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3,8 sur 5 étoiles
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3,8 sur 5 étoiles
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A notre époque, trop souvent, une bande annonce étourdissante précède l’arrivée sur les écrans d’un film qui finalement s’essouffle aux deux tiers, quand ce n’est pas au bout de vingt minutes. J’avais vu la bande annonce de The grand master et, perplexe, je m’étais demandé ce que Wong Kar-Wai avait bien voulu faire cette fois-ci ; et puis, obtenir la réponse ne m’avait pas paru bien urgent. Finalement, voir le film en salle a été un éblouissement et le revoir une expérience très enrichissante.

Ce film aura contre lui a) les partisans du « c’était mieux avant » (je peux vous le faire en vingt mots à peu près : « Après un médiocre Blueberry Nights et quelques spots publicitaires, Wong Kar Wai revient avec un film de kung-fu à l’esthétisme appuyé qui peine à retrouver la magie de In the Mood for love») b) certains amateurs de films d’action qui n’y trouvent pas leur compte (trop lent, trop bavard) ; c) les ennemis des « films de genre ». Mais s’installer dans un genre pour le dépasser, ou pour y insuffler quelque chose de personnel, c’est arrivé bien des fois dans l’histoire des arts.

C’est un des moments cruciaux du film : une pression invisible de la main et le gâteau se brise quand le temps est venu. Quel sens a ce passage, grâce auquel le combat est fini sans avoir eu lieu ? Du point de vue de la narration, ce combat devient une passation de témoin, plutôt qu’un affrontement entre deux écoles : il faut unir les styles, fédérer les talents. Au-delà, l’exaltation de la perfection du geste est au cœur de la civilisation chinoise, qu’il s’agisse d’arts martiaux, de cuisine, ou de calligraphie. Et Wong Kar-Wai a visiblement bataillé, si j’ose dire, pour rendre à l’écran tout une époque, mais aussi ces moments de vérité où des années de travail sur soi aboutissent au geste qui donne (ou pas) la victoire: ainsi, un mois de tournage pour la scène de combat du début (trente nuits sous la pluie pour Tony Leung); deux mois pour celle du combat dans la neige près du train (cf. l’entretien que Wong Kar-Wai a accordé à Positif, dans son Numéro 626 d’avril 2013), en tout 360 jours de tournage sur trois ans. Les ralentis, l’accent mis sur des détails (l’eau qui gicle, lorsqu’un corps heurte le sol) sont des manières de déplier ces moments où une vie se condense en un instant décisif.

Si Tony Leung donne tout ce qu’on pouvait attendre de lui, Zhang Ziyi est transfigurée, même si elle était déjà bien dirigée dans 2046, du même, mais dans un rôle plus attendu. Zhang Ziyi est née à Pékin, Tony Leung est Hong-Kongais, et le Nord et le Sud, ce sont aussi les deux langues du film, mandarin et cantonais, deux musiques bien différentes qui parviennent à s’accorder.

N’oublions pas (mais il faudrait en citer bien d’autres) le taiwanais Chang Chen dans le rôle de la Lame, qui a à son actif une impressionnante filmographie.

La narration va et vient, et c’est aussi l’art du cinéaste de briser la ligne du temps pour nous donner la scène de la gare lorsqu’elle n’est plus qu’un flash-back, et faire succéder à ce qui pourrait être une fin trop sentimentale d’ultimes considérations sur les arts martiaux.

On ne peut pas ne pas mentionner le français Philippe Le Sourd, chef opérateur et responsable de cette splendeur visuelle.

Film sur la loyauté, sur l’honneur, sur les choix personnels, sur la transmission d’une technique (qu’est-ce qu’un maître ? qu’est-ce qu’un disciple ?) sur une admiration réciproque qui ne peut pas devenir une vie partagée, sur ce qui a été et ce qui n’a pas été, sur les petites joies et les grands malheurs de l’existence, sur la dignité préservée de l’individu pris dans le chaos de l’histoire, The grand Master est tout cela, et plus encore.

L’édition Wild Side en deux disques comprend des bonus qui achèveront de convaincre que le kungfu n’est pas que de l’exercice et que le film a été préparé avec un soin maniaque.

J’ai réalisé en lisant le générique que le nom de famille du réalisateur, Wong, n’est que la modification cantonaise de Wang, qui s’écrit au moyen du caractère chinois qui signifie Roi. Certes Wang est un nom de famille très courant en Chine, mais Wong Kar Wai nous a donné un film vraiment royal, comme un aboutissement.
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Wong Kar Wai, le réalisateur asiatique chéri de Cannes et des intellos français nous livre une biographie d’Ip Man, un grand maître des arts martiaux dont l’ombre plane encore sur tout le cinéma hong-kongais en particulier et asiatique en général. Mais, évidemment, Wong Kar Wai n’allait pas s’attaquer au genre du biopic comme tout un chacun.

