-dix et la libération sexuelle au cinéma, on ne craint plus d'être mal jugé. Les temps ont changé, comme le prévoyait Bob Dylan. Et, pourtant, le romancier noir (de romans noirs, autrement j'aurais écrit «africain américain») James Ellroy nous questionnait avec cette vieille blague des années cinquante : «J'aimerais rencontrer le type qui a inventé le sexe pour lui demander sur quoi il travaille en ce moment.»

Rien ne se démode plus vite que la mode, aurait proclamé Jean Cocteau paraphrasant Oscar Wilde. Les blagues aussi. Celles de Toto de notre enfance : nulles. Les radineries des Auvergnats ou des Écossais : pitoyables. La béatitude des Belges et des blondes (ce sont parfois les mêmes blagues), déjà fatigantes. Les gaffes «hénaurmes» de Bush junior : elles seront vite oubliées. Alors, profitons de l'actualité, rions avec le présent pour exorciser le futur inquiétant. Et tant mieux si l'âme populaire recycle le lamentable «T'as pas vu Monte Carlo ? Non, je n'ai vu monter personne» en mettant en scène le président de la République avec sa très jolie chanteuse d'épouse. Impertinence et Vertiges de l'humour.

François Jouffa

Biographie de l'auteur

Journaliste, homme de radio et cinéaste, François Jouffa aime aussi raconter des blagues. Après le succès des 'Meilleures blagues ch'tis' (Leduc.s éditions), il récidive avec 'Fous rires 2009', dans lequel il rassemble les meilleures blagues de l'année !
Frédéric Pouhier est scénariste, auteur de stand-up et réalisateur à RMC.

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