undrgrnd Cliquez ici NEWNEEEW Early Bird Cloud Drive Photos cliquez_ici Rentrée scolaire Cliquez ici Acheter Fire Acheter la liseuse Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo Bijoux en or rose

Commentaires client

5,0 sur 5 étoiles
1
5,0 sur 5 étoiles
5 étoiles
1
4 étoiles
0
3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoile
0

Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article
Partagez votre opinion avec les autres clients

Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Cet ouvrage fait le point sur la rupture entre le grand libéral Henry Wallace (vice président de Roosevelt de 40 à 44, puis secrétaire au Commerce) et Harry Truman en 46-47 et sur la campagne présidentielle de Wallace en 1948 comme candidat "progressiste" face aux démocrates de Guerre Froide (Truman) et bien sûr aux républicains. Il s'appuie largement sur la documentation de l'ouvrage de référence de Curtis MacDougall, "L'armée de Gédéon", publié dix ans auparavant et comme lui c'est un plaidoyer pour un oublié voire un malaimé de l'histoire américaine. C'est donc une approche non seulement empathique mais engagée, qui a l'avantage de faire entrer le lecteur dans la logique apparemment paradoxale ou suicidaire de H.Wallace. Pourquoi cette grande figure de la gauche américaine (le "libéralisme"), ce leader de la gauche du parti démocrate, apprécié par Roosevelt et associé intimement au New Deal rompt-il en 1947 avec Truman et se présente-t-il contre "son camp" au risque de faire gagner la droite républicaine, alors qu'il sait très bien qu'il n'a guère de chance d'être élu lui-même, qu'il brisera sa brillante carrière politique et qu'il sera honni des démocrates et poursuivi de leur rancune pour toujours? Eh bien justement parce que Wallace est un homme de principes, profondément religieux (un protestant libéral, soucieux de justice sociale, de paix et de droit international) et qu'il constate la dérive droitière et belliciste du parti démocrate et de l'administration Truman après la mort de Roosevelt. Battu dans des circonstances troubles à la convention démocrate de 1944, Wallace est écarté de la vice-présidence au profit de Truman, le candidat des boss conservateurs du parti, qui manipulent la convention pour se débarraser de lui, alors que Roosevelt est trop malade pour l'imposer sur le ticket. Mais fidèle au "président", Wallace accepte de rester dans son équipe et accepte un poste dans le cabinet. Il y demeure même quand Truman devient président, espérant faire contre-poids avec ses amis. Il tente de convaincre Truman de refuser la logique de "Guerre froide" et d'écarter les aspects impérialistes du Plan Marshall. La rupture n'advient qu'à l'issue d'un processus d'opposition croissante entre faucons et colombes dans le cabinet; elle n'est pas due à l'ambition personnelle de Wallace, mais à un différend profond sur la politique étrangère des Etats-Unis et à une différence fondamentale de conception sur l'ordre mondial après 45. Sollicité par ses amis, Wallace finit par se résoudre à faire campagne et à organiser un parti progressiste autour de lui, parti dont le programme est très en avance sur son temps sur les questions raciales et sociales, mais aussi très ouvert aux catégories défavorisées de la société. Pendant quelques mois, Wallace attire des foules nombreuses et de prestigieux soutiens, mais il est rapidement victime d'une campagne de calomnies et d'insinuations par la presse, orchestrée par ses vieux ennemis qui le trouvent trop à gauche. Lui et son parti sont accusés de tendances communistes et de trahison dans l'atmosphère du début de la Chasse aux sorcières. Wallace va jusqu'au bout avec courage et dignité, car il pense exprimer une conception authentiquement "libérale" qui doit être défendue dans la société américaine avec fierté, mais il est sévèrement battu et ses soutiens paieront cher leur engagement pendant le MacCarthyisme. Avec un recul de presque trente ans, Walton rappelle cette page peu glorieuse de la "démocratie américaine": au lendemain du Watergate, il dénonce la perversité d'un système politique aux mains du business et de mass media mensongers et manipulateurs, où les vrais débats de fond sont entravés par les campagnes de diversion sur la menace communiste. Il constate aussi avec ironie que Nixon (ex-maccarthyiste virulent) et les républicains "réalistes" ont finalement fait la Détente avec l'URSS, appliquant le programme de Wallace sans être accusés de trahison! Il s'interroge sur le bilan de la Guerre froide et ses effets délétères pour le Tiers Monde. Enfin il pose des questions toujours valables mais pas toujours prises au sérieux sur les vraies causes et responsabilités de la Guerre Froide ... Sur tous ces sujets, il défend l'idée que Wallace fut largement prophétique et un héros méconnu de l'idéalisme démocratique américain. Lecture très agréable.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Avez-vous besoin du service clients? Cliquez ici

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)