L’histoire en elle-même est très elliptique et se limite à capturer quelques moments-clef de la vie d’Ip Man et de deux autres personnages emblématiques dans l’histoire des arts martiaux, au cours d’un XXème siècle très perturbé par la guerre et la révolution maoïste. Le spectateur devra déployer quelques efforts pour ne pas perdre le fil d’une intrigue qui frustrera certainement ceux qui auraient souhaité un biopic d’Ip Man (pour ces derniers, sachez qu’un tel film existe déjà et qu’il est disponible en video). De plus, la grande majorité des dialogues sont écrits comme des aphorismes de sagesse orientale, livrés à notre intelligence et notre réflexion. Le spectateur se retrouve donc face à un film assez décousu et qu’on voudrait sans cesse pauser afin de réfléchir à ce qu’il expose. Nous sommes en réalité à des années-lumière du classique film d’arts martiaux que l’affiche laisse imaginer. A la place, Wong Kar Wai livre un beau film sur les temps qui changent, sur la gestion d’un héritage et la responsabilité qu’il infère. Le ton est plutôt nostalgique, triste, presque fataliste. Le passé est magnifié par un savoir-vivre, une élégance et une connaissance terrassés par la révolution maoïste et que l’exil à Hong-Kong ne permettra jamais de retrouver.

En ce qui concerne la mise en scène, on retrouve parfaitement l’orfèvre d’In the mood for love. La photo est en effet magnifique et le moindre plan somptueux, même le plus anodin plan de coupe. A cette féérie visuelle répond une très belle bande originale. Enfin, les acteurs sont envoûtants, parmi lesquels les grands noms du cinéma asiatique Tony Leung (qui vieillit très bien) comme Zhang Ziyi (somptueuse).

Ni vraiment biopic, ni fresque historique, ni film d’arts martiaux, The grandmaster est surtout un beau film, plastiquement magnifique, sur le temps qui fuit et notre attitude face à ce qu’il emporte avec lui.

A noter que la scène inédite en 3D représente un entraînement de Zhang Ziyi sous la neige. Cette courte scène (à peine une minute) est très belle, mais est totalement silencieuse : aucun son ni aucune musique pour l'accompagner. Ca fait un peu cheap comme bonus, d'autant qu'elle est très mise en avant comme argument de vente.
11 commentaire| 40 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 20 juillet 2013
La Chine sous un autre angle, des images magnifiques et l'ambiance très particulière de la "patte" Wong Kar Wai (In The mood for Love) avec une bande son qui vous fait vibrer en symbiose avec l'image.
Beaucoup de poésie et un éclairage philosophique sur l'évolution de cette civilisation millénaire.
Des acteurs au charisme envoutant et une histoire qui se déroule comme un roman historique. Loin des blokcbusters habituels, ce film ne laissera pas indiffèrent.
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le 25 décembre 2015
Je ne suis pas du tout déçu malgré mes nombreuses craintes avant visionnage, car heureusement c'est bien un film de WKW. On s'éloigne beaucoup du biopic/film de kung fu traditionnel, WKW prend beaucoup de liberté dans la narration et traite seulement ce qui lui intéresse de l'histoire de ce maître de Kung fu. Et pour les combats de kung fu, ils peu nombreux (20 minutes de combats au total sur 2H00 de film) et plutôt réalistes contrairement à un Il était une fois en Chine par exemple. Si vous voulez voir 2H00 de combats fantasmés et totalement surréalistes ... passez votre chemin, il n'en est pas question ici. C'est très difficile de résumer un film de WKW, tout ce passe dans les émotions et les regards, dans la mise en scène et la beauté des plans. Et puis il film tellement bien les actrices, Zhang Ziyi est magnifique sous sa caméra (pourtant je n'aimait pas trop cette actrice). Ensuite pour Tony Leung, rien de surprenant ... il est excellent comme à son habitude. Par contre je remarque qu'il comme à se faire vieux, mais ce n'est pas un problème ici vu qu'il incarne un maître de kung fu passé ses 40 ans. C'est juste que j'étais habitué à ce qu'il joue les jeunes premiers, le jeune héros dans tous ses films ... mais à l'image d'un Léonardo Di Caprio, il va devoir faire une transition vers des rôle plus mûrs.
Bref, si vous avez vu et aimé In the mood for love, c'est le film de WKW qui ressemble le plus à celui-là mais en plus bavard et avec beaucoup d'effets numériques.
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le 27 mai 2016
A travers des "séquences" retraçant la vie d'un Grand Maître des Arts Martiaux Chinois, une histoire d'amour impossible sur fond de convulsions historiques de la dimension d'un tsunami (la Chine en décomposition, la terreur japonaise, la révolution communiste...Une histoire racinienne de protagonistes liés jusqu'à l'âme par le poids des exigences du Clan, de la Transmission et de l'Héritage....

