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Glaces sans tain Broché – 4 janvier 2013


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Description du produit

Extrait

J'ai assassiné puis violé Claire Draingan un soir ensoleillé d'octobre 1974, dans un chemin creux de l'île aux Boeufs.
Nous étions âgés à cette époque de dix-sept ans et nous nous connaissions. Suffisamment pour nous saluer et plaisanter ensemble, mais peut-être pas assez pour oser dire que nous étions amis. Nous avions fréquenté les mêmes classes au collège Jean-Charcot d'Oissel, de la cinquième à la troisième. L'arrivée au lycée André-Maurois, à Elbeuf, dans deux classes voisines mais différentes, nous avait un peu éloignés. Elle avait choisi, parce qu'elle se pensait douée pour les langues et qu'elle voulait être journaliste, une filière littéraire tandis que moi, qui ne m'imaginais pas d'autre avenir que celui qu'on me voulait, je m'étais retrouvé, sur le conseil appuyé de mon père, dans une section scientifique.
J'étais donc en première C lorsque j'ai tué Claire.
De son côté elle avait doublé sa seconde. On lui avait décelé, vers le mois de décembre de l'année précédente, une tumeur au cerveau qui avait failli une première fois la terrasser.
Nous nous le rappelons tous bien. Elle s'était mise en quelques semaines à tituber, à vomir en fusée à l'improviste et elle n'était plus capable, à certains moments, de se situer dans le temps ou l'espace. Puis elle avait multiplié des crises d'épilepsie qu'aucune médication ne stabilisait. A la mi-janvier elle avait dû renoncer au lycée. Le diagnostic avait vite été posé au vu d'un électroencéphalogramme éloquent. Quelque ponte parisien lui avait alors ouvert la tête pour extraire de sa cervelle comprimée une noisette grasse, molle et délétère. On lui avait octroyé une convalescence que chacun s'accordait à trouver méritée.
Cette opération, dans un premier temps redoutée, s'avéra être un succès au-delà de toute espérance. Elle revint fatiguée, souriante, sans la moindre séquelle motrice ou psychomotrice et se requinqua doucettement en toute discrétion, au fil des mois. L'absence d'issue tragique, comme si les pires craintes n'avaient pas été nourries ou soutenues jusqu'au bout, fit dire à quelques camarades que son histoire de maladie avait été sans doute exagérée et que le chiqué y avait sa part. Si elle s'en était si bien sortie, c'était bien sûr parce que ce n'était pas si grave.
Ce premier trimestre avant l'annonce de son cancer ne fut pas assez convaincant pour qu'on lui permît de passer en première. Elle refit donc une seconde, mais cette fois dans un autre lycée que le nôtre.
Ses parents, qui avaient beaucoup prié et qui s'étaient cru exaucés, avaient négocié en direct avec le Bon Dieu. On l'avait scolarisée dans un établissement catholique.
C'était le moins qu'ils pouvaient faire.
Elle ne semblait pas s'en plaindre.

Présentation de l'éditeur

Glaces sans tain ou l'art de voir sans être vu, de scruter à loisir sans subir de regard en retour, oeil de Dieu, pupille du Diable qui sonde en paix les plis et replis de l'âme rongée. Quel meilleur titre pour ce recueil de nouvelles signées Soluto où un quatuor d'esprits aux abois se dénude et s'explicite face à un miroir qu'il croit opaque, mais derrière lequel Soluto convie le lecteur à prendre place. On assistera ainsi à la mise à nu, lente, méthodique, scrupuleuse de la vie d'un chirurgien émérite et digne père de famille qui se souvient du lycéen normand qu'il fut, mué spontanément, proie d'une bouffée de mort soudaine, en barbare assassin abandonnant à couvert d'une tôle le corps violé d'une lycéenne amie ; sa vie se dévidant ensuite sans heurt notable, calme, studieuse, la morte et son souvenir comme lovés en rond dans sa mémoire, tumeur douce. On suit le déroulé de l'existence psychiatrique d'une brute lourde hantée par une voix qui lui chuchote les envers secrets du monde, tabasseur fantasque biberonnant goulûment sa haine du monde. On accompagne le destin morne d'un éternel petit garçon figé dans l'enfance, soldat de plomb rêvant sa vie et fixant, l'oeil rond, le déroulement de sa tragédie familiale. Pour clore, mettons nos pas dans ceux de Soluto lui-même, portrait de l'écrivain en peintre dragueur de supermarché, as du bagout, virtuose de l'accostage et adepte des capotes bleues (à la violette) qui exécute pour nous l'exercice de séduction de Murielle qui, de corps élu, proie d'un moment, finira comme une encoche sur la crosse, souvenir parmi d'autres. Soluto ou l'art de la confession d'autant plus impudique qu'elle se croit soliloque. Les glaces sans tain ont un parfum amer.

Soluto est né en 1961. Il mène au Havre une vie douce, indolente et paisible. Le jour il se claquemure dans son atelier pour peindre, dessiner, lire ses morts préférés ou écrire. A la tombée de la nuit, la tète étourdie de mots et les ongles farcis de couleurs, il sort de son refuge. On le voit alors perdre son temps, entre douleur et délectation, dans les plis du monde ordinaire.

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