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le 8 juin 2013
Dans le cadre des discussions sur l'ouverture d'un deuxième front à l'Ouest, on voit se dessiner au fil des pages les traits très vivants de Churchill, d'Eisenhower ou de Marshall. Sans oublier la figure de Montgomery qui constitue la trame de fond de cet ouvrage. Ce dernier, instruit par ses expériences en Afrique du Nord, a joué un rôle central dans la préparation et la planification d'Overlord. Il a également désigné une grande partie des chefs de guerre qui devaient commander ses futures unités en Normandie.

Commandant en chef des forces terrestres alliées, Montgomery a été l’adjoint principal d'Eisenhower et il s'est évertué constamment à maîtriser à l'avance les données du terrain par ses conceptions tactiques et stratégiques de la guerre. Il a pu ainsi jouir d'une grande latitude d’action jusqu'en juillet 1944, où les mésententes entre les Alliés commencent à se faire sentir. Des personnages civils ou militaires, britanniques et américains, comme les nombreux généraux de différents grades ont aussi toute leur place dans ce récit, avec ce même souci qu'à l'auteur de restituer à partir des sources écrites le climat si particulier de cette époque.

L'offensive sur la Normandie ne s’est pas effectuée sans peine : après l’assez coûteuse réussite du Jour J, la campagne de Normandie démarre en tant que telle à partir du 7 juin 1944, lorsqu'elle prend appui sur les quelques têtes de pont fraîchement acquises pour pénétrer à l'intérieur des terres : ces têtes de pont, très souvent saturées, seront plus tard fréquemment menacées d'engorgement. Le terrain des opérations est plutôt peu propice à un déploiement rapide des forces alliées. L'auteur concentre principalement son analyse sur les opérations menées par le 21° Groupe d'Armées britannique, en particulier la Seconde Armée du général Dempsey, appuyée par les conseils du général d'armée Alanbrooke, chef de l'état-major impérial britannique (CIGS).

Après des débuts audacieux et terribles décrits par la plume très alerte de l'auteur, les opérations britanniques, qui se voulaient être le fer de lance de l'offensive alliée en Normandie, piétinent et paraissent tomber dans l'impasse à J+30; à cet égard, la prise plus tardive de Caen apparaît comme le résultat d'un bilan plutôt décevant; et les choses sont loin d'être réglées … les pertes sont lourdes et elles deviennent de plus en plus insupportables pour les unités britanniques, notamment chez les vétérans, les fameux "rats du désert", qui ont été durement étrillés par les opérations des mois de juin et de juillet 1944.
On attend alors avec une grande impatience la possibilité d'une percée en Normandie; cette guerre interminable commence à irriter les responsables américains et des conflits de préséance apparaissent alors, notamment avec les chefs de l'Aviation alliée.

Face à cette situation de quasi-impasse qui laisse Eisenhower très perplexe, Montgomery décide pourtant de ne pas modifier l'exécution de son plan directeur; il n'hésitera pas à s'attribuer un peu plus tard des mérites qui ne sont pas de son fait : Montgomery se définit ainsi comme le bouclier protecteur des forces américaines; Dans ses Mémoires, qui sont passées au crible par Carlo d'Este, Montgomery répond avec une certaine mauvaise foi aux accusations portées par les Américains. Au travers de ces pages toujours écrites avec une très grande minutie, le généralissime anglais apparaît comme un personnage assez vaniteux.

A la fin de juillet 1944, la sortie des unités militaires anglaise, canadienne et américaine du terrible bocage normand sonne enfin l'heure de la délivrance pour les forces alliées. La percée va enfin pouvoir se matérialiser grâce aux initiatives du général Bradley. Avec le rôle fondamental joué par les opérations Goodwood et Cobra, qui signalent pour la première fois une intervention tactique des bombardiers lourds sur le champ des opérations, les forces anglo-américaines peuvent enfin mieux maîtriser l'initiative des opérations et modifier de fond en comble leur stratégie initiale, qui avait laissé jusqu’alors une certaine primauté aux armées britanniques.