Une recherche d'Esthétique (les Trois Grands Combats-sous la pluie, dans la maison close et à la gare) d'une beauté hypnotisante, une subtilité, une pudeur et une retenue merveilleusement jouées et deux acteurs emblématiques Tony Leung et Zhang Ziyi, tantôt Ying, tantôt Yang dans leur histoire non dite....

Les bonus montrent la dureté, la discipline et l'exigence imposées par l'histoire et le metteur en scène. Le résultat est à la hauteur.

Magnifique.
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le 8 septembre 2013
Certains font la fine bouche:Wong Kar Wai est incapable de se renouveler,et nous livre une énième variation sur son obsession:nous sommes tous destinés à une seule personne,et quand nous avons la chance de la rencontrer c'est trop tôt ou trop tard...certains ont pu écrire que ses films étaient des" odes à la melancolie des amours interdits".C'est de nouveau Tony Leung,génial en paumé magnifique qui se demande toujours ce qui lui arrive,qui est convoqué(seul Jude Law lui avait chipé la place lors d'une escapade américaine),l'âme sœur étant cette fois Zhang Ziyi à l'irréelle beauté...
Qu'importe!quand cela donne des œuvres aussi belles,on en redemande!
Ici,le kung fu n'est donc qu'un prétexte,et les producteurs ont bien dupé du monde en en faisant l'argument principalWong Kar Wai,à la manière d'un Ang Lee,filme cet art martial comme une danse de mort ou une parade amoureuse(variation "hightech"des deambulations dans l'escalier de "In the mood for love...)Le film est d'ailleurs un hommage à d'autres grand noms du cinéma:Kurozawa lors d'une somptueuse procession au bord d'un lac gelé,mais aussi Sergio Leone ,au point de reprendre la musique de "il était une fois en Amérique" dans la scène finale qui voit Zhang Ziyi ,à la manière de Robert de Niro,se remémorer ses souvenir dans une fumerie d'opium.Un peu avant,comment de pas citer ce moment d'éternité cinématographique qui voit la jeune femme pleurer son amour lors d'un long plan fixe,sublime,pendant du quasi identique de Gong Li dans 2046 devant son mur lépreux...
Oui,Wong Kar Wai fait toujours la même chose...mais de tellement belle façon!
Bluray techniquement parfait ,image et son.
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le 16 février 2015
Certainement pas le chef d'oeuvre de Wong Kar-Wai mais çà reste un excellent film,j'ai passé un très bon moment, j'ai beaucoup apprecié l'histoire d' Ip Man joué par Tony Leung très convaincant dans le rôle, Zhang Ziyi parfaite, fidèle à elle-même. Je recommande pour ceux qui apprecient les films HK !
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le 28 mai 2016
Wong Kar Wai fut pendant une bonne décennie le réalisateur dont la singularité - thématique, esthétique - me toucha le plus. Force est de constater avec ce "The Grandmaster" que le génie (terme utilisé ici en toute connaissance de cause) de "Chungking Express", "Happy Together" ou "In the Mood for Love" ne transparaît plus que par brefs éclairs, formels ou émotionnels. Pourtant, malgré le triste sentiment d'un réel échec, le film impressionne par son ambition - le "Il était une fois le Kung Fu" publicitaire de l'affiche traduit bien l'affaire… - et fascine encore à plusieurs reprises grâce à des scènes sublimes : lorsque les combats transcendent la représentation - parfaite - du geste et du mouvement des combattants pour dévoiler leurs pensées, leur cœur, voire leur âme, "The Grandmaster" devient sublime. Si Wong Kar Wai garde heureusement sa touchante sensibilité pour illustrer les moments de romantisme éperdu ou de désespoir serein, il s'est malheureusement perdu ici dans la construction d'une fresque qui hésite trop entre l'exhaustivité pédagogique - expliquer de manière sérieuse l'histoire du kung fu depuis 1936 - et le portrait intime de deux personnages clé de cette histoire, Ip Man (Leung, bien moins bon qu'à son habitude) et Hong Er (Ziyi, toujours aussi fascinante) : avec sa narration heurtée, ses ellipses mal contrôlées, sa voix off - rustine, sa brièveté frustrante, "the Grandmaster" finit par nous laisser sur le quai… jusqu'à cette scène quasi finale qui plagie (rend hommage ?) le "Il était une Fois en Amérique" de Leone et dévoile magistralement le thème souterrain du film : encore une fois, toujours, le vertige de l'amour.
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le 5 août 2015
Le disque s'est voilé au bout de deux utilisations et ne peut plus être lu das le lecteur bluray. A la première lecture nous avons pu voir le film et bonus sans problèmes.
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le 26 janvier 2015
C'est magnifique comme 2046.
C'est poétique et nostalgique aussi.

Ce n'est pas le meilleur film de Wong Kar Wai mais c'est un bon film !
Surtout pour ceux qui aime les histoires sur les Arts martiaux romanesque.
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