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Histoire de la social-démocratie allemande de 1863 à 1891 Broché – 23 mai 2013

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Description du produit

Extrait

Extrait de l'introduction

L'Histoire de la social-démocratie allemande n'avait jamais été traduite en français : cette édition la rend enfin accessible aux lecteurs francophones, ce qui est d'autant plus important que très peu d'écrits sont disponibles en France sur l'histoire si riche de ce grand parti. Écrit à la toute fin du 19e siècle par Franz Mehring, un historien reconnu qui avait lui-même rejoint la social-démocratie quelques années plus tôt, cet ouvrage fit date en Allemagne. Le présent volume est consacré à la jeunesse du mouvement, entre 1863 et 1891, période pendant laquelle le parti socialiste devint rapidement un parti de masse. 1863 voit la création du premier groupement se réclamant explicitement de la classe ouvrière, l'ADAV de Ferdinand Lassalle qui regroupe environ 3 000 adhérents et insiste dès son nom sur son caractère général «allemand» (et non pas, par exemple, saxon ou prussien), à un moment où l'Allemagne n'a pas encore d'existence nationale. Les décennies 1870 et 1880 sont celles d'un fort développement du mouvement socialiste malgré la répression. L'année 1890 marque successivement une importante radicalisation ouvrière, un raz-de-marée socialiste aux élections malgré les lois antisocialistes (20 % des voix), l'éviction du chancelier Bismarck et la fin des lois d'exception contre les socialistes. Une page d'histoire se tourne alors, et en 1891 le parti revenu à la légalité peut se donner un nouveau nom (c'est alors qu'il prend celui de SPD, Parti social-démocrate d'Allemagne) et adopter un programme plus clairement marxiste.
Dans son Histoire, Mehring passe continuellement et sans transition de l'histoire événementielle du parti avec ses débats et tâtonnements théoriques, programmatiques, organisationnels, à des allusions à l'histoire générale. Non seulement il était un érudit, mais il s'adressait à des lecteurs qui connaissaient, pour la vivre, la situation politique et sociale allemande, une situation compliquée à bien des égards, et mouvante. Autour de 1900, tout dans leur quotidien rappelait aux lecteurs qu'il n'y a pas si longtemps le pays était morcelé, à commencer par les cérémonies nationalistes tous les 2 septembre pour fêter la victoire de Sedan, lorsque dans les logements ouvriers beaucoup choisissaient d'accrocher, plutôt que le portrait de l'empereur comme on l'attendait d'eux, un portrait de Lassalle (mort un 31 août). Plus d'un siècle plus tard et a fortiori de ce côté-ci du Rhin, il n'est pas si facile de s'y retrouver. C'est pourquoi nous souhaitions dans cette introduction commencer par donner quelques repères historiques et évoquer en particulier les principales étapes qui, au 19e siècle, jalonnent la longue marche vers l'unité allemande.
En Allemagne aussi, le «long 19e siècle» commence avec la Révolution française, qui a bouleversé le pays. En 1789, l'Allemagne est une mosaïque d'États très disparates, par endroits il s'agit même plutôt d'une poussière d'États : elle est découpée alors en 360 territoires souverains. Royaumes, principautés, duchés, diocèses ou villes libres, ces États sont en majorité minuscules. La Révolution y déclenche un vibrant enthousiasme ; beaucoup y voient l'événement inaugurant un nouvel avenir de l'humanité. Cette sympathie va se reporter sur Napoléon Bonaparte considéré comme l'héritier de la Révolution, ce qui explique que ses armées y soient accueillies d'abord avec plus de liesse que d'inquiétude : si seulement il pouvait chasser ces petits rois et princes, tous les oppresseurs et les despotes ! De fait, les guerres révolutionnaires permettent des changements profonds, et parfois elles les initient, lorsque certains souverains préfèrent céder des réformes à titre préventif plutôt que de risquer de tout perdre. Surtout, c'est Napoléon qui commence à balayer le féodalisme du sol allemand et à supprimer le servage, ce qui explique qu'il ait joui outre-Rhin d'un grand prestige.
En quelques années, entre 1803 et 1809, il fait disparaître bon nombre de principautés ecclésiastiques et d'enclaves, qui sont absorbées par les États limitrophes. Des centaines de petites principautés catholiques sont purement supprimées, arrachées à la tutelle (lointaine) de l'empereur d'Autriche et rattachées aux grands États voisins, la plupart protestants. Inutile de dire que les princes protestants ne sont pas fâchés de cet agrandissement de leur territoire, ni même de le devoir à un général étranger venu chasser les souverains de ces mini-États. Le coup est dirigé d'abord contre l'Autriche des Habsbourg, qui est ici la grande perdante.

Présentation de l'éditeur

Cet ouvrage n'avait jamais été traduit en français. Cette édition le rend enfin accessible, ce qui est d'autant plus important que très peu d'écrits sont disponibles en France sur la riche histoire de ce grand parti ouvrier socialiste qui fut, avant la Première Guerre mondiale, le plus important propagateur des idéaux de transformation sociale.

Ce volume est consacré à la naissance du mouvement socialiste, à son développement, à sa transformation en parti de masse pendant la période 1863-1891, que l'on appelle l'ère Bismarck. Face à l'hostilité du gouvernement et de nombre d'industriels qui usèrent contre lui de l'intimidation, des licenciements, de la calomnie et, pour finir, des lois d'exception, les militants socialistes empruntèrent différentes voies : la propagande bien sûr, l'agitation politique et le travail parlementaire, puisque malgré l'interdiction, les socialistes conservaient le droit de se présenter aux élections ; le parti existait également au travers de ses syndicats, de ses coopératives, de ses caisses de secours, de ses associations culturelles et sportives. Les décennies 1870 et 1880 furent donc celles d'un fort développement du mouvement socialiste qui, malgré la répression, s'est enraciné dans une classe ouvrière de plus en plus nombreuse, dans le cadre d'un pays en plein essor économique.

En 1890, une importante radicalisation ouvrière, une montée socialiste aux élections et l'éviction du chancelier Bismarck se conjuguèrent pour imposer la fin des lois d'exception. Le parti revenu à la légalité put alors se donner un nouveau nom : SPD, Parti social-démocrate d'Allemagne.

Franz Mehring (1846-1919), intellectuel de premier plan, appartenait à l'aile radicale de la démocratie bourgeoise. Il fut pendant de longues années un adversaire virulent des socialistes. La ténacité des ouvriers socialistes, leur manière de ne pas renoncer à leur idéal malgré la répression forcèrent son admiration, comme celle d'un certain nombre d'autres démocrates. Il apprit à connaître le parti, commença à s'en rapprocher, étudia les idées socialistes et adhéra au SPD en 1891. À la demande du parti, il écrivit son Histoire de la social-démocratie allemande, ouvrage qui fit date en Allemagne.

Pendant la Première Guerre mondiale, alors que le SPD sombrait dans l'Union sacrée et abandonnait un à un tous ses idéaux, Franz Mehring resta marxiste, révolutionnaire et internationaliste. À la fin de la guerre, il contribua avec Rosa Luxemburg à la création du KPD (Parti communiste d'Allemagne). Il mourut le 28 janvier 1919.

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