Un tournant décisif est alors amorcé avec le général américain Patton, qui assure en l'espace de quelques jours la retraite presque irréversible de l'armée allemande; après une pénible et éprouvante guerre statique, les Alliés peuvent alors entamer à leur guise une vaste guerre de mouvement, qui sera en fin de compte facilitée par les bévues stratégiques d'Hitler illustrées par la désastreuse contre-offensive de Mortain. A l'Ouest, les maîtres incontestés d'un vaste front allant de la péninsule bretonne et de la Normandie jusqu'à la barrière de la Seine pénétreront sans trop d'encombres jusqu'au coeur du Bassin Parisien et la capitale de la France pourra être reprise par la division Leclerc. La campagne de Normandie prend alors fin avec la fermeture incomplète de la poche de Falaise.

Toujours à l'appui de citations originales, l'auteur en profite pour rappeler le rôle joué par la machine de décryptage Enigma; de même, Carlo d’Este met en relief la gigantesque entreprise de désinformation qu’a constituée l’opération alliée Fortitude. L’auteur rappelle aussi l'extraordinaire combativité du soldat de la Wehrmacht, entièrement inféodé aux ordres d'Hitler, de Rommel ou de von Kluge ; ces hommes, malgré une situation généralement désespérée, ont souvent combattu jusqu’à la mort. Dans ce récit, Carlo d’Este sait enfin illustrer brillamment les drames et les exploits des unités combattantes des deux camps protagonistes.

La guerre des Alliés en Normandie est aussi le révélateur d’âpres disputes entre les principaux chefs alliés. Des enjeux de mémoire et de vifs débats se sont posés dès la fin de la campagne de Normandie entre les chefs militaires que sont Montgomery, Eisenhower, Bradley et Patton. De la controverse autour de Falaise jusqu’aux dernières batailles de la Deuxième Guerre Mondiale, la coopération entre les Alliés n’a pas toujours été de tout repos et même après la guerre, les récits des protagonistes et des histoires officielles n’ont pas toujours été exemptes d’arrière-pensées et de rancoeurs. Désireux de réécrire la Grande Histoire dans ses Mémoires, et surtout soucieux de mieux asseoir sa postérité, Montgomery a ainsi forgé un mythe autour de la campagne de Normandie, que Carlo d’Este cherche à décrypter.
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le 22 février 2014
tous les livres de Carlo D'Este sont de grand qualité. Monty ou bien Bradeley et Patton? A qui sont les mérites de la réussite? lisez ce bouquin pour finir avec cette discussion!
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le 12 octobre 2013
Bon livre documentaire sur le Débarquement, bien détaillé sur les différentes phases; très complet et explications complètes du pourquoi et comment . Reçu rapidement , bien emballé.Très intéressant sur cette période.A recommandé.
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le 3 novembre 2015
le livre est mal fait, touffu, il s'arrête sur des détails insignifiants, et il en oublie d'autres comme la prise de Saint lo et pire il oublie Carentan et Cherbourg !...
N'apporte rien et l'auteur ne livre aucune synthèse des erreurs commises.
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le 4 juillet 2013
Complément utile aux ouvrages déjjà parus sur le sujet plus anciens et quelques fois partiaux.
Intérêt de témoignages récents.
Bonne lisibilité.
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le 27 juin 2015
On commence par un rappel trés rapide des préparatifs du D-day, puis on passe tout de suite aux opérations de l'aprés D-day: 300 pages à répéter que Montgomery ne fait rien ou pas assez, puis 200 pages où l'on traite encore trés rapidement des opérations américaines qui on débloquées le front.
Trés lourd à lire, et des répetitions à n'en plus finir: Montgomery n'en fait pas assez, c'est bon, on à bien compris!
Aucune mention des loupés des bombardements de la Marine anglaise, ni de la contribution de la Résistance.
Aucun interet pour ceux qui veulent des faits tactiques sur l'ensemble des opérations et pas seulement du coté anglo-canadien, sauf de connaitre les querelles intestines entres principaux organisateurs de cette opération.